« Je veux faire comme maman » : comment Zoé Marchal a suivi les traces de Catherine Marchal… dans une famille où même la séparation n’a jamais brisé les liens

À seulement 28 ans, Zoé Marchal est devenue l’un des visages les plus remarqués de la nouvelle génération du cinéma français. Entre films Netflix, séries à succès et projets audacieux, la jeune comédienne multiplie les rôles sans jamais se laisser enfermer dans une seule image. Pourtant, derrière cette ascension rapide se cache une histoire familiale…
À seulement 28 ans, Zoé Marchal est devenue l’un des visages les plus remarqués de la nouvelle génération du cinéma français. Entre films Netflix, séries à succès et projets audacieux, la jeune comédienne multiplie les rôles sans jamais se laisser enfermer dans une seule image. Pourtant, derrière cette ascension rapide se cache une histoire familiale particulière, profondément marquée par l’influence de ses deux parents, Olivier Marchal et Catherine Marchal.
Pour comprendre comment Zoé Marchal est devenue actrice, il faut remonter bien avant ses premiers tournages. Bien avant Netflix, les tapis rouges et les plateaux de cinéma. À une époque où elle n’était encore qu’une petite fille fascinée par le monde du spectacle.
Aujourd’hui omniprésente sur les écrans, Zoé Marchal a véritablement attiré l’attention du grand public en 2023 grâce au film Nouveaux riches. Dans cette comédie déjantée produite par Netflix, elle interprète Stéphanie, un personnage à contre-courant des rôles glamour auxquels on aurait pu la cantonner.
Pour les besoins du personnage, l’actrice accepte même de transformer complètement son apparence. Elle prend plusieurs kilos, abandonne son image de blonde sophistiquée et assume un look volontairement éloigné des standards habituels du cinéma. Une prise de risque qui marque un tournant dans sa carrière.
Cette performance lui ouvre rapidement de nouvelles portes. Les projets s’enchaînent alors à grande vitesse.
On la retrouve ensuite dans Coka Chicas, où elle incarne une jeune femme prête à tout pour gagner de l’argent en devenant mule dans les Caraïbes. Puis vient la série Netflix Les Lionnes, dans laquelle elle interprète une jeune femme bipolaire participant à une série de braquages avec ses amies.
Mais Zoé Marchal refuse de s’installer dans un registre unique. Alors que certains producteurs auraient pu continuer à lui proposer des personnages durs ou rebelles, elle choisit au contraire de surprendre encore.
Son prochain projet, La Poupée, en est l’exemple parfait. Elle y joue Audrey, une poupée en silicone qui prend mystérieusement vie. Derrière cette apparence légère se cache une satire sociale abordant avec humour les rapports hommes-femmes et certaines contradictions de la société contemporaine.
Cette capacité à naviguer entre les genres n’est pourtant pas née par hasard.
Depuis sa naissance, Zoé Marchal évolue dans un univers où le cinéma, le théâtre et la télévision occupent une place centrale.

Son père, Olivier Marchal, est considéré comme l’un des maîtres du polar français. Ancien policier devenu scénariste, réalisateur et acteur, il a signé des œuvres majeures comme 36 Quai des Orfèvres, Braquo ou encore Flics.
Sa mère, Catherine Marchal, possède également une carrière riche de plusieurs décennies. Les téléspectateurs l’ont notamment retrouvée dans Ici tout commence, Léo Mattéï, Brigade des mineurs ou encore Brocéliande.
Grandir au sein d’une telle famille aurait pu provoquer une forme de rejet ou une volonté de suivre un chemin totalement différent. Chez Zoé, c’est l’inverse qui s’est produit.
Très jeune, elle accompagne régulièrement sa mère au théâtre. Elle observe les coulisses, les préparatifs avant les représentations, les comédiens qui répètent et surtout les réactions du public.
C’est là que naît sa vocation.
« Quand ma mère jouait au théâtre, j’étais souvent dans les coulisses, je voyais le public applaudir, rire, et je me disais : “Je veux faire comme maman” », a-t-elle confié avec émotion.
Cette admiration sincère pour sa mère constitue l’un des fils rouges de son parcours.
Pourtant, l’histoire familiale des Marchal aurait pu être plus compliquée.
Après vingt années de mariage, Olivier et Catherine Marchal décident en effet de mettre fin à leur vie de couple en 2015. Une séparation qui aurait pu bouleverser l’équilibre familial.
Mais les deux acteurs prennent une décision rare.
Ils choisissent de ne pas divorcer.

Au fil des années, Catherine Marchal expliquera à plusieurs reprises que cette situation leur convient parfaitement. Selon elle, leur rupture n’a jamais détruit l’essentiel.
Ils continuent à élever ensemble leurs quatre enfants : Léa, Zoé, Ninon et Basile.
Ils poursuivent également certaines collaborations professionnelles.
Plus surprenant encore, ils continuent à passer du temps ensemble en famille, y compris pendant les vacances.
« Nous partons en vacances ensemble », expliquait Catherine Marchal. « Nos enfants sont élevés par leurs deux parents. Notre relation est unique. »
De son côté, Olivier Marchal a toujours tenu un discours similaire, affirmant que leur bonne entente avait été préservée avant tout pour le bien-être de leurs enfants.
Avec le temps, Catherine Marchal est même allée jusqu’à refuser le terme de « séparation ».
Selon elle, leur mode de fonctionnement a simplement évolué sans remettre en cause leur famille, leur amitié ou leur complicité professionnelle.
Cette stabilité familiale a probablement joué un rôle important dans le développement de Zoé Marchal.
Contrairement à de nombreux enfants de célébrités, elle n’a jamais semblé enfermée dans les conflits ou les tensions souvent associés aux ruptures médiatisées.
Elle a grandi dans un environnement où ses parents, malgré la fin de leur histoire d’amour, ont continué à avancer ensemble autour d’un objectif commun : leurs enfants.
Aujourd’hui, alors que sa carrière prend une ampleur grandissante, Zoé Marchal poursuit son propre chemin.
Bien sûr, elle reste la fille de Catherine et Olivier Marchal. Un héritage qu’elle ne renie jamais.
Mais à mesure que les rôles s’accumulent et que son nom s’impose dans le paysage audiovisuel français, elle construit peu à peu sa propre identité artistique.
La petite fille qui regardait sa mère recevoir les applaudissements depuis les coulisses n’a finalement pas seulement réussi à « faire comme maman ».
Elle est en train de devenir, à sa manière, l’une des actrices les plus prometteuses de sa génération.