Le Prix de l’Ombre : Il a tout obtenu grâce à elle, et c’est elle qu’ils ont exigée en retour

Il a tout eu grâce à elle et c’est elle qu’on lui a demandé. Les histoires de Flodive dans un quartier de la ville vivait d’Arel. Il travaillait comme serveur dans un bar où les clients étaient trop nerveux et les pourboir toujours incertains. La vie ne l’avait pas épargné. Ses parents étaient partis trop tôt, décédés.
Il n’était qu’un enfant à l’époque. C’est sa grande sœur Silie qui l’avait pris sous son aile. Elle n’avait que 18 ans, à peine une adulte. mais déjà le poids d’un monde entier sur les épaules. Elle avait abandonné ses études, travaillé dans des maisons, lavé les habits des autres pour nourrir le seul frère qu’elle avait. Quand Darel eut enfin l’âge de voler de ses propres ailes, c’est encore elle qui l’aida à se poser.
Une chambre, un matelas, une casserole, pas grand-chose. Mais c’était à lui. Elle voulait qu’il soit un homme digne, debout, même si le monde était tordu. Et lui, Darel portait cette dette en silence. Il n’était pas parfait, mais il ne voulait pas la décevoir, pas elle. Lorsqu’il rentrait du boulot, il s’asseyait sur son matelas, l’écran de son téléphone collé au visage ou sur son ordinateur, explorant des coins obscurs d’Internet que peu de gens osaient fréquenter.
Il n’y avait aucun mot clé qu’il ne connaissait pas. Rituel légitime, multiplication mystique, argent rapide sans conséquence. Il avait tout essayé et tout échoué. Tout ce qu’il voulait était d’avoir de l’argent. C’était son désir le plus profond. Des dizaines d’escrosc maigres économies, des hommes promettant des sacs d’argent, des femmes lui demandant d’envoyer des photos, des voix douces qui devenaient menaçante siôt qu’il refusait de payer les frais d’activation.
À chaque fois, il y avait cru. À chaque fois, il avait espéré et à chaque fois, il avait fini dans le noir seul, dégoûté de lui-même. Jusqu’à cette nuit-là, un lien s’était glissé dans ses messages privés. Aucune photo de profil, aucun commentaire, juste une et une ligne. Tu veux vraiment devenir invisible aux dettes ? Clique mais sois prêt à payer autrement.
Darel avait cliqué sans réfléchir. Le lien menait à un forum fermé. Le nom s’affichait en lettre rouge 100, les flammes de Zoya. Le groupe ne comptait qu’une centaine de membres, mais chacun semblait fasciné, soumis ou transformé. Les photos qu’il postaient montraient des voitures de luxe, des maisons avec piscine, des voyages à Dubaï.
Chaque message était accompagné d’un hashtag. Zoya m’a ouvert les portes. Mais ce n’était pas ce luxe qui frappa d’Arel, c’était elle. Elle écrivait rarement, mais chaque fois ses mots claquaient comme des prophéties. Le monde ne se donne qu’à ceux qui donnent leur monde. Le feu ne brûle que les âmes hésitantes.
Il y a plus de paix dans une offrande que dans une prière. Darel n’avait jamais lu une chose pareille. Un soir, il lui envoya un message privé, la main tremblante. Il écrivit juste : “Je suis prêt, même si ça fait peur.” Elle mit 4 jours à répondre. “La peur est la porte, mais certains ne la franchissent jamais.
Donne-moi ton nom, ta ville et ton silence.” Darel répondit : “Le message de Zoya tomba à 2h37 du matin. Tu as été jugé apte. On t’attend. quatre nuits, pas une de plus, pas une de moins. Demande oncle Lissou. Il est dans le groupe. C’est lui qui prépare les corps. Le nom raisonna étrangement dans l’esprit de Darel. Il se souvenait l’avoir vu dans les commentaires du forum.
