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Pour voler la beauté de sa sœur, elle a conclu un pacte avec mami wata la sirène de la rivière

Pour voler la beauté de sa sœur, elle a conclu un pacte avec mami wata la sirène de la rivière

Dans le village d’Amanicro, la vie était réglée par deux forces, le soleil implacable et la rivière dînée. Le soleil dictait le labeur dans les champs de manioc et de cacao tandis que la dênée offrait sa fraîcheur et ses poiss rivière était une mère nourricière le jour, mais la nuit, elle devenait une énigme redoutée, une frontière que seuls les fous ou les désespérés osaient franchir.

Les anciens disaient que ces profondeurs sombres abritaient des esprits anciens, gardiens de secrets et de pactes terribles. Dans ce village vivaient deux sœurs nées de la même mer façonné par des destins contraires. L’aîné Adjor portait la bénédiction du soleil sur sa peau. Sa beauté n’était pas un artifice mais un état de fait aussi naturel que le parfum des mangues mûes.

 Son rire était une cascade claire qui semblait laver les soucis et sa démarche une danse que tout le village admirait. Elle était la fierté d’un manicro, une promesse de vie et de joie. Sa cadette, Mariam était son opposée. Mariam était une fille de l’ombre, discrète et travailleuse. Là oùja charmait, Mariam calculait.

 Là où Adja flottait, Mariam s’enracinait. Elle était la main qui tenait l’étal du marché pendant qu’adja saluait les passants, le cerveau qui comptait les recettes pendant qu’Adja distribuait des sourires. Personne ne la remarquait vraiment. Elle était juste la sœur d’Aja. Au fond de son cœur, une racine amère de jalousie avait commencé à pousser, s’enfonçant chaque jour un peu plus profondément.

Cette jalousie se nourrissait de petit rien. Un compliment pour Adja qui aurait dû lui revenir, un regard admiratif pour la grâce de sa sœur alors qu’elle même portait un lourd panier. Mais le véritable poison qui nourrissait cette racine était Kofi. Kofi, le fils du menuisier dont les mains savaient sculptant de talent que ses yeux savaient sourire.

Pour Cofi, Mariam aurait bravé le soleil de midi et les esprits de la rivière. Mais Kofi, comme tous les autres, ne voyait qu’adja. La fête des récordes arriva, transformant le village en une fourmulière vibrante de musique et de couleur. L’odeur des Innames grillées se mêlait au son des Jembée. Les femmes portaient leurs plus beaux pagnes et les hommes rivalisaient d’éloquence.

Mariam avait passé des jours à coudre une robe pour Adja, un tissu indigo parsemé de fil d’or qui semblait avoir capturé un fragment de ciel nocturne. Sa propre robe était simple, fonctionnelle, comme toujours. Au centre de la fête, près du grand feu qui crépitait, Adja était un aimant. Les jeunes hommes tournaient autour d’elle, lui offrant des calebas de vingtes palmes, lui contant des histoires et au premier rang de ses admirateurs se tenait Koffi.

 Il lui parla longuement, son regard ne la quittant jamais, son rire se mêlant à celui d’Adja. Mariam les observait de loin, près de la table des anciennes qui écutaient des haricots. Chaque éclat de rire d’adja était comme un coup de marteau sur son cœur. Elle se sentait transparente, un fantôme assistant à la vie qu’elle aurait voulu avoir.

 Un jeune homme timide tenta de lui parler, mais son regard passa par-dessus son épaule, attiré par la lumière d’Aja. Il s’excusa et rejoignit le cercle des admirateurs. C’était l’humiliation de trop. Le monde de Mariam se rétrécit jusqu’à ne plus contenir que le son assourdissant de son propre sang dans les oreilles.

 Plus tard, la fête s’apaisant, elle vit Adja et Kofi s’éloigner main dans la main en direction du vieux Baobab, l’arbre au palabre où les serments étaient prêtés. Guidé par une impulsion masochiste, Mariam les suivit, se cachant derrière les buissons. Le clair de lune filtrait à travers les branches massives de l’arbre, baignant la scène d’une lumière argentée.

Elle entendit la voix de Kofiante d’une émotion qu’elle ne lui avait jamais connue. Adja, mon cœur te choisit aujourd’hui et pour tous les jours qui suivront. Il n’y a pas d’autre femme pour moi. Je te le jure devant cet ancêtre de bois et de feuilles. La réponse d’Adja fut un murmure heureux emporté par la brise.

 Mais pour Mariam, ce fut un cri. La jalousie qui couvait en elle explosa, se consumant pour ne laisser place qu’à une détermination glaciale vide de toute chaleur et de toute pitié. L’amour était une porte qui lui était fermée. Très bien. Elle en trouverait une autre. Alors que les derniers échos de la fête s’éteignaient et que les lumières des lampes à huile s’éteignaient une à une dans les cases, Mariam prit sa décision.

