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La colère populaire explose en Tunisie, Tebboune et le régime algérien en panique

La colère populaire explose en Tunisie, Tebboune et le régime algérien en panique

Des milliers de Tunisiens ont battu le pavé dans les quartiers populaires de la capitale pour dénoncer à la fois l’asphyxie économique et la dérive autoritaire du président Kaï Sayed. Les slogans ciblent la chè de la vie, la montée de la pauvreté et l’effondrement du pouvoir d’achat, mais aussi l’étouffement des libertés publiques et la criminalisation systématique de l’opposition.

Les manifestants accusent les autorités de démanteler méthodiquement les acquis démocratiques nés de la révolution de 2011 à coup de décret, de procès politique et de harcèlement judiciaire. De nombreuses figures politiques et des militants de la société civile ont été poursuivis pour complot contre la sûreté de l’État.

 un chef d’inculpation devenu l’arme favorite du régime pour faire terre toute voie dissidente. Dans les rues de Tunis, les pancartes dénonce un pouvoir qui instrumentalise la justice, manipule la loi et joue de la peur pour briser les partis, les syndicats et les médias indépendants. Les arrestations ciblant responsables politiques, journalistes et activistes, s’inscrivent dans une stratégie de terreur froide destinée à isoler chaque opposant et à faire passer la résignation pour une fatalité.

Tunisie : Rage populaire dix ans après la révolution – ACTA

Ces scènes de contestation à Tunis sont suivies avec inquiétude par le régime algérien qui a fait de Kaï Sayed un allié précieux dans son dispositif régional. Le pouvoir à Alger redoute qu’un affaiblissement du président tunisien ne fragilise cet axe politique autoritaire nord-africain construit sur la répression des voies critiques, l’obsession sécuritaire et la diabolisation de toute alternative démocratique.

Tunisie : manifestation violente à Guellala - BBC News Afrique

 En Tunisie, comme en Algérie, la légitimité ne se décrète plus par des discours officiels, mais se mesure à la capacité de répondre aux attentes économiques et démocratiques des citoyens. Les manifestations qui sillonnent Tunis rappellent que malgré la répression, la RE reste le dernier espace de résistance face à des régimes qui préfèrent l’alliage entre crise économique et autoritarisme plutôt que l’ouverture politique et la rédition des comptes.