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L’homme pensait avoir été sauvé du cancer grâce à un traitement gratuit chez un marabout, mais quelques jours plus tard, son fils commença à souffrir de cette terrible maladie à la place de son père

L’homme pensait avoir été sauvé du cancer grâce à un traitement gratuit chez un marabout, mais quelques jours plus tard, son fils commença à souffrir de cette terrible maladie à la place de son père

Ce marabou  guérissait gratuitement n’importe quelle maladie, cancer, diabète, paralysie, tout. En une  seule séance, vous repartiez guéri. Pas de médicament, pas d’hôpital, pas d’argent à payer, un miracle. Sauf que ce n’était pas vraiment un miracle, c’était un transfert.

 Il ne guérissait pas. Il déplaçait la maladie de vous vers quelqu’un d’autre, quelqu’un de votre famille. Je suis Lena et je vous raconte les histoires que personne n’ose raconter. Cette histoire m’a été confiée par un homme qui a été guéri miraculeusement et qui a vu sa famille entière tomber malade un par un jusqu’à ce qu’il comprenne.

Moussa était mécanicien à Conakri. Il réparait des voitures dans un petit garage à Matoto. Il vivait avec sa femme Fatumata et leurs trois enfants. Une vie, modeste, heureuse. Mais il y a 6 mois, Moussa a commencé à avoir des problèmes de santé, des douleurs d’abord légères puis insupportables. Il est allé à l’hôpital.

 Les examens ont révélé la vérité. Un cancer, du foie, stade, avancé. Les médecins ont été directs. Sans traitement, vous avez peut-être 6 mois. Avec traitement, on peut prolonger. Mais c’est très cher et pas de garantie. Moussa a calculé. Le traitement coûtait des millions de francs guinéens. Il n’avait pas cet argent. Sa femme a pleuré.

 On va trouver une solution. On va emprunter. Vendre la maison, n’importe quoi. Mais Moussa savait. Même en vendant tout, ça ne suffirait pas. Il a commencé à se préparer à mourir. C’est alors qu’un de ses clients lui a parlé. Moussa, pourquoi tu as l’air si triste ? Je suis malade. Cancer, je n’ai pas d’argent pour le traitement. L’homme a réfléchi.

Tu connais Marabou Tamadou ? Non.  Qui sait ? Un guérisseur, un vrai. Il soigne n’importe quelle maladie gratuitement.  Moussa a levé les yeux. sceptique gratuitement ? Oui, il dit qu’il ne fait ça que pour l’amour  de Dieu. J’ai un cousin qui avait le diabète grave. Il pouvait à peine marcher.

 Il est allé voir Marabou Amadou une seule séance et maintenant il va parfaitement bien.  Plus de diabète. Rien. C’est impossible, je te jure. Va le voir. Tu n’as rien à perdre. Moussa a noté l’adresse.  Le lendemain, il est allé voir Marabou Amadou. C’était dans un quartier reculé. Une petite maison modeste.

 Moussa a frappé. Un homme a ouvert. La cinquantaine. Barbe grise. Regard perçant. Tu es Moussa ? Oui, comment vous savez ?  Entre, on m’a dit que tu viendrais. Moussa est entrée. La maison était simple, propre, avec des versets du Coran accrochés au mur. Assi-toi, dis-moi ce qui ne va pas. J’ai un  cancer du foie.

 Les médecins disent J qu’il ne me reste pas longtemps. Marabou Tamadou a hoché la tête. Je peux te guérir vraiment ? Oui, mais tu dois comprendre une chose. Rien ne disparaît vraiment. Tout se transforme. Je ne comprends pas. Tu comprendras plus tard. Pour l’instant, allonge-toi. Moussa s’est allongé sur une natte.

 Marabou Amadou a commencé à réciter des prières. En arabe, Moussa ne comprenait pas tout. Le marabou a posé ses mains sur le ventre de Moussa, juste au-dessus du foie. Ses mains étaient chaudes, très chaudes. Moussa a senti quelque chose comme une chaleur qui se déplaçait, qui sortait de son corps. C’était étrange mais pas douloureux.

