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Claude François humilié par sa femme : l’histoire secrète d’une vengeance impitoyable qui a forgé le mythe de Cloclo

Claude François humilié par sa femme : l’histoire secrète d’une vengeance impitoyable qui a forgé le mythe de Cloclo

Derrière les costumes scintillants, le sourire ultra-bright et la ferveur hystérique des foules, se cache la trajectoire d’un homme profondément blessé dans son intimité la plus secrète. Avant de devenir la machine à tubes incontournable, le patron tyrannique de la scène pop française et le showman que tout le monde connaît, Claude François a subi un traumatisme sentimental majeur, une épreuve dont il ne se remettra jamais vraiment. Une blessure d’orgueil si violente, si profonde et si destructrice qu’elle a transformé à jamais sa trajectoire artistique, son rapport aux femmes et sa vision globale des relations humaines, devenant le véritable moteur d’une ambition sans limites et d’un besoin viscéral de domination.

Au tout début de sa carrière, alors qu’il n’est encore qu’un jeune artiste provincial cherchant désespérément à percer, à se faire un nom et à fuir la misère dans le milieu impitoyable de la musique parisienne, Claude François épouse Janet Woollacott. Cette danseuse d’origine britannique est le portrait même de la femme moderne, vibrante et émancipée des années 60 : belle, élégante, libre, et habitée par un profond désir d’indépendance professionnelle et personnelle. Très vite, pourtant, l’idylle amoureuse des débuts tourne au cauchemar domestique étouffant. Déjà à cette époque, le tempérament du futur Cloclo s’avère particulièrement complexe, obsessionnel et difficile à vivre au quotidien. Les témoignages concordants de l’époque décrivent un homme maladivement jaloux, possessif à l’extrême, obsédé de manière névrotique par l’idée de réussite et totalement incapable de laisser respirer ou s’épanouir celle qui partage sa vie. Janet Woollacott finit par se sentir prise au piège dans une véritable cage dorée, lentement asphyxiée par le contrôle permanent, les crises répétées et la surveillance de son jeune époux.

Le point de rupture intervient de la manière la plus brutale, la plus soudaine et la plus humiliante qui soit pour Claude François, brisant son estime de soi en mille morceaux. Lors d’un passage prolongé dans les coulisses de la mythique salle de l’Olympia, Janet Woollacott croise la route d’un homme qui représente tout ce que Claude François rêve d’être à ce moment précis de son existence : Gilbert Bécaud. Surnommé avec justesse Monsieur 100 000 Volts par les médias et le public, Bécaud est alors une immense star installée au sommet de son art, un monstre sacré de la scène doté d’un charme ravageur, d’une puissance vocale incontestable et d’une joie de vivre communicative qui irradie partout où il passe. Le coup de foudre entre Janet et Gilbert Bécaud est immédiat, fusionnel et réciproque. Pour Claude François, le coup de massue est total et d’une violence inouïe. Sa femme ne le quitte pas pour un inconnu, un anonyme ou un figurant de passage, mais pour son rival direct, un artiste accompli, richissime et admiré par la France entière.

Claude François : quand son ex-femme Janet Woollacott le quittait pour un  autre célèbre chanteur français - Télé 2 Semaines

L’humiliation publique devient rapidement insoutenable pour le jeune chanteur qui se bat encore au quotidien, de cabaret en cabaret, pour obtenir un gramme de reconnaissance, tandis que son épouse légitime s’affiche désormais publiquement au bras d’un homme baignant dans la lumière absolue, la gloire et le succès. Cette rupture dramatique, vécue comme une trahison absolue et un abandon intolérable, va nourrir une rivalité féroce, à la fois amoureuse, personnelle et artistique, entre les deux hommes, une guerre psychologique silencieuse qui va durer des années. Mais le point d’orgue de cette affaire extraordinaire réside dans un rebondissement juridique et personnel digne d’un roman psychologique machiavélique.

Quelques temps après le début de leur liaison passionnée, Janet Woollacott donne naissance à une petite fille, prénommée Jennifer, dont le père biologique est bel et bien Gilbert Bécaud. Cependant, la législation stricte de l’époque stipule de manière incontournable que tout enfant né au cours d’un mariage a pour père légal le mari en titre. Profitant avec cynisme du fait qu’il est encore légalement et officiellement marié à Janet, le divorce n’étant pas encore prononcé, Claude François prend la décision unilatérale de reconnaître officiellement cet enfant qui n’est absolument pas le sien. Cet acte administratif hautement stratégique et calculé est perçu par beaucoup comme une forme de revanche ultime, perverse et froide au sein de ce triangle amoureux destructeur. C’était une façon imparable pour Cloclo de lier juridiquement le sang de son rival au sien, de perturber la vie de la nouvelle famille et de garder un contrôle, même factice et purement légal, sur la vie de celle qui l’avait abandonné pour une autre star.

Cette rage intérieure dévorante, ce sentiment permanent d’infériorité initiale et ce besoin viscéral de laver l’affront subi face à la superbe de Gilbert Bécaud vont pousser Claude François à se jeter à corps perdu dans le travail, développant une discipline de fer, un sens du spectacle révolutionnaire et un perfectionnisme frôlant la folie pure. C’est cette humiliation originelle, tapie dans l’ombre des projecteurs, qui a forgé de toutes pièces le personnage public et l’énergie survoltée de Cloclo. Derrière les sourires de façade, le rythme frénétique de ses tubes et la légèreté apparente des chorégraphies de ses Claudettes se dissimulait en réalité un homme profondément blessé, hanté par le spectre de l’abandon et de la trahison. Si le public a applaudi l’idole pendant des décennies pour son incroyable dynamisme, c’est en réalité l’ombre envahissante de Gilbert Bécaud et la perte douloureuse de Janet Woollacott qui ont dicté, dans l’ombre, la rage de vaincre absolue et le destin hors norme du chanteur.