
Koh-Lanta : Zakariya revient sur son élimination aux portes de l’orientation et sa “défaite contre lui-même”
L’épisode 14 de Koh-Lanta : les reliques du destin, diffusé mardi soir sur TF1 et disponible en streaming sur TF1+, a marqué un tournant décisif dans la saison. À ce stade avancé de l’aventure, chaque erreur se paie cash, et c’est Zakariya qui en a fait les frais. L’aventurier, longtemps considéré comme solide malgré les épreuves, a vu son parcours s’arrêter brutalement à la veille de l’orientation, lors de l’épreuve d’immunité décisive remportée par Cynthia.
Son élimination n’est pas seulement sportive : elle est aussi mentale. Car ce dernier défi, celui des fameux dominos, a fait voler en éclats sa concentration et sa maîtrise de soi. Une défaite qu’il assume sans détour, en reconnaissant avoir été, selon ses propres mots, son “pire adversaire”.
Une épreuve où tout a basculé
Pour Zakariya, tout a commencé à se dégrader sur une épreuve particulièrement éprouvante, tant sur le plan physique que psychologique. Resté de longues heures face à un défi de patience et de précision, il n’a jamais réussi à trouver le bon rythme.
Très vite, la frustration a pris le dessus. La fatigue accumulée, la faim, mais aussi la pression du moment ont fini par créer une spirale négative dont il n’a pas réussi à sortir. Là où d’autres candidats parviennent à se recentrer malgré les conditions extrêmes, lui décrit une rupture totale de concentration.
Il reconnaît aujourd’hui ne même pas avoir une perception claire de la durée de l’épreuve, tant celle-ci lui a semblé interminable. Plus que le temps, c’est surtout l’incapacité à entrer dans le bon état mental qui l’a pénalisé. Une forme de blocage complet, qu’il résume simplement : il n’a “jamais réussi à accrocher” à l’épreuve.
“Mon pire adversaire, c’est moi”
Ce constat, Zakariya le formule avec une grande lucidité. Pour lui, cette élimination n’est pas liée à un manque de stratégie ou à un coup du sort, mais à une perte totale de contrôle émotionnel.
Il explique connaître ce type de réactions chez lui : lorsqu’il “dégoupille”, la mécanique s’enraye totalement. Dans cet état, il estime ne plus être en mesure de performer, peu importe les conditions.
Cette analyse sans concession montre un candidat qui refuse de se cacher derrière les excuses habituelles de l’émission. Ni la fatigue, ni les tensions sur le camp, ni même les stratégies adverses ne sont, selon lui, responsables de son échec. La conclusion est simple et brutale : il a perdu contre lui-même.
Des tensions, mais pas de justification
L’épisode avait pourtant été marqué par une ambiance tendue sur le camp, notamment entre les différentes alliances. Zakariya avait même eu une altercation verbale avec Daniel, figure expérimentée du jeu, quelques heures avant l’épreuve.
Mais l’aventurier refuse de faire de cet événement un facteur déterminant dans son élimination. Il reconnaît l’existence de tensions, mais insiste sur le fait que tous les candidats évoluaient dans les mêmes conditions. Pour lui, chacun devait être capable de gérer la pression.
Dans son analyse, certains adversaires ont même su mieux exploiter la psychologie du jeu, en semant le doute et en influençant les dynamiques internes. Mais cela ne change rien à son verdict personnel : son échec vient avant tout de sa propre instabilité du moment.
Un geste regretté face à Daniel
Moment particulièrement commenté de l’épisode : après son élimination, Zakariya a repoussé brusquement l’accolade de Daniel. Une réaction à chaud, rare dans l’histoire de Koh-Lanta, qui a surpris de nombreux téléspectateurs.
Avec le recul, il reconnaît que ce geste ne lui ressemble pas. Il explique avoir été submergé par l’émotion et la déception, au point de perdre toute retenue. Aujourd’hui, il tient à présenter ses excuses, notamment pour l’image envoyée aux plus jeunes téléspectateurs.
Il insiste sur le fait qu’une telle réaction n’était pas préméditée, mais qu’elle a été déclenchée par l’intensité du moment. Dans l’univers de Koh-Lanta, où tout est amplifié, les émotions peuvent parfois dépasser les candidats eux-mêmes.
Surtout, il précise que la situation avec Daniel est désormais apaisée. Les deux aventuriers ont pu échanger après coup, clarifier les tensions et repartir sur de bonnes bases.

Une aventure marquée par la pression et les regrets collectifs
Au-delà de son cas personnel, Zakariya revient aussi sur les erreurs collectives de son équipe, qui n’a pas su capitaliser sur ses avantages initiaux. Alors que le groupe rouge semblait en position favorable pour se qualifier en nombre à l’orientation, plusieurs défaites successives ont renversé la dynamique.
Sans chercher à pointer des responsables précis, il évoque une accumulation de mauvais choix et de moments de doute. Dans ce type de jeu, explique-t-il, les retournements de situation sont souvent liés à la psychologie autant qu’à la stratégie pure.
Il reconnaît toutefois que les adversaires ont su tirer parti de ces failles, notamment en instillant du doute dans les esprits et en exploitant les fragilités mentales des concurrents.
Une aventure personnelle au-delà du jeu
Si son parcours s’arrête aux portes de la phase finale, Zakariya retient néanmoins une expérience profondément marquante. Il avait rejoint Koh-Lanta avec une motivation personnelle forte : tourner une page difficile de sa vie, marquée notamment par la perte brutale de son meilleur ami.
Avec le recul, il estime que cette blessure ne disparaît jamais complètement. L’émission ne lui a pas offert de guérison miracle, mais une autre forme d’apprentissage : celle d’apprendre à vivre avec la douleur plutôt qu’à l’effacer.
Malgré l’élimination, il se dit fier de son parcours et de l’image qu’il a donnée. Il insiste sur la cohérence entre son comportement sur le camp et sa personnalité dans la vie quotidienne, ce qu’il considère comme une réussite essentielle.
Retour à la vie normale et regard sur la notoriété
De retour à la vie civile, Zakariya reprend son quotidien de maître-nageur dans un établissement de luxe sur la Croisette à Cannes. Une routine qu’il apprécie et qu’il n’envisage pas de bouleverser malgré la visibilité apportée par l’émission.
Il reconnaît toutefois que son passage dans Koh-Lanta a changé un détail concret : celui des regards extérieurs. Les demandes de photos et les reconnaissances dans la rue sont devenues plus fréquentes, ce qu’il prend avec humour et distance.
Mais il insiste sur un point : il ne souhaite pas changer de vie ni entrer dans une logique de médiatisation. Pour lui, l’essentiel reste de rester fidèle à lui-même.
Un message final tourné vers les autres
Au-delà de son aventure personnelle, Zakariya souhaite transmettre un message plus large. Il espère que son parcours pourra inspirer des personnes en difficulté, qu’il s’agisse de mal-être, de surpoids ou de dépression.
Sans prétendre donner de leçon, il met en avant l’idée que la confiance en soi et la persévérance peuvent ouvrir des portes inattendues. Même dans un jeu aussi exigeant que Koh-Lanta, il estime avoir prouvé qu’il est possible d’aller plus loin que ce que l’on pense pouvoir supporter.
Son élimination marque la fin d’une aventure, mais pas celle du récit qu’il construit autour d’elle : celui d’un candidat lucide, parfois débordé par ses émotions, mais profondément attaché à l’authenticité de son parcours.