Elle quitta sa nat sans embruit, ignorant le souffle régulier de sa sœur endormie. Pied nu, elle traversa le village silencieux et s’engagea sur le sentier qui menait à la dêné. La peur aurait dû lui glacer les eaux. Les histoires des anciens revenaient en force. des voyageurs happés par le courant, des pêcheurs qui n’étaient jamais revenus et surtout la légende du Mamiwata, l’esprit des eaux, aussi beau que cruel, qui offrait des richesses inouies en échange d’une allégance éternelle.

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Mais la douleur dans le cœur de Mariam était une brûlure si intense qu’elle éclipsait la peur. Le désespoir était son seul guide. Arrivé sur la berge, elle fixa l’eau. La surface était un miroir noir, ne reflétant que les étoiles et son propre visage indist. “Je sais que tu es là”, murmura-t-elle, sa voix tremblante mais ferme.

 “J’ai entendu les histoires. On dit que tu exauces les vœux de ceux qui n’ont plus rien à perdre.” “Je n’ai plus rien.” Le silence lui répondit : “Seul le clapotit de l’eau contre la terre.” Impatiente, elle fit un pas de plus, l’eau froide léchange ses et chevilles. Montre-toi, je n’ai pas peur de toi.

 Soudain, le clapot cessa. Un calme surnaturel s’installa. Le centre de la rivière se mit à bouillonner doucement, non pas avec la fureur d’un courant, mais avec la lenteur d’une chose qui s’éveille. Une lueur phosphorescente montaurs, colorant l’eau d’un verre émeraude irréel. Puis la surface se brisa. Une forme émergea sculptée dans l’eau et le clair de lune.

 La créature était d’une beauté impossible, ni masculine ni féminime, avec une peau qui saintillait comme si elle était couverte d’écailles de diamants et des yeux profonds comme la rivière elle-même. Une longue chevelure d’algue sombre flottait autour de son visage parfait. Une voix raisonna non pas dans l’air, mais directement dans l’esprit de Mariam.

 Une mélodie hypnotique et ancienne. Petite mortelle, ton chagrin a un goût puissant. Il a troublé mon sommeil. Mariam, fascinée et terrifiée, ne put que déglir. Je veux je veux ce qu’elle a. Je veux plus. L’esprit sourit. Un mouvement lent et prédateur de ses lèvres. La beauté de ta sœur est un cadeau du soleil, un don simple et éphémère.

Je peux t’offrir mieux. Une beauté qui ne charme pas mais qui enchaîne. Une beauté qui force le regard, qui commande l’obsession. Les hommes ne te courtiseront pas, ils rentreront à tes pieds. Celui que tu désires ne verra plus qu’un seul visage dans ses rêves. Le tien, tu auras tout ce que tu as toujours convoité.

Le cœur de Mariam battait à tout rompre. C’était au-delà de tout ce qu’elle avait osé espérer. “Quel est le prix ?”, demanda-t-elle, sachant qu’un tel pouvoir ne pouvait être gratuit. Le sourire de l’esprit s’élargit, révélant une pointe de cruauté. “Tout a un prix. Ma beauté est un feu qui doit être nourri.

 Chaque année, lorsque la lune reviendra à cette position exacte dans le ciel, tu me devras en tribu. Tu attireras quelqu’un sur cette berge, un cœur qui bat, une âme pleine de vie. Tu l’attireras jusqu’à l’eau et tu le regarderas pendant que la dînée le réclamera. Une vie pour une année de perfection. C’est mon pacte. Une vie, le mot flotta dans l’air froid de la nuit. Sacrifier quelqu’un.

 L’image de Kofi, puis celle d’Adja traversa son esprit. Mais la vision de leur bonheur sous le bas au bab, la sensation d’être invisible, la douleur cuisante de l’humiliation, tout cela revint en une vague dévastatrice. Une vie contre la sienne qu’elle jugeait déjà gâchée. L’échange lui parut soudain juste. “J’accepte”, souffla Mariam, les mots s’élant son destin.

L’esprit de la rivière hoa la tête lentement. Il leva une main hors de l’eau et une seule goutte d’eau scintillante s’en détacha flottant dans les airs. La goutte dériva vers Mariam et toucha son front. Une sensation de froid glaciale l’envahit, parcourant chaque fibre de son être comme si la rivière elle-même s’écoulait désormais dans ses veines.

 Sa vision se brouilla, les étoiles se mirent à tourner et elle s’effondra sur la berge humide, perdant connaissance au son d’un rire cristallin et sans joie. qui se répercutait sur l’eau sombre. Le pacte était conclu. Le lendemain matin, Mariam ne se réveilla pas. Elle fut comme ressuscitée. L’air dans la case semblait différent, plus dense.