Après 25 minutes, Marabou Amadou s’est arrêté. C’est fait. Moussa s’est assis. C’est tout ? Oui. Rentre chez toi. Repose-toi dans 3 jours. Fais des examens. Tu verras. Et combien je vous dois ? Rien. C’est gratuit. Mais Marabou Tamadou a souri. Allah pourvoit. Je n’ai pas besoin d’argent. Moussa est partie confus mais plein d’espoir.

 3 jours plus tard, Moussa est retourné à l’hôpital pour des examens. Le médecin a regardé les résultats encore et encore. Monsieur Moussa, je ne comprends pas quoi. Le cancer, il  a disparu quoi. Complètement comme s’il n’avait jamais existé. Moussa a senti ses jambes trembler. C’est c’est un miracle. Le médecin a secoué la tête.

 Je ne crois pas au miracle mais je  ne peux pas expliquer ça. Moussa est rentré chez lui en courant. Fatumata, je suis guéri. Le cancer a disparu. Fatumata a ple. Les enfants ont sauté partout. C’était le plus beau jour de leur vie. Mais 3 jours plus tard, quelque chose d’étrange s’est produit.

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 Le fils aîné de Moussa, Ibrahima, 12 ans, est tombé malade. Fièvre, douleurs abdominales, vomissement. Fatouata l’a emmené à l’hôpital. Les médecins ont fait des examens. Madame, votre fils a un problème au foie. Quoi ? Une inflammation. Grave. On ne sait pas d’où ça vient. Fatumata est rentré paniqué. Moussa Ibrahima a un problème aux foi.

Moussa a figé au foi o comme toi. Mais toi, tu es guéri. Comment c’est possible ? Une pensée terrible a traversé l’esprit de Moussa. Rien ne disparaît vraiment. Tout se transforme. Les mots de Marabou Tamadou. Moussa est retourné voir le marabou. Marabou Tamadou, mon fils est malade. Je sais. Vous savez Marabou Tamadou a soupiré.

 Je t’avais prévenu. Rien ne disparaît. Tout se transforme. Qu’est-ce que vous avez fait ? J’ai déplacé ta maladie. Déplacé où ? Sur quelqu’un d’autre. Quelqu’un de ton sang. Moussa a reculé. Horrifié. Vous avez donné mon cancer à mon fils ? Pas exactement. Le cancer ne se transfère pas tel qu’el.  Mais la maladie, oui, elle trouve un nouvel hôte dans ta famille.

 Pourquoi vous ne me l’avez pas dit ? Tu aurais refusé et tu serais mort. Alors maintenant, c’est mon fils qui va mourir. Marabou Amadou a secoué la tête. Pas nécessairement. Amène-le. Je peux le guérir aussi. Et ensuite, la maladie va aller où ? Sur quelqu’un d’autre de ma famille ? Le marabou n’a pas répondu. Moussa est rentré chez lui dévasté.

 Il a tout raconté à Fatouata. Tu veux dire que le marabou a transféré ton cancer sur Ibrahima ? Oui. Et si on le soigne, ça va aller sur quelqu’un d’autre ? Oui. Fatumata a pleuré. Qu’est-ce qu’on fait ? Je ne sais pas. Ibrahima a empiré rapidement. Les médecins ne comprenaient pas. L’inflammation progressait trop vite. Si on opère pas, il va mourir.

Moussa et Fatumata ont pris la décision la plus difficile de leur vie. Ils ont ramené Ibrahima chez Marabou Tamadou. Guérissez-le, s’il vous plaît. Marabou Tamadou a fait le même rituel. Les prières, les mains chaudes. Ibrahima a été guérie. En quelques jours, il allait mieux. Mais une semaine plus tard, Fatumata est tombé malade.

 Même symptômes, douleurs abdominales, fièvre. Moussa a compris immédiatement. La maladie avait sauté sur sa femme. Il est retourné chez Marabou Amadou, furieux. Vous devez arrêter ça. Je ne peux pas arrêter. Pourquoi ? Parce que j’ai juste déplacé. Je n’ai pas détruit. La maladie existe toujours. Elle cherche un autre.

dans ta lignée familiale. Alors, elle va passer de l’un à l’autre pour toujours jusqu’à ce qu’elle trouve quelqu’un dont le corps peut la supporter ou jusqu’à ce que quelqu’un meure. Moussa a senti ses jambes céderes. Vous êtes un monstre. Marabou Amadou a secoué la tête. Je suis un outil. Tu es venu me voir.

