“J’ai cru mourir” : À 68 ans, Babeth Étienne brise le silence et livre des révélations CHOC sur son mariage avec Johnny Hallyday

L’histoire officielle de Johnny Hallyday ressemble souvent à une légende gravée dans le marbre, où chaque femme a sa place attitrée dans le panthéon du rockeur. Pourtant, dans cette galaxie de muses célèbres, une figure essentielle a été systématiquement gommée, reléguée au rang de simple parenthèse : Élisabeth Étienne, affectueusement surnommée Babeth. À 68 ans, celle qui fut la deuxième épouse légitime du Taulier sort enfin de sa réserve. Ce n’est pas une simple interview, mais un cri du cœur qui vient déchirer un voile de silence de quarante ans, révélant une vérité faite de passion pure, de précarité insoupçonnée et d’une douleur qui, malgré les décennies, semble toujours à vif.
Tout commence en mai 1980. Le décor est celui du mariage d’Eddy Mitchell. Johnny, bien qu’encore officiellement lié à Sylvie Vartan, est foudroyé par le regard bleu et la présence lumineuse de Babeth, une jeune mannequin de 22 ans à la beauté discrète. Ce qui aurait pu n’être qu’une énième passade de star se transforme rapidement en une idylle foudroyante. Babeth découvre alors un Johnny que le public ignore : un homme pudique, presque vulnérable, loin de l’image de la bête de scène arrogante. “Il était très romantique à l’ancienne”, se souvient-elle. Le couple scelle son union dans la plus stricte intimité à Los Angeles, le 1er décembre 1981. À cet instant, Babeth pense avoir trouvé son havre de paix, l’homme de sa vie avec qui elle partage un bonheur quotidien simple et authentique.
Cependant, derrière les sourires de façade et l’éclat des tapis rouges, les coulisses de ce mariage doré cachent une réalité matérielle bien plus sombre et déconcertante. Babeth révèle aujourd’hui qu’à cette époque, le monument national de la chanson française traversait une tempête financière d’une ampleur inédite. Harcelé par le fisc qui lui réclamait des millions, privé de chéquier et de tout moyen de paiement par sa banque, Johnny Hallyday était un géant aux pieds d’argile. La réalité quotidienne était aux antipodes du luxe : l’idole des jeunes vivait littéralement grâce aux cachets de sa femme. “Tous les matins, avant de partir en tournage, je lui laissais de l’argent sur la table pour qu’il puisse faire les courses et nous préparer à dîner”, confie-t-elle. Cette image d’un Johnny “homme au foyer”, dépendant financièrement de sa jeune épouse, est sans doute l’une des révélations les plus saisissantes de son récit.
Mais la tendresse de ces moments domestiques va voler en éclats avec une brutalité rare en février 1982. Alors que Babeth se trouve à Saint-Tropez pour le tournage du film “Le Gendarme et les Gendarmettes”, Johnny doit remonter à Paris pour un enregistrement télévisé. Il ne reviendra jamais. Sans une explication, sans un appel, sans même le courage d’une rupture en face à face, il l’efface de son existence. Babeth apprend qu’elle est répudiée en ouvrant un magazine chez un marchand de journaux, découvrant avec effroi les photos de son mari s’affichant déjà avec Nathalie Baye. “J’ai cru mourir”, lâche-t-elle, évoquant un cataclysme intérieur dont elle a mis des années à se relever. La violence de cet abandon, doublée d’une humiliation médiatique planétaire, marque le début d’une longue traversée du désert.
Malgré cette trahison cruelle, Babeth Étienne choisit la voie de la dignité. Elle s’exile aux États-Unis, refuse de monnayer son silence et ne demande aucune pension lors d’un divorce prononcé en 1983. Étonnamment, au fil du temps, elle et Johnny parviennent à tisser une amitié secrète et durable. Le rockeur lui-même, dans ses mémoires, finira par reconnaître qu’elle fut “l’une des femmes les plus dignes et les plus désintéressées” de sa vie. Babeth se reconstruit loin du tumulte, trouvant sa raison de vivre dans la protection de son fils, né d’une union ultérieure et souffrant d’un lourd handicap, pour lequel elle mettra un terme définitif à sa carrière d’actrice.
Le chapitre final de cette saga est sans doute le plus déchirant et le plus polémique. En décembre 2017, alors que la France pleure son idole, Babeth Étienne tente de se manifester auprès de l’entourage de la star pour lui rendre un dernier hommage lors des obsèques nationales. La réponse qu’elle reçoit est glaciale : une fin de non-recevoir catégorique. Celle qui fut sa femme, qui l’a nourri et soutenu dans la détresse, est bannie de la Madeleine. Elle est contrainte de suivre la cérémonie seule, devant son écran de télévision, traitée comme une étrangère par le nouveau clan Hallyday.
Aujourd’hui, alors qu’une page se tourne définitivement avec la disparition de Nathalie Baye en avril 2026, la parole de Babeth résonne avec une puissance nouvelle. Elle ne réclame ni héritage, ni gloire tardive. Elle demande simplement que l’on n’oublie pas qu’elle a existé, qu’elle a aimé sans calcul et qu’elle a été, pendant trois ans, le pilier d’un homme qui se sentait bien seul sous ses lunettes noires. Son témoignage courageux pose une question de fond sur la mémoire et la loyauté : comment peut-on effacer aussi froidement une femme qui a tout donné ? Entre la pudeur d’une épouse trahie et la dureté d’un système qui broie les souvenirs, Babeth Étienne reste debout, ultime gardienne d’un Johnny intime que le monde a préféré oublier.