 Elle se sentit légère, puissante. Un simple coup d’œil à ses mains suffit. Sa peau, autrefois banale, avait la douceur et l’éclat de l’ivoir poli. Elle se leva et se précipita vers la grande jardeau qui servait de miroir. Le visage qui la fixait n’était pas le sien, ou plutôt c’était une version magnifiée, divine de son ancien visage.

Ses yeux autrefois ternes étaient désormais depuis de nuit insondables, bordé de cils si longs qu’il projetait des ombres sur ses joues. Ses lèvres avaient la couleur d’une fleur d’hibiscus à l’aube. C’était une beauté dangereuse, une perfection qui ne semblait pas appartenir au monde des mortels. Au même moment, un gémissement s’éleva de la natte voisine.

 Adja était assise, la main sur son visage. “Je ne me sens pas bien”, murmura-t-elle. Quand elle leva les yeux vers Mariam, son regardigea mêlé de confusion et d’une pointe de peur. La lumière qui avait toujours habité à Jaja semblait s’être retirée, laissant sa peau cireuse et ses yeux fatigués. Sa beauté n’avait pas disparu, mais elle était comme une flamme vaccillante, privée de son combustible.

La bénédiction du soleil lui avait été volée pendant la nuit. Quand Mariam sortit de la case, le village s’arrêta. Le pilon des femmes qui préparait le foufou cessa de battre. Les enfants qui couraient dans la poussière s’immobilisèrent. Les hommes qui réparaient des filets de pêche levèrent la tête. Bouche b.

 Un silence total lourd de stupéfaction tomba sur Amanro. Puis, comme un seul homme, tous les regard convergèrent vers elle. Ce n’était plus de l’admiration, c’était de la sidération, une adoration craintive. Coffee, qui passait par là, la vit. Son lui glissa des mains se renversant dans un bruit sourd.

 Il resta là pétrifié, le regard accroché à elle comme un naufragé à une bouée. Les jours qui suivirent furent le triomphe dont Mariam avait rêvé, mais c’était un rêve tordu, un cauchemar paraît d’or. Koffy était devenu son ombre. Il ne lui parlait plus d’amour. Il la vénérait. Il la suivait partout, ses yeux brûlants d’une adoration qui n’avait plus rien d’humain.

 Il négligeait son travail à l’atelier. Ce cœur allait avec son père, oublié de manger. Il n’existait plus que pour être dans son champ de vision. Mariam avait obtenu l’objet de son désir, mais il lui était revenu comme une poupée vide, sans âme ni volonté. Sa victoire avait le goût amer de la cendre. Le vide dans sa poitrine grandissait, un froid qui ne pouvait être réchauffé par aucun soleil.

Et il y avait cette soif, une soif constante que ni l’eau fraîche ni le lait de coco ne pouvait étancher. Seul la proximité de la genè semblait apaiser le feu qui la consumait de l’intérieur. Le village, d’abord fasciné, devint méfiant. La beauté de Mariam était trop parfaite, trop soudaine et la dégradation de l’état d’Adja qui dépérisquait à vue d’œil était trop suspecte.

 Les anciennes commencèrent à chuchoter derrière leurs mains, évoquant la sorcellerie, les pactes interdits. On suspendait des gris gris en porte des cases pour se protéger de son regard. Les enfants ne jouaient plus près de sa maison. Elle était devenue une idole intouchable et redoutée, plus seule encore qu’à l’époque où elle était invisible.

 Sa beauté était une cage dorée. L’année s’écoula, rythmée par les saisons et la méfiance grandissante. À l’approche de la date anniversaire du pacte, la malédiction resserra son étreinte. Les nuits de Mariam devinent un enfer. Elle rêvait qu’elle était au fond de la dînée. L’eau glacée emplissant ses poumons, des mains faites d’algues et de limon l’agrippant, la tirant vers le bas.

 La voix de l’esprit de la rivière raisonnait dans son crâne exigeante, affamée. Leur approche, la dette doit être payée, ne l’oublie pas. Sao devant une torture. Parfois, elle se retrouvait à marcher vers la rivière en plein milieu de la nuit, sans savoir comment elle était arrivé là, réveillée en sursaut par le bruit de l’eau.

 Le pacte respirait en elle, vivait à travers elle. Le soir de la pleine lune, la compulsion devint une force irrésistible. Chaque fibre de son être criait vers la rivière. Elle n’était plus maîtresse de son propre corps. Elle sortit de la case sa démarche gracieuse et fluide comme si elle flottait au-dessus du sol.