 Tu voulais être guéri. Je t’ai guéri. En condamnant ma famille, tu avais le choix. Tu pouvais refuser. Vous ne m’avez rien dit parce que personne ne veut savoir. Tout le monde veut juste être guéri. Peu importe le prix.  Ce que Moussa ne savait pas, c’est comment Marabou Amadou avait obtenu ce pouvoir.

 Il y a 20 ans, Hamadou n’était pas un marabou. C’était un infirmier dans un hôpital de Conakri.  Il voyait des gens mourir tous les jours, de maladies qu’on ne pouvait pas soigner. Faute d’argent, faute de médicaments. Un jour, une petite fille est arrivée, 7 ans, cancer du sang, stade terminal.

  Amadou s’est attaché à elle. Il lui rendait visite, lui apportait des jouets, mais elle mourait et il ne pouvait rien faire. Un soir, désespéré, Amadou a prié Allah, si tu me donnes le pouvoir de guérir, je le ferai gratuitement pour tous. Cette nuit-là, un homme est apparu dans ses rêves.

 Un homme vêtu de blanc avec des yeux sans pupill. Tu veux guérir ? Oui, je peux te donner ce pouvoir. Mais il y a une règle, laquelle ? Tu ne peux pas détruire la maladie. Tu peux seulement la déplacer. La déplacer où ? Sur quelqu’un d’autre ? Quelqu’un de la famille du malade. Le sang appelle le sang. Amadou a hésité, mais c’est injuste. C’est la loi de l’équilibre.

Rien ne disparaît, tout se transforme. Et si je refuse, alors tu regarderas des gens mourir tous les jours sans rien pouvoir faire. Amadou a pensé à la petite fille. D’accord, j’accepte. Le lendemain, la petite fille d’aller mieux miraculeusement mais sa mère est tombée malade, exactement les mêmes symptômes.

Amadou a compris ce qu’il avait fait. Il a voulu arrêter mais il ne pouvait pas. Le pouvoir était en lui permanent. Alors, il a quitté l’hôpital. Il est devenu marabou et il a continué parce qu’il ne savait pas faire autrement. Chaque personne qu’il guérissait, chaque famille qu’il détruisait, il se disait qu’il faisait le bien, qu’il donnait une chance, un choix.

 Mais au fond, il savait, il était maudit et il maudissait tous ceux qui venaient le voir. Après avoir appris la vérité, Moussa a voulu trouver une solution. Il a consulté d’autres marabous, des guérisseurs, des médecins. Un vieux guérisseur lui a dit quelque chose. La maladie que Marabou Amadou a déplacé, elle cherche à se fixer, à trouver un corps qui peut la supporter.

 Comment on l’arrête ? Il y a deux façons. Soit quelqu’un meurt avec et elle meurt avec lui. Soit on trouve celui qui l’a créé. Celui qui l’a créé. Oui, chaque maladie a une origine.  Un point de départ. Si tu trouves le patient zéro, celui qui avait la maladie en premier, tu peux peut-être la renvoyer à sa source.

  Mais je suis le patient zéro. Non, toi, tu as reçu le cancer. Mais d’où venait-il ? Qui l’a créé en toi ? Moussa a réfléchi, il ne savait pas. Pendant ce temps, la maladie continuait de sauter. Après Fatouata, c’était sa fille Aïcha,  8 ans. Après Aïcha, c’était son frère cadet. Après son frère, c’était sa mère.

 Toute la famille tombait malade un par un. Certains allaient chez Marabou àou, se faisaient guérir, d’autres refusaient et souffraient. Moussa voyait sa famille se déchirer. C’est de ta faute, tu es allé voir ce marabou. Je voulais juste vivre et maintenant on va tous mourir à cause de toi. Moussa a pris une décision. Il est retourné chez Marabou Tamadou.

