Audrey Crespo-Mara : À 23 ans, son fils, Sékou, a accompli quelque chose d’incroyable en Ligue 1 après les tragédies familiales
Le monde des médias et celui du football se sont croisés ce dimanche 17 mai pour offrir l’une des trajectoires les plus captivantes et émouvantes de la saison sportive. Sékou Mara, jeune attaquant de 23 ans prêté à l’AJ Auxerre par le RC Strasbourg Alsace, a grandement participé à la victoire décisive de son club face au LOSC Lille (0-2). Ce succès capital valide mathématiquement le maintien officiel de l’AJA en Ligue 1, provoquant une explosion de joie tant sur le terrain que dans les tribunes. Pour sa mère, la célèbre journaliste et présentatrice de TF1 Audrey Crespo-Mara, ce triomphe est l’aboutissement d’un long parcours jalonné de choix courageux et de déchirements intimes.

La ferveur qui entoure cette réussite sportive a rapidement embrasé les réseaux sociaux, où le club auxerrois a partagé son immense soulagement : « L’AJA reste en Ligue 1 ! Joueurs, staff, supporters… Tous ensemble on est allés chercher ce maintien mérité ! Quel bonheur ! ». Ce message, immédiatement relayé par Sékou Mara sur ses propres plateformes, met en lumière la concrétisation d’un rêve d’enfant. Pourtant, l’histoire de cette ascension ne se résume pas à des statistiques sur un tableau d’affichage. Elle s’inscrit dans une dynamique familiale intense que la journaliste de Sept à Huit n’hésite pas à évoquer avec une sincérité désarmante.
Invitée il y a quelques semaines sur le plateau de l’émission C à vous, Audrey Crespo-Mara s’était confiée avec beaucoup d’humour sur son attitude lors des matchs de son fils aîné. Elle y décrivait des réactions viscérales et difficilement canalisables lorsque Sékou trouve le chemin des filets. « J’ai son petit frère qui me tient, parce que je suis très calme de nature, mais quand il marque, son frère me tient et me dit : “Chut” », s’amusait-elle à raconter, dévoilant ainsi la ferveur quasi-incontrôlable d’une mère face au succès de sa progéniture.

Ce dénouement glorieux est cependant le fruit d’une vocation extrêmement précoce qui a exigé d’immenses sacrifices de la part de la cellule familiale. Repéré par les recruteurs du Paris Saint-Germain dès l’âge de 8 ans, le jeune Sékou a dû quitter le cocon familial seulement cinq ans plus tard, à l’âge de 13 ans, pour intégrer le prestigieux centre de formation de Clairefontaine. Un arrachement particulièrement difficile à surmonter pour la journaliste. Elle s’était d’ailleurs ouverte sur cette douloureuse période dans les colonnes de TV Mag : « Je n’étais pas du tout prête à voir mon fils partir, loin de moi, à 13 ans. Mais j’avais à cœur de l’aider à réaliser son rêve. Je ne voulais sans doute pas qu’il vive la même frustration que ma mère ».
Aujourd’hui, alors que Sékou Mara brille sous les projecteurs du football professionnel, son frère cadet, Lamine, né de la même union entre la journaliste et l’entrepreneur Aliou Mara, trace un chemin radicalement différent. Actuellement étudiant au sein de la prestigieuse École hôtelière de Lausanne, le jeune homme explore encore ses options d’avenir tout en forçant l’admiration de sa mère. « Il cherche encore sa voie. Il est d’une curiosité folle, il m’étonne chaque jour », confiait l’animatrice avec la même fierté maternelle.

Cette aventure familiale et professionnelle a également été profondément marquée par une figure majeure du paysage audiovisuel français : Thierry Ardisson. Avant sa disparition survenue en juillet 2025, le célèbre homme de télévision et compagnon d’Audrey Crespo-Mara avait endossé un rôle de mentor et de premier supporter pour les deux enfants de sa partenaire. Très impliqué, l’animateur ne manquait pas une occasion de suivre l’évolution de la carrière de Sékou, assistant régulièrement à ses rencontres sportives dans la capitale française.
En octobre 2024, lors de son passage sur le plateau de C médiatique, Thierry Ardisson n’avait d’ailleurs pas pu masquer son émotion en se remémorant les premiers pas décisifs du jeune homme au plus haut niveau. Il avait avoué avec pudeur avoir eu « les larmes aux yeux » lorsque Sékou Mara avait inscrit un but mémorable face au Paris Saint-Germain, s’exclamant alors : « Il a marqué son premier but en Ligue 1 quoi ! ».
Audrey Crespo-Mara avait elle-même rendu un vibrant hommage à cette complicité unique et harmonieuse qui s’était nouée au fil des années au sein de leur famille recomposée. « Quand Sékou joue à Paris, il assiste au match. Il a passé plus d’années avec Lamine, dont il est très proche. Ils parlent beaucoup d’histoire, de littérature, de politique… Thierry et mes enfants, ça s’est fait très naturellement », expliquait-elle. Elle avait conclu en précisant que si l’animateur ne cherchait en aucun cas à se substituer à leur père biologique, il avait su se rendre indispensable et protecteur : « Quand ils ont eu besoin de lui, il a toujours été là ». C’est donc forte de cet héritage affectif et de cette solidarité sans faille que la famille Mara célèbre aujourd’hui un exploit qui confirme le statut de Sékou parmi l’élite du football français.