Certains l’appelaient le boucher silencieux, d’autres le gardien du passage. Tous semblaient s’accorder sur un point : “C’est chez lui que l’âme bascule.” Il laissa un message à oncle Lissou qui lui indiqua l’endroit où se rendre. Le lendemain, Darel partit léger. Il prit un taxi. À un carrefour, le chauffeur s’arrêta. Darel descendit. Il s’avança vers une bâtise comme indiquée.
Un homme l’attendait déjà devant le portail. Il souriait, mais ses yeux ne souraient pas. “Tu es celui de Zoya”, murmura-t-il. Darel hocha la tête. L’homme ouvrit lentement le portail. Dans la chambre, Darel croisa un autre garçon. Il semblait nerveux. Il tourna brièvement la tête, évita son regard. Lui ? C’est Cassim, il est arrivé ce matin.
Vous serez deux pour le cycle, dit oncle Lissou. Ce soir, vous commencerez le premier passage. Puis il referma la porte. Darel s’assit. Cassim de l’autre côté le regardait à peine. Il n’avait pas échangé un mot depuis des heures. La nuit tombait sans frapper. Oncle Lissou entra. Le premier passage commence maintenant.
Darel sentit son ventre se nouer. Retirez tout maintenant. Il connaissait déjà la suite. Zoya avait évoqué la nudité du sacrifice, mais il ne pensait pas que ce serait si tôt, si brut ? “Tout, répéta Lissou. Il ne doit rien rester entre vous et les yeux de la nuit.” Les deux garçons obéirent lentement. Oncle Lissou leur jeta deux sachets d’argile rouge.
“Enduisez vos corps avec ça.” Ils s’exécutèrent les mains tremblantes. “Écoutez bien”, murmura oncle Lissou en ouvrant le portail de la villa. “Vous devez marcher jusqu’au croisement puis revenir. Trois fois, personne ne doit vous voir. Pas un cri, pas un regard, sinon le pacte se renverse.” Il marqua une pause.
“Et si un chien vous suit ? Ne courez pas. Continuez.” Même s’il grogne. Darel avala sa salive. Kassim marchait vite, tendu, les bras crispés. Darel lui traînait. Ils atteignirent le croisement. Darel tourna lentement la tête. Rien, pas un passant, pas une voiture. Ils revinrent une fois, puis une deuxième. À la troisième, une voiture apparut soudain au bout de la rue.
Les phares jaillirent comme deux yeux de feu. “Cache-toi !” souffla Cassim. Les deux garçons plongèrent derrière une aide et séchée. Le véhicule s’éloigna lentement puis disparut. Ils ressortirent, leur corps griffé par les branches recouvert de terre. “Allez”, murmura Darel. Finissons. Dernier pas, dernier virage. La villa réapparut devant eux, mais le portail était grand ouvert et dans l’ouverture, debout immobile, trois formes noires les attendaient.
Des chiens massifs, silencieux, trois pitbulles sans laiss sans collier. Leurs yeux brillaient mais aucun ne grognait, aucun ne bougeait. Darel s’arrêta net. Son souffle se coupa. Cassim fit un pas en arrière. Il ils vont nous attaquer balbucia-t-il. Mais rien, pas un mouvement, pas un son. Les chiens les fixaient simplement.
Puis doucement, la voix d’oncle Lissou raisonna depuis l’obscurité. Marchez. Ils obéirent. Chaque pâle les rapprochait d’écros. Darel sentait la chaleur fétide des bêtes, mais il ne branchaient pas. Il restait planté là comme figé par un ordre invisible. Quand ils passèrent le portail, les chiens les laissèrent entrer comme s’ils n’avaient jamais été là.
Dans la cour, oncle Lissou les observa longuement. Bien, les esprits vous ont laissé passer. Il s’approcha, saisit le bras de Kassim, puis celui de Darel et renifla leur peau. La peur est encore là. C’est bon signe. Elle attire ceux qu’on va réveiller. Il leva une main vers le ciel. Allez maintenant, entrez dans la salle du fond.