 Je veux que vous me rendiez la maladie. Marabou Tamamadou a levé les yeux. Quoi ? Remettez-la en moi. Laissez-moi mourir avec. Mais sauvez ma famille, je ne peux pas. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas comme ça que ça marche. Une fois déplacé, la maladie ne revient pas en arrière. Elle ne va que de l’avant. Alors, qu’est-ce que je dois faire ? Marabou amadou a soupiré. Accepter.

C’est tout ce que tu peux faire. Accepter de voir ma famille mourir. Accepter que tu as fait un choix et que ce choix a des conséquences. Moussa a senti la rage monter. Vous êtes un démon. Je suis un miroir, je te montre qui tu es vraiment. Moussa a quitté la maison de Marabou Amadou, mais il n’est pas rentré chez lui.

 Il est allé à l’hôpital voir le médecin qui l’avait soigné. Docteur, j’ai une question. Mon cancer, d’où il venait ? Comment ça ? Qu’est-ce qui l’a causé ? Le médecin a consulté son dossier. On ne sait pas toujours. Mais dans votre cas, vous travaillez dans un garage ? Non. Oui, vous êtes exposé à des produits chimiques, des solvants, de l’huile pendant des années.

 C’est probablement ça qui a causé le cancer. Moussa a réalisé le cancer n’était pas venu de nulle part. C’était lui qui l’avait créé par son travail, par son environnement. Il était le patient zéro. Et maintenant sa famille payait le prix. Moussa est rentré chez lui. Il a réuni toute sa famille. Je dois vous dire quelque chose. Ils l’ont tous regardé.

 Le marabou qui m’a guéri, il ne guérit pas vraiment. Il déplace les maladies sur vous. On sait déjà. Mais ce que vous ne savez pas, c’est que c’est ma faute. Mon cancer venait de mon travail. des produits chimiques.  Je les crée et maintenant vous le payez. Sa mère a pleuré. Qu’est-ce qu’on fait ? On  arrête d’aller chez lui ? On laisse la maladie suivre son coups.

Quelqu’un va devoir la porter jusqu’au bout. Tu veux dire mourir avec ? Oui. Un silence terrible. Puis la mère de Moussa a parlé. Alors, ce  sera moi. Maman ? Non. J’ai 70 ans. J’ai vécu ma vie. Laissez-moi prendre ça pour vous sauver. Elle est morte 3 mois plus tard. La maladie est morte avec elle.

 Aujourd’hui, Moussa vit toujours à Conakri. Mais il a quitté le garage. Il ne travaille plus avec des produits chimiques. Sa famille va bien physiquement mais émotionnellement, ils sont brisés. Sa mère est morte pour les sauver et Moussa porte ce poids tous les jours.

 J’ai voulu vivre  et elle est morte à ma place. Marabou Amadou continue son travail. Chaque semaine, des gens viennent le voir, des malades, des désespérés et il les guérit gratuitement et leur famille tombe malade. Un cycle sans fin. Moussa a essayé de prévenir les gens. Il a mis des affiches. Il a parlé au médias mais personne ne l’écoute. Tu es jaloux.

 Tu mens. Le marabou m’a sauvé. Ils ne comprennent qu’après quand c’est trop tard. Parfois Moussa croise des gens du quartier, des gens qui ont été chez Marabou Tamadou. Il voi dans leurs yeux la même réalisation, le même regret. Ils ont été guéris mais quelqu’un d’autre a payé. Cette histoire, Moussa me l’a raconté en pleurant.

 Il m’a supplié de la partager pour que d’autres ne fassent pas la même erreur. Il y a des guérisons qui ne sont pas des guérisons, des miracles qui ne sont pas des miracles, juste des transferts. Marabou Tamadou ne mentait pas. Il guérissait vraiment gratuitement mais le prix n’était pas payé par le malade, il était payé par ceux qu’il aimaient.

 Moussa voulait juste vivre. C’est normal, c’est humain, mais il n’a pas demandé le prix complet. Et quand il l’a découvert, il était trop tard. Sa mère a payé de sa vie. La prochaine fois qu’on vous promet une guérison miraculeuse, gratuite, sans effort, demandez qui paiit le vrai prix parce que rien n’est jamais vraiment gratuit, surtout pas les miracles.

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