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Tindouf : le plan machiavélique d’Alger rejeté par Rabat et Washington

Tindouf : le plan machiavélique d’Alger rejeté par Rabat et Washington

Bonjour à tous et bienvenue sur Maroc 24. En ce 1er mai 2026, le régime algérien Aculé avance une manœuvre sur les camps de Tindouf en proposant leur transfert vers la zone tampon. Une parade de dernière minutes soufflée sous la pression de l’administration Trump mais rejeté sans détour par Rabat et Washington.

 Derrière cette fuite en avant, Alger révèle surtout l’impasse d’un pouvoir qui improvise quand le réel le rattrape. Le démantellement des camps de Tindouf a été abordé par le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Lando lors de son entretien avec le président algérien Abdel Majid Teboun et son ministre des affaires étrangères Ahmed Ataf selon des sources marocaines bien informées citées par Yabiladi.

 En réponse à cette demande, Teboun a initialement demandé du temps pour envisager une éventuelle opération de démantellement sans toutefois rejeter explicitement la requête américaine. Il a proposé au numéro 2 de la diplomatie américaine de transférer les Sarais des camps vers la zone tampon située à l’est du mur des sables des forces armées royales Phare.

 Cette proposition est perçue comme une solution piège visant principalement à accréditer la thèse des territoires libérés défendu par le polissario depuis le Cess feu du 26 septembre 1991. Elle reviendrait de facto à reconnaître un contrôle de la prétendue République arabe sarawioui démocratique RASD sur une partie du Sahara marocain.

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 [musique] Un contrôle que la réalité sur le terrain contredit. Depuis son retrait des accords de Cessu le 13 novembre 2020, le polissario a perdu toute possibilité de présence civile et militaire effective dans cette zone. L’offre algérienne a été rejetée à la fois par le Maroc et les États-Unis. Du côté des Nations- Unies, aucune position officielle n’a été exprimée à ce stade sur cette hypothèse de transfert.

 De plus, Rabat a clairement indiqué lors des deux rounds de discussion tenu en février sous l’égion Trump, qu’il n’est à accueillir que les Sarais ayant justifié des origines avec le territoire du Sahara marocain. Le recensement organisé par l’Espagne en 1974 pourrait servir de base pour identifier les habitants des camps de Tindouf ayant réellement des liens avec le territoire.

Yabiladi a appris que le gouvernement espagnol a remis aux Nations-Unies la liste exhaustive des personnes recensées par Madrid afin de faciliter l’identification des personnes éligibles à un éventuel retour. Ce document que le polissarot avait tenté de falsifier dans les années 90 permettrait également de contester la présence de milliers d’individus venus gonfler artificiellement les chiffres de la population des camps.

 Le recensement espagnol exclut par ailleurs certains groupes notamment des rubibates d’origine algérienne dont plusieurs occupent ou ont occupé des postes clés au sein de l’appareil du policario. Après des décennies de gestion contestée du dossier du Sahara, l’Algérie se retrouve aujourd’hui dans une position délicate.

 La présence sur son territoire de milliers de personnes dont une partie est armée, formée militairement et de surcroix entretient des connexions avec des groupes séparatistes ou djihadistes actifs au Sahel constitue un défi sécuritaire majeur pour le régime algérien. Dans ce contexte, la proposition de transférer les camps de Tindouf vers la zone tampon apparaît comme une tentative d’Alger d’éviter de payer les conséquences de son échec politique prolongé sur le dossier du Sahara.

 Pour rester informé, je vous invite à regarder les vidéos [musique] Maroc 24 qui s’affichent sur votre écran. [musique] [musique]