Ce n’était que le début. Ils entrèrent dans la pièce suivante et la porte se referma derrière eux. Et si les chiens n’étaient pas là pour empêcher l’entrée, mais pour bloquer la sortie, pensael. Kassim s’assit contre le mur, les genoux repliés sous le menton. Il transpirait. Darel, lui, restait debout. La peau toujours collante de l’argile séchée, le souffle court. Il n’osit pas parler.
Puis une porte grinça quelque part derrière eux. Ils se tournèrent d’un même geste. Elle entra. La première chose qui frappa d’Arel fut l’odeur. Un mélange insoutenable de graisses brûlées, de fer rouillé et de crottes. L’air sembla pourrir à son passage. C’était une femme, une folle ou presque folle.
Sa peau était luisante, entièrement badigeonnée d’un liquide noir visqueux. Elle avançait lentement. Cassim se recroquilla. Darel sentit son estomac se contracter. Il n’y avait plus aucun doute. Oncle Lissou apparut. Elle est celle par qui le saut s’ouvre. Il s’approcha d’eux et siffla entre ses dents. Il faut l’honorer entièrement.
Trois nuits, pas une de moins. On On ne peut pas, murmura Kassim. Le vieil homme le gifla brutalement. Si tu refuses, c’est toi qu’on déshabille devant les chiens. Puis s’adressant à Darelle d’une voix plus basse : “L’argile ne suffit pas, mon fils. C’est son corps à elle qui vous lave.” Darelle était figée.
Onleou recula sans bruit. “Commencez !” Cassim, en sanglot silencieux, rampa vers elle. Il ferma les yeux. Darel détourna le regard, le cœur au bord de l’éclatement. La seconde nuit, elle revint. Même huile, même odeur puante, même rituel. Ce serait ainsi pendant trois nuits. Et chaque matin, il n’était pas mort, mais il n’était plus vivant.
Darel n’avait plus de repère. La deuxième nuit, après le rituel, Darel entendit un bruit d’éclat de voix, une dispute. Kassim et Lissou. Il tendit l’oreille. Tu m’avais promis que ce ne serait pas comme ça ! Criait Kassim, pas de ça. Je ne veux plus faire cet acte avec cette femme. Le vieil homme ne cria pas. Sa voix était calme, tranchante.
Tu crois que tu as encore le choix ? Tu crois qu’on t’a gardé ici pour ton confort ? Tu sortiras d’ici en marchant où on te portera. La troisième nuit passa et le rituel fut effectué. Le lendemain, le jour du départ, Kassim était assis dans le coin, calme, le regard vide. Il ne dit pas un mot. Darel tenta de lui parler, rien.
Comme s’il n’était plus qu’un corps vide, comme si son âme était partie. Il n’a jamais quitté la villa. Le jour J. Avant de partir, oncle Lissou lui dit ceci : “Ouvre un compte neuf dans une banque où ton nom n’a jamais existé et fais exactement ce qu’on t’a dit. Quand tu trouveras ce qu’il faut sous ton oreiller, va dehors, jette-le et surtout ne regarde jamais derrière toi.
” Darel quitta la maison de Lissou. Une fois rentré, il ouvrit un nouveau compte bancaire. Le lendemain, au réveil, il sentit immédiatement que quelque chose clochait. Il glissa la main sous l’oreiller et la trouva. Une liace de billet. Il ne réfléchit pas. Il prit un sachet plastique, il glissa l’alliace de billet et marcha jusqu’à un marché animé, s’approcha d’une bouche d’égût et laissa tomber l’argent dedans.
Un vendeur l’interpella. “Chef, tu viens de perdre quelque chose là ?” Darel le regarda et répondit : “C’est juste un sachet d’ordure.” Il sourit faussement et s’éloigna. À 3h47 du matin, son téléphone vibra. Il n’avait pas entendu de notification depuis des jours. Mais là, une avalanche virement reçue, son solde affichait un montant irréel, plus d’argent qu’il n’en avait jamais imaginé en une seule fois.
