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Ornella Muti a révélé des détails sur ses liaisons secrètes, notamment avec Stallone et Carlo Verdone

Ornella Muti a révélé des détails sur ses liaisons secrètes, notamment avec Stallone et Carlo Verdone

L’histoire du cinéma est souvent écrite par les vainqueurs, par ceux qui occupent le devant de la scène sous les projecteurs aveuglants de la gloire. Pourtant, il arrive qu’une voix s’élève pour déchirer le voile des apparences. Ornella Muti, l’éternelle muse du cinéma italien, vient de livrer une interview sans aucun filtre qui secoue les fondations mêmes de l’industrie. Connue pour sa beauté qui a traversé les décennies, elle prouve aujourd’hui que son franc-parler est tout aussi redoutable. Dans un récit qui navigue entre l’amertume des plateaux hollywoodiens et la nostalgie des amours de Cinecittà, l’actrice vide son sac et brosse le portrait d’une industrie malade de ses propres excès.

Le premier chapitre de cette dénonciation concerne le “rêve américain”, qui ressemble selon elle de plus en plus à un asile psychiatrique à ciel ouvert. Ornella Muti ne mâche pas ses mots lorsqu’elle évoque les acteurs américains. « Les Américains sont fous », lâche-t-elle avec une franchise désarmante. Elle décrit une classe d’artistes totalement déconnectée de la réalité, se prenant pour les « maîtres de la terre ». Le point d’orgue de sa critique s’adresse à Sylvester Stallone. Lors de leur collaboration, l’acteur aurait imposé des conditions contractuelles frisant l’absurde. Il ne s’agissait pas seulement d’un salaire mirobolant, mais d’une exigence de contrôle total sur son environnement : un appartement privé sur mesure, incluant des choix spécifiques pour la couleur des murs.

Pour Muti, cette obsession du détail et ce besoin d’isolement permanent sont les symptômes d’un ego démesuré qui étouffe l’essence même du métier d’acteur : le partage. Elle oppose cette “folie” à la rigueur européenne. En Europe, on travaille, on ne joue pas aux ermites entourés de biopsychiatres. Elle raconte avec humour que chez nous, si un acteur ne se sent pas bien, le réalisateur ne l’envoie pas en thérapie, il lui demande simplement de se mettre au travail. Cette confrontation entre deux mondes — l’un perdu dans ses privilèges délirants et l’autre ancré dans une réalité parfois brutale mais authentique — est au cœur du message de l’actrice.

Ornella Muti: A Timeless Star

Mais l’interview prend une tournure beaucoup plus intime lorsqu’elle aborde ses relations personnelles au sein de l’industrie italienne. Interrogée sur sa liaison légendaire avec Adriano Celentano, Ornella Muti balaie la question d’un revers de main teinté de lassitude. Pour elle, c’est une évidence que « même les domestiques savent ». Cette confirmation, bien que tardive, vient sceller l’une des rumeurs les plus persistantes de l’histoire du cinéma transalpin. On sent chez elle une volonté de ne plus rien cacher, de laisser la vérité nue s’imposer, loin des communiqués de presse lissés des années passées.

Cependant, la partie la plus émouvante de son témoignage concerne Carlo Verdone. L’acteur et réalisateur, avec qui elle a partagé l’affiche et des moments de complicité mémorables, semble aujourd’hui faire partie d’un passé qui ne répond plus. « Je suis un peu désolée que Carlo ne m’ait plus appelée », confie-t-elle. Cette phrase résonne comme une blessure ouverte. Malgré l’admiration qu’elle lui porte, qualifiant son énergie de « fantastique » et de « folle » sur un plateau, elle subit de plein fouet le silence d’un homme qui a marqué sa carrière. C’est ici que l’on perçoit la solitude de l’icône : admirée par le monde entier, mais parfois oubliée par ses pairs les plus proches.

Sylvester Stallone visé par des allégations de comportements toxiques en  tournage - Ton Barbier

Ce que dénonce Ornella Muti, au-delà des anecdotes savoureuses, c’est la perte de l’humanité dans le cinéma. Elle refuse catégoriquement de jouer le rôle de “l’actrice folle” qui exige qu’on ne la regarde pas ou qu’on ne lui parle pas. Pour elle, le métier d’acteur est un sacerdoce qui nécessite d’être “à l’intérieur de soi”, mais toujours en connexion avec les autres. Elle s’inquiète de voir de jeunes acteurs s’enfermer dans l’isolement, pensant que le mystère et l’arrogance sont des gages de talent.

En conclusion, Ornella Muti livre un plaidoyer vibrant pour l’authenticité. Entre les caprices de Stallone, les secrets d’alcôve avec Celentano et le regret du silence de Verdone, elle choisit la voie de la transparence. Elle préfère la réalité “basique” de l’Europe à “l’illusion dorée” de Hollywood qui finit par corrompre l’esprit. À travers ses mots, on redécouvre une femme forte qui, à défaut d’avoir le contrôle sur les appels qu’elle reçoit, a repris le contrôle total sur sa propre narration. Elle ne cherche plus à plaire, elle cherche à être vraie. Et dans un monde de faux-semblants, c’est sans doute son rôle le plus courageux.