Ornella Muti à Cœur Ouvert : Secrets de Paternité, Trahisons et Vérités Sombres d’une Icône à 70 Ans
Le nom d’Ornella Muti a toujours été synonyme d’une beauté irréelle, presque divine, un idéal de perfection qui a traversé les époques. Pourtant, à l’aube de ses 70 ans, celle que le monde entier a adulée sous les traits d’un fantasme cinématographique a décidé de faire tomber définitivement les masques. Dans son autobiographie intitulée Questa sono io (C’est moi), publiée en 2025, l’actrice née Francesca Romana Rivelli révèle enfin ce que beaucoup soupçonnaient, mais avec une profondeur et une noirceur qui ont laissé l’Italie sous le choc. Ce n’est plus la star de papier glacé que nous voyons, mais une femme qui a passé sa vie à tenter de panser les plaies d’un abandon précoce et d’un chaos sentimental permanent.

L’enfance brisée : entre exil forcé et silence assourdissant
Tout commence par une fracture originelle, une blessure que même la gloire n’a jamais pu suturer. Née d’une mère sculptrice estonienne, surnommée “la glace” pour sa distance émotionnelle, et d’un père journaliste napolitain, représentant “le feu” par sa volatilité, la petite Francesca a grandi dans la fumée toxique de leurs désaccords. À seulement 4 ans, elle subit son premier traumatisme majeur : un exil forcé dans un pensionnat en Suisse. Officiellement, c’était pour soigner ses poumons fragiles, mais pour la fillette, ce fut un sentiment d’abandon pur et simple. “Personne ne m’a expliqué pourquoi on m’abandonnait”, confie-t-elle avec une amertume intacte. À son retour à Rome, elle avait oublié sa propre langue, l’italien, et portait en elle une cicatrice d’instabilité qui ne la quittera plus jamais.
À l’âge de 11 ans, le destin frappe à nouveau avec une violence inouïe. Elle voit son père mourir sous ses yeux d’une crise cardiaque foudroyante, un événement qui marque la fin brutale et définitive de son innocence. Elle apprend alors qu’elle ne peut compter que sur elle-même dans un monde où les piliers s’effondrent sans prévenir.

Le baptême du feu : la violence des plateaux de tournage
Entrée dans le monde du cinéma à peine âgée de 14 ans par pure nécessité financière après la mort de son père, elle découvre immédiatement un univers impitoyable où le corps de la femme est une marchandise. Sur le tournage de son tout premier film, La Moglie più bella, le réalisateur Damiano Damiani n’hésite pas à utiliser des méthodes d’une cruauté rare pour extraire d’elle l’émotion voulue. Ornella révèle aujourd’hui avoir été giflée violemment et même avoir reçu des coups de cravache sur les jambes pour “se réveiller” entre les prises. “Je suis rentrée chez moi couverte de bleus”, se souvient-elle, révélant le prix exorbitant qu’elle a dû payer pour devenir une icône.
Le mystère de Naike : une paternité toujours dans l’ombre
C’est cependant sa vie privée qui a alimenté les plus grands mystères de la presse à scandale italienne pendant un demi-siècle. À 19 ans, Ornella donne naissance à sa première fille, Naike Rivelli. Pendant des décennies, le public et les médias ont désigné le producteur espagnol José Luis Bermudez de Castro comme le père biologique. Cette certitude a volé en éclats en 2018 lorsqu’un test ADN a prouvé qu’il n’existait aucun lien de parenté entre eux. À ce jour, à 70 ans, Ornella garde ce secret farouchement. L’identité de l’homme qui a partagé sa couche à cette époque reste l’un des mystères les mieux gardés d’Italie, une vérité qu’elle emportera peut-être avec elle dans la tombe.
Adriano Celentano : la liaison secrète et la trahison médiatique
Le chapitre le plus explosif et le plus attendu de ses mémoires concerne sans doute sa liaison avec Adriano Celentano, le “Molleggiato” adulé par toute la péninsule. En 1981, sur le tournage d’Innamorato pazzo, l’alchimie entre les deux stars dépasse le cadre de la fiction. Tous deux étaient mariés à l’époque — elle à Federico Facchinetti et lui à Claudia Mori. Ce secret, jalousement gardé pendant des décennies, a été révélé par Celentano lui-même il y a quelques années, sans prévenir Ornella. “C’était une violation de notre pacte de silence”, s’indigne-t-elle aujourd’hui. Cependant, elle assume enfin cette passion interdite : “C’était la seule trahison de ma vie, et elle en valait la peine. C’était une véritable histoire d’amour, pas seulement une aventure sexuelle.”

Drogue, foi et la quête finale de rédemption
Pour la première fois, l’icône évoque également ses zones d’ombre les plus sombres, notamment son passage par la drogue. Elle confesse avoir expérimenté le LSD dans sa jeunesse, alors qu’elle était prise dans le tourbillon de la célébrité précoce. Elle raconte avec effroi comment la mort d’une amie proche, sautant par une fenêtre sous l’emprise de stupéfiants, a agi comme un électrochoc salvateur. “J’avais Naike, je ne pouvais pas me permettre de disparaître”, explique-t-elle.
Après avoir longtemps exploré le bouddhisme pour trouver une structure à sa vie chaotique, Ornella Muti révèle aujourd’hui être revenue à une foi chrétienne plus intime et traditionnelle. À 70 ans, elle ne cherche plus à plaire aux caméras ni aux hommes. Elle vit désormais entourée de ses trois enfants (Naike, Carolina et Andrea) et de ses quatre petits-enfants, affirmant que ses descendants sont sa seule et véritable rédemption. Elle conclut son récit sur une note de sagesse empreinte de mélancolie : elle croit toujours en l’amour, mais un amour qui ne cherche plus à la “réparer”, car elle a enfin appris, après sept décennies de tempêtes, à se tenir debout toute seule dans la lumière.