 Koshi, qui veillait comme chaque soir près de sa porte, se leva sans un mot et la suivit. Il était pâle, ses yeux n’avaient plus que le reflet d’une obsession vide. Il était le sacrifice parfait, une âme déjà à moitié consumée. Elle marcha lentement, le menant sur le sentier qu’elle avait elle-même emprunté un an plus tôt.

 L’air était lourd, silencieux. Arrivé au bord de l’eau, sous la même lune qui avait été témoin de son pacte, elle se retourna vers lui. Pour la première fois depuis des mois, elle le vit vraiment, pas comme un trophée, mais comme l’homme qui l’avait été. Le fils du menuisier avec son sourire facile et ses mains fortes, une vague de pitié et d’horreur la submergea.

 Une dernière étincelle de son ancienne âme se rebella. “Non !” murmura-t-elle, mais la rivière en elle était plus forte. La voix de l’esprit gronda dans son esprit. “Donne-le-moi.” Sa volonté se brisa. Son visage se figea en un masque d’une beauté séraphique et mortelle. Elle tendit la main à Koffie. “Viens”, dit-elle.

 Sa voit une mélodie ensorcelante. Sans hésiter, il prit sa main et entra dans l’eau sombre. L’eau monta jusqu’à sa taille, puis sa poitrine. Il la regardait toujours un sourire bé sur les lèvres. Lorsqu’elle retira sa main, il continua d’avancer comme s’il marchait vers le paradis. Il ne se débattit pas, il ne cria pas.

 Il s’enfonça simplement dans le silence noir de la déné jusqu’à ce que la surface se referme sur lui dans un léger clateti. Une dernière bulle d’air remonta, éclata et puis plus rien. Le silence qui suivit fut plus assourdissant que n’importe quel cri. La compulsion la quitta d’un coup, la laissant seule sur la berge tremblante avec le poids écrasant de son crime.

L’horreur la submergea, pure et absolue. Elle avait tué. Elle avait sacrifié l’homme même pour qui elle avait tout vendu. Sa beauté dans le reflet de la lune sur l’eau lui parut soudain grotesque, un masque hideux collé sur une âme pourrie. Le lendemain, la disparition de Kofi jeta le village dans la consternation.

Personne n’osa accuser Mariam à voix haute, mais tous les regards étaient sur elle. Un mur de peur et de silence se dressa autour d’elle. Elle était devenue un tabou vivant. Sa propre mère ne pouvait plus la regarder dans les yeux. Adja, libéré d’une partie de l’emprise, retrouva un peu de ses couleurs, mais une tristesse infinie marquait désormais son visage.

 Mariam était seule, condamné à vivre avec son crime et sa beauté maudite. Elle ne pouvait pas fuir. Une force invisible la liait à la rivière, à la source de son pouvoir et de sa danation. Elle passait ses jours et ses nuits aérées sur ses berges, son reflet parfait dans l’eau, la nargant éternellement. Les années passèrent. Mariam ne vieillissait pas.

 Sa gouté surnaturelle devint sa prison éternelle. Elle se transforma en légende, l’esprit de la rivière d’Amanicro. Les anciens prévenaient les enfants. Quand la lune est pleine, ne vous approchez jamais de la dîné. Car si vous entendez un champ d’une beauté à fondre le cœur, c’est elle. C’est la belle noyée qui cherche une autre âme pour apaiser sa soif éternelle.

L’histoire de Mariam est un avertissement qui traverse les âges murmuré sur les berges de la rivière de Genet. Elle nous enseigne que la jalousie est un poison qui, une fois qu’on le laisse grandir, ne nous transforme pas en ce que nous désirons, mais nous dévore de l’intérieur jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.

 C’est un courant qui nous entraîne vers des profondeurs où la lumière ne peut plus nous attendre. J’aimerais beaucoup lire vos pensées en commentaire. Selon vous, quel était le véritable monstre dans cette histoire ? L’esprit de la rivière ou la jalousie qui rongeait le cœur de Mariam ? Si ces comptes qui explorent les recoins sombres et la sagesse de notre héritage vous passionne, je vous invite à vous abonner à Leb histoire et à activer la cloche pour ne manquer aucune de nos prochaines légendes.

 Merci de m’avoir écouté et souvenez-vous, méfiez-vous des reflets qui vous promettent ce que vous n’êtes pas. L’histoire de Mariam est un avertissement qui traverse les âges, murmuré sur les berges de la rivière de Genet. Elle nous enseigne que la jalousie est un poison qui, une fois qu’on le laisse grandir, ne nous transforme pas en ce que nous désirons, mais nous dévore de l’intérieur jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.

 C’est un courant qui nous entraîne vers des profondeurs où la lumière ne peut plus nous attendre. J’aimerais beaucoup lire vos pensées en commentaire. Selon vous, quel était le véritable monstre dans cette histoire ? l’esprit de la rivière ou la jalousie qui rangeait le cœur de Mariam.