Sahara marocain : la décision surprise de la Gambie qui provoque la colère de l’Algérie (Polisario)

L’Afrique de l’Ouest est devenue le théâtre d’un affrontement géopolitique majeur dont les répercussions ébranlent l’ensemble du continent. En accueillant la vingtième session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Banjul, la Gambie ne s’attendait probablement pas à se retrouver au centre d’une tempête diplomatique d’une telle ampleur. Pourtant, la décision souveraine des autorités gambiennes d’interdire une conférence parallèle consacrée au Sahara a mis le feu aux poudres, déclenchant l’ire immédiate de l’Algérie et des partisans du Front Polisario. Cet événement, loin d’être un simple incident de protocole, met en lumière les mutations profondes et irréversibles des équilibres diplomatiques en Afrique.
L’édition 2026 de cette grande rencontre panafricaine restera sans aucun doute gravée dans les annales comme celle de la rupture. Tout a basculé lorsque le gouvernement gambien a décidé de poser son veto à la tenue d’un événement parallèle intitulé « Briser le silence sur la protection des défenseurs des droits humains au Sahara occidental ». Cette table ronde, programmée en marge des travaux officiels de la Commission, devait être portée par un collectif d’organisations non gouvernementales et un groupe d’États ouvertement favorables aux thèses du front séparatiste. En interdisant purement et simplement cette réunion, Banjul a porté un coup d’arrêt brutal aux ambitions de propagande du Polisario sur son territoire.
La réaction des organisateurs et des soutiens des séparatistes ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel particulièrement virulent daté du 13 mai 2026, le collectif d’ONG a dénoncé ce qu’il qualifie de tentative de museler les voix des militants sahraouis. Exigeant le rétablissement immédiat de l’événement annulé, les signataires ont lancé un avertissement solennel, affirmant que cette censure risquait de compromettre gravement l’engagement historique de la Commission africaine en faveur de la transparence, de la participation citoyenne et de la protection de l’espace civique sur le continent.
Mais derrière la rhétorique humanitaire, c’est bien la frustration politique qui s’exprime. Les soutiens du Front Polisario, totalement pris de court par la fermeté gambienne, ont rapidement politisé l’affaire en pointant du doigt le Royaume du Maroc. Le mouvement séparatiste n’a pas hésité à évoquer une prétendue ingérence de parties proches de Rabat dans ce choix gouvernemental. Pour le Polisario et son principal parrain, l’Algérie, l’annulation de cette conférence est un camouflet insupportable, le signe évident que leur capacité d’influence au sein des instances africaines est en train de s’effondrer.
Du côté de Rabat, la lecture de cet événement est diamétralement opposée. Les observateurs marocains et les cercles diplomatiques y voient une illustration éclatante du changement de paradigme qui s’opère en Afrique concernant la question du Sahara marocain. Ce choix de la Gambie n’a en réalité rien d’un hasard ou d’une décision de dernière minute. Il s’inscrit dans la droite ligne d’une politique étrangère claire, cohérente et courageuse que le pays d’Afrique de l’Ouest déploie depuis plusieurs années en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc.

L’histoire récente des relations entre Banjul et Rabat témoigne de cette alliance indéfectible. En janvier, la Gambie avait franchi un pas historique et hautement symbolique en inaugurant officiellement son consulat général à Dakhla, une ville clé des provinces du Sud du Maroc. En ouvrant cette représentation diplomatique, la Gambie rejoignait une dynamique internationale de grande envergure, marquée par la reconnaissance successive par de nombreux États de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Cet acte fort démontrait déjà que pour la Gambie, l’avenir de cette région s’écrit sous la bannière du Royaume chérifien.
Pour le Maroc, la position ferme adoptée par la Gambie lors de la session de la Commission africaine des droits de l’homme confirme une réalité de plus en plus difficile à contester pour ses adversaires : l’isolement progressif et inexorable des thèses séparatistes sur le continent africain. Pendant des décennies, le Polisario et l’Algérie ont utilisé les forums continentaux, et plus particulièrement ceux liés aux droits de l’homme, comme des tribunes politiques pour attaquer le Maroc et tenter de légitimer leur cause. Aujourd’hui, cette stratégie semble à bout de souffle.
L’affaiblissement diplomatique du régime algérien est désormais visible au grand jour. Alors que les réseaux pro-Polisario tentent de déplacer le débat sur le terrain du recul de l’espace civique et des libertés, la majorité des États africains adopte une posture beaucoup plus pragmatique et légaliste. Il existe une volonté grandissante au sein des capitales africaines d’éviter la politisation outrancière des institutions panafricaines par des agendas séparatistes qui menacent la stabilité et la souveraineté des nations. En refusant de laisser transformer un forum de droits de l’homme en un tribunal politique anti-marocain, la Gambie a tracé une ligne rouge très claire.
Cette nouvelle séquence diplomatique démontre une fois de plus, si besoin était, que le dossier du Sahara marocain demeure au cœur des rapports de force et des dynamiques de pouvoir en Afrique. Chaque événement international devient le miroir des alliances qui se nouent et se dénouent. Le temps où les thèses séparatistes bénéficiaient d’une oreille attentive par automatisme idéologique semble bel et bien révolu. Les nations africaines, tournées vers le développement économique, la sécurité collective et l’intégration régionale, privilégient désormais des partenariats solides et stratégiques avec le Maroc, perçu comme un moteur de croissance et de stabilité pour tout le continent.
L’incident de Banjul fera date. Il marque le refus d’un État souverain de se laisser dicter son agenda par des forces de division et confirme le leadership grandissant du Maroc dans ses provinces sahariennes. Face à la colère d’Alger et au désarroi du Polisario, la Gambie a choisi la voie de la cohérence diplomatique, renforçant ainsi sa position d’allié de premier plan de Rabat. La bataille diplomatique est loin d’être terminée, mais les équilibres ont définitivement basculé, laissant le camp séparatiste plus isolé que jamais dans une Afrique qui aspire à l’unité et à la clarté.