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TRAHISON AU SOMMET DE L’ÉTAT : L’ex-patron de la police Farid Bencheikh inculpé d’espionnage — Le dossier noir des “votes truqués” qui fait trembler la Présidence !

TRAHISON AU SOMMET DE L’ÉTAT : L’ex-patron de la police Farid Bencheikh inculpé d’espionnage — Le dossier noir des “votes truqués” qui fait trembler la Présidence !

Le tribunal militaire de Blida s’apprête à devenir le théâtre d’une confrontation historique. Ce n’est plus une simple affaire de corruption ou d’abus de fonction qui est examinée, mais une accusation de haute trahison qui frappe de plein fouet Farid Zinedine Bencheikh, l’homme qui a dirigé la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) d’une main de fer entre 2021 et 2024.

L’acte d’accusation est une véritable onde de choc : espionnage, intelligence avec des puissances étrangères, et complot contre les institutions de l’État. Mais l’élément qui met aujourd’hui le feu aux poudres est l’ouverture d’une enquête parallèle sur une liste noire : celle des responsables et officines ayant “truqué” les processus de décision pour imposer Bencheikh au sommet de la police algérienne, malgré des alertes rouges émises dès le départ par certains services de renseignement.

L’ombre des puissances étrangères

Le cœur nucléaire de ce dossier réside dans les connexions internationales de Bencheikh. Les enquêteurs de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA) auraient accumulé des preuves matérielles accablantes sur ses échanges réguliers avec des officiers de liaison de services de renseignement occidentaux, notamment français. On parle de rencontres discrètes, de partages de dossiers classés “Secret Défense” et d’une coordination étroite avec un ancien attaché de sécurité de l’ambassade de France, déjà expulsé par Alger pour des activités suspectes.

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Plus grave encore, l’enquête s’étend à des liens avec des cercles académiques et sécuritaires basés à Paris, soupçonnés de servir de couverture à des officines de renseignement encore plus opaques, incluant des analystes liés à des intérêts israéliens. Comment un homme au profil aussi controversé a-t-il pu franchir tous les filtres de sécurité pour s’installer dans le fauteuil de “Monsieur Sécurité” de l’Algérie ? C’est ici que le scandale des “votes truqués” et des nominations forcées prend tout son sens.

Le système de la “fraude institutionnelle”

L’investigation actuelle ne se contente pas de juger l’individu ; elle dissèque le système qui l’a produit. L’enquête sur la liste des personnes ayant favorisé son ascension révèle un mécanisme de “votes truqués” au sein des instances de décision. Il ne s’agit pas ici d’une élection populaire, mais de la manipulation des rapports d’habilitation et des votes de confiance au sein du cercle restreint du pouvoir.

Certains hauts responsables de la Présidence, dont le nom commence à circuler dans les couloirs de la justice militaire, auraient délibérément falsifié des enquêtes de moralité pour masquer le passé “toxique” de Bencheikh à l’étranger. En échange de cette promotion fulgurante, l’ex-patron de la police aurait servi de “bras armé” pour neutraliser les adversaires politiques de ses parrains, utilisant les moyens de l’État pour mener des campagnes de cyber-harcèlement et de déstabilisation contre des généraux et des cadres intègres de l’armée.

Une guerre de clans sans merci

La chute de Bencheikh est le résultat d’une guerre de tranchées entre le clan de la Présidence, qui l’a protégé jusqu’au bout, et les services de renseignement militaire (DGSI et DDSE) qui voyaient en lui une menace directe pour la stabilité nationale. Bencheikh ambitionnait de créer une “Super-Structure” policière, absorbant le renseignement intérieur pour devenir l’unique interlocuteur sécuritaire du pays, sur le modèle de certains pays voisins. Ce plan, s’il avait réussi, aurait placé l’Algérie sous la coupe d’un homme dont les loyautés étaient, au mieux, floues, et au pire, acquises à l’étranger.

Le procès de Blida est donc celui de la vérité. Les enquêteurs cherchent à comprendre si Bencheikh n’était qu’un opportuniste ou s’il était le pivot d’un projet plus vaste visant à affaiblir les capacités de défense de l’Algérie en pleine crise géopolitique régionale. La liste des complices, ceux qui ont “truqué le jeu” pour le mettre en place, est la clé de voûte de cette affaire. Sa divulgation pourrait provoquer une purge sans précédent au sein de l’administration centrale.

L’avenir du régime en jeu

Alors que les débats s’ouvrent, la tension est à son comble. Le régime de Tebboune joue sa crédibilité. La justice militaire, en se saisissant de ce dossier, envoie un message clair : personne n’est au-dessus de la sécurité de la patrie. L’inculpation pour espionnage est un signal envoyé aux puissances étrangères que les “relais” locaux sont désormais identifiés et neutralisés.

Cependant, la question demeure : jusqu’où ira l’enquête sur les complicités ? Si la liste des personnes ayant truqué son ascension est révélée au public, elle pourrait emporter avec elle des piliers du Palais d’El Mouradia. Bencheikh, acculé, pourrait lui-même décider de “tout déballer” pour éviter la peine maximale, transformant le tribunal de Blida en une véritable boîte de Pandore.