Ses mains tremblaient, il ria. Le lendemain, il s’habilla, sortit et dépensa. Et pendant quelques heures, il se sentit vivant. Quand l’argent commença à entrer, Darel ne changea pas radicalement pour entretenir l’illusion. Il envoyait de l’argent à sa sœur. Pas beaucoup, juste ce qu’il fallait.
Un petit transfert par mois avec un mot court, juste le nécessaire pour qu’elle ne pose pas de questions, pour qu’elle pense qu’il se débrouille bien, mais pas au point de susciter le doute. Un an plus tard, alors que Darel savourait un rare moment de calme dans un restaurant discret, il sentit une présence d’abord imperceptible, puis net, comme si quelqu’un venait d’aspirer l’air autour de lui.
Il leva les yeux, elle était là, une femme qu’il ne reconnaît pas. Elle s’arrêta devant lui. Bonjour, Darelle. Il sursauta. “On se connaît ?” demanda-t-il. Elle sourit. “Bien sûr que non.” Elle s’assit sans y être invitée. “Tu vis bien ? Tu as été béni ou bien ?” Il ne répondit pas. Elle enchaîna. Je suis venu vérifier. Rien de plus. Vérifier quoi ? Que tu n’as pas oublié de remercier ? Et de rendre ? Un frisson glacial parcourut sa colonne.
Je je ne comprends pas. Elle rit. Personne ne comprend. Jusqu’à ce qu’on frappe à leur cercueil. Mais toi, tu es plus intelligent que les autres. Elle sortit une petite boîte noire, la posa sur la table puis se leva. Ce n’est pas un avertissement, c’est une continuité. Attendez, qui êtes-vous ? Elle se pencha lentement et murmura à son oreille : “Je suis celle qui vient après l’argent.
” Puis elle se retourna et disparut. Darel ouvrit la boîte. Dedans, un ongle humain, frais, encore taché de sang et un papier roulé sur lequel il est écrit : “Donne un nom où le tien sera repris.” Cette nuit-là, il ne dormit pas. Il se mit à genoux, posa son front contre le sol et pleura de toutes ses forces.
Il hésita pendant des heures. Il se tourna dans son lit, il ouvrit la boîte, referma, la rouvrit. Darel ne sortait plus. Il ne voulait sacrifier personne. Mais désormais, il le savait. Il n’avait plus le choix. C’est ce jour-là que Gislen sa petite amie, se pointa chez lui. Il l’avait oublié ou plutôt, il avait tenté de la tenir à distance.
Une femme douce. trop vivante pour son monde devenu glacé. Elle l’aimait encore. Elle s’inquiétait et ce matin-là, sans prévenir, elle s’était présenté. “Tarelle !” chuchota-t-elle, les yeux plissés. Il força un sourire. Elle avança lentement. “Pourquoi tu ne répondais pas à mes appels ?” Il détourna les yeux. “J’étais fatigué.
J’ai eu une période chargée. Rien de grave.” Elle le fixa longuement. “Tu vas bien ?” Il hocha la tête, mais ses gestes étaient raides. Son regard fuyant. Guislen posa sa paume suras. Il sursauta. Tu trembles, Darelle, dis-moi la vérité. Il inspira longtemps, puis articula sans force. Tout va bien. J’ai juste besoin d’un peu de repos.
Elle frissonna. Tu as changé, souffla-t-elle. Non, répondit-il. C’est le monde autour de moi qui s’est modifié. Elle resta encore quelques secondes figée dans ce silence poisseux puis murmura. Si un jour tu veux parler vraiment, je suis là. Il hocha la tête, mais il savait. Il ne la reverrait peut-être plus jamais.
Et quand la porte se referma derrière elle, le silence revint, plus dense, plus lourd. Quelques jours après le passage de Guiseline, assis à même le sol, les mains de Darel tremblaient. Il ouvrit la petite boîte que lui avait remis la femme, prit le petit papier. Lentement, comme si chaque lettre arrachait un morceau de sa gorge, il écrivit son prénom : “Celui qu’il connaissait par cœur, celui qu’il ne pourrait plus jamais prononcer, celui de sa petite amie.
