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Epstein : Et si l’épicentre du scandale n’était pas New York… mais Paris ? Le livre qui met Macron dans l’embarras

Epstein : Et si l’épicentre du scandale n’était pas New York… mais Paris ? Le livre qui met Macron dans l’embarras

Un pavé de 304 pages vient de tomber en librairie et risque de faire trembler les plus hautes sphères de l’État français. Intitulé Epstein : Les secrets de la filière française, l’ouvrage du journaliste d’investigation Frédéric Ploquin, publié ce 20 mai 2026, ne se contente pas de rouvrir un dossier explosif : il affirme haut et fort que l’affaire Epstein n’est pas seulement une affaire américaine, mais bien une affaire française, avec Paris comme épicentre.

Alors que de nombreux observateurs pensaient le sujet enterré ou relégué aux États-Unis, ce livre jette un éclairage cru sur le volet hexagonal du scandale. Et les révélations tombent au plus mauvais moment pour Emmanuel Macron.

Dès les premières pages, Frédéric Ploquin retrace le parcours glaçant de Jean-Luc Brunel, figure majeure de l’industrie de la mode française. Recruté dans les années 1970 par Claude François comme « chasseur de filles » pour son magazine Absolu et son agence de mannequins, Brunel devient rapidement un agent influent. Malgré des accusations graves dès 1988 (enquête de CBS), des alertes dans les années 90 et 2000, des livres et des documentaires, il poursuit sa carrière sans encombre. Il devient ensuite l’ami intime et le partenaire financier de Jeffrey Epstein, servant de rabatteur de jeunes filles vulnérables pour le réseau.

Le livre ne s’arrête pas à ce personnage central. Ploquin décrit un véritable système d’impunité qui a duré plus de quarante ans. Un système où richesse, connexions puissantes et protections au plus haut niveau ont permis à des actes pédocriminels de se dérouler en toute tranquillité. Des grandes entreprises, des organisations internationales, des têtes de pays et des institutions : le livre élargit la focale et montre comment ce réseau a prospéré grâce aux silences et aux complicités.

Le 18 mai, invité sur France Info, Frédéric Ploquin n’a pas mâché ses mots : « L’affaire Epstein est une affaire française. Ce n’est pas un truc américain. L’épicentre du système, c’était Paris, le fameux 22 avenue Foch. » Des propos qui résonnent comme un coup de tonnerre.

Russia trying to use Epstein to discredit Macron, French source says

À peine quelques jours plus tôt, le 17 mai, le parquet de Paris révélait qu’une dizaine de nouvelles victimes présumées s’étaient manifestées en France. Au total, une vingtaine de victimes ont désormais contacté les autorités françaises. Le parquet a ouvert une enquête pour traite des êtres humains, cherchant notamment à identifier les complices qui auraient facilité les crimes d’Epstein sur le sol français. L’association Innocence en Danger a lancé un appel à témoins, dénonçant le « déni » en France et rappelant l’implication lourde du pays : résidence parisienne d’Epstein, nationalité française de Ghislaine Maxwell, recruteurs présumés et possibles complicités dans plusieurs milieux.

Face à ces éléments, le refus répété d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire interroge. Yaël Braun-Pivet à l’Assemblée nationale et Gérard Larcher au Sénat bloquent toujours cette demande, portée depuis des mois par plusieurs voix, dont le mouvement Les Patriotes. Pour beaucoup, ce blocage devient incompréhensible, voire insoutenable, au regard des nouvelles révélations.

Le livre de Ploquin met également en lumière les contradictions du président de la République. Le 9 février 2026, Emmanuel Macron déclarait : « C’est une affaire qui concerne surtout les États-Unis. Il faut que la justice là-bas fasse son travail. » Une position qui contraste violemment avec les conclusions de l’enquête de Ploquin, qui place Paris au cœur du dispositif.

L’entourage proche du président n’est pas non plus épargné par les rumeurs et les mentions dans le dossier. Le nom d’Ariane de Rothschild, souvent cité dans les cercles liés à Epstein, revient régulièrement dans les discussions sur les connexions françaises. Le livre ravive toutes ces questions restées sans réponse claire.

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte où les grands médias traditionnels restent très discrets. Seuls quelques titres ont évoqué la sortie du livre, tandis que les réseaux et les médias alternatifs, notamment patriotiques, relaient l’information avec force. Pour les militants de la vérité, ce silence médiatique renforce la nécessité d’une commission d’enquête indépendante qui examine les défaillances administratives, politiques et les éventuelles complicités institutionnelles.

Les demandes sont précises : ouvrir une commission d’enquête sur le traitement de l’affaire par les autorités françaises, donner plus de moyens au parquet de Paris, et assurer une meilleure coordination avec la justice américaine pour protéger les victimes francophones. Il ne s’agit pas de se substituer à la justice, mais de comprendre pourquoi ce système a pu prospérer si longtemps sur le territoire national.

Le mouvement Les Patriotes a relancé une pétition nationale exigeant cette commission d’enquête. Les organisateurs appellent à la signer et à la partager massivement. « Nous ne lâcherons pas le morceau jusqu’à la victoire », martèlent-ils, estimant que vérité et justice doivent primer sur les considérations politiques.

Cette affaire dépasse largement le cadre judiciaire. Elle pose la question de la protection des élites et de l’impunité dont elles bénéficieraient. Quarante ans de silences, de carrières protégées malgré les alertes, et un réseau international qui aurait trouvé en France un terrain particulièrement favorable : voilà ce que met en lumière le travail rigoureux de Frédéric Ploquin.

Les prochaines semaines s’annoncent décisives. La sortie du livre, les nouvelles victimes, l’appel à témoins et la pression citoyenne pourraient-ils faire bouger les lignes au Parlement ? Ou les blocages institutionnels vont-ils perdurer ?

Pendant ce temps, la société française attend des réponses. Les victimes, qu’elles soient françaises ou liées à la France, méritent que la lumière soit faite. Pas seulement sur les coupables directs, mais aussi sur le système qui les a couverts.

L’affaire Epstein, version française, est loin d’être refermée. Avec ce livre courageux, elle revient au premier plan et oblige chacun à se positionner : d’un côté ceux qui veulent la transparence totale, de l’autre ceux qui préfèrent que certaines portes restent fermées.

Le combat pour la vérité continue. Et il semble que ni le temps, ni les blocages politiques, ne parviendront à l’étouffer complètement.

 

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