Giseline Une fois fini, il le déposa dans la boîte et la referma. Quelques minutes après, la boîte prit feu. Darel se mit à pleurer. Le lendemain matin, il reçut une notification. Virement reçu. Il se mit à pleurer si seulement il savait. 3 jours plus tard, il apprit que sa petite amie avait été retrouvée mort dans sa salle de bain. Officiellement crise cardiaque.
Une nuit, en pleine insomnie, il décida de retourner à l’endroit du rituel, là où tout avait commencé. Mais la maison de Lissou était introuvable. À sa place, un terrain vague envahit de mauvaises herbes. Il comprit alors le pacte n’était pas un événement, c’était une graine. Une graine plantée en lui qui poussait lentement, méthodiquement et qui allait tôt ou tard réclamer l’espace entier.
Une année passa, alors qu’il était seul dans son salon, une odeur connue envahit la pièce. L’argile, le souffre, la lumière vacilla, puis l’ombre se forma. Oncle Lissou, debout sans avoir ouvert la porte. “Le moment est venu”, dit-il calmement. “Tu dois donner un autre nom et cette fois, tu n’as pas le choix.
Tu dois donner ta sœur.” Il lui remit un petit carnet puis il disparut. La nuit suivante, il rêva d’une maison, pas n’importe laquelle, celle de son enfance. Darel assis face à lui-même, mais son visage était sombre comme envahi par les ténèbres, plus terrible. L’autre Darel souriait, les lèvres pleines de sang.
“Tu t’es bien vendu”, murmura-t-il. “Tu n’as pas menti, tu es allé jusqu’au bout.” Il voulut crier, se réveiller, mais son corps refusait de bouger. Et l’autre continua : “Maintenant, regarde-moi bien. C’est moi que tu deviens.” L’image explosa. Il se réveilla en suffoquant. Au lev du jour, il alla chez un marabou et à la fin, ce dernier dit simplement : “Tu as mangé ! Maintenant, le ventre réclame.
Que puis je faire ?” Le vieil homme le fixa grave. Rien, juste payé. Comment ? Par le nom ou par le sang ? Et s’il n’y a plus de nom à donner, le silence du marabou fut plus dur que la réponse. Alors, c’est toi. Ce soir-là, Darel rentra. Il s’assit au sol dans le noir et il entendit un battement. Il resta là longtemps immobile, les yeux ouverts dans l’ombre comme s’il attendait un signe, une réponse, un miracle, mais rien ne vint, seulement ce silence et le souvenir de sa sœur, celle qu’il avait lavé, portée, nourri, relevée, celle
qu’il aurait dû protéger coûte que coûte, elle qui avait donné toute sa lumière pour qu’il tienne debout dans un monde tordu. Il ne pouvait pas faire cela. Pas à elle, elle avait déjà tout donné. Elle portait encore les cicatrices de ses sacrifices. Il se leva, il prit la plume, il ouvrit le carnet et sur la première page, il écrivit son propre nom une seule fois.
Lentement, les lettres tremblèrent, puis saignèrent et le carnet se referma et disparut dans une fumée noire. Deux jours plus tard, sa sœur, essayant de le joindre en vain, décida de passer le voir chez lui. Elle retrouva son corps assis et dans sa main fermée un bout de papier. Dessus, écrit en lettre minuscule, ce qu’on donne revient toujours en double.
La feuille brûla entre ses doigts. Dès qu’elle l’a lut, elle la jeta rapidement. Elle ne comprit rien, mais sentit que quelque chose avait été pris à jamais. Une chaleur étrange parcourut sa poitrine. Une larme coula. sans qu’elle sache pourquoi. Il existe des raccourcis qui coûtent plus cher que 1000 épreuves.
Chaque faveur acceptée sans question, chaque richesse venu sans lumière appelle un prix et ce prix un jour ou l’autre revient à la porte. Même si tu fermes les yeux, même si tu oublies, car le ventre des ténèbres ne connaît pas l’oubli. Il n’efface pas, il attend.