“T’étais en couple avec lui, c’est pas possible !”, Flavie Flament recadrée par une candidate des Anges, Linda Roubine, sur l’affaire Bruel
L’affaire Patrick Bruel n’en finit plus de provoquer des réactions, des débats et des prises de parole parfois très brutales. Alors que le chanteur et comédien de 67 ans se retrouve au cœur d’un dossier judiciaire particulièrement sensible, une nouvelle voix s’est invitée dans la tempête médiatique : celle de Linda Roubine, ancienne candidate de téléréalité connue pour son franc-parler sans filtre. Et cette fois, ses mots ont immédiatement mis le feu aux réseaux sociaux.

Tout est parti d’une vidéo publiée sur Instagram. Face caméra, Linda Roubine a décidé de commenter l’affaire Patrick Bruel, visant notamment Flavie Flament, l’une des femmes ayant pris la parole contre le chanteur. Très vite, le ton est monté. L’ancienne candidate des Anges a lancé une phrase qui a glacé une partie des internautes : « Tu étais en couple avec lui, c’est pas possible ! » Une déclaration qui, en quelques heures, a déclenché une avalanche de réactions indignées.
Dans cette affaire, Patrick Bruel est mis en cause par plusieurs femmes pour des faits présumés de viols, d’agressions sexuelles et de harcèlement. Selon les éléments rapportés, certaines plaintes concerneraient des faits anciens, dont plusieurs seraient prescrits à ce stade de l’enquête. Le parquet de Nanterre aurait requis des mesures fortes après la garde à vue du chanteur, tandis que la justice doit désormais déterminer les suites judiciaires du dossier. Il est important de rappeler que Patrick Bruel bénéficie, comme toute personne mise en cause, de la présomption d’innocence.
Mais au-delà du volet judiciaire, c’est désormais le débat public qui s’enflamme. Flavie Flament, animatrice de 51 ans, aurait porté plainte pour des faits qui se seraient déroulés en 1991, alors qu’elle était âgée de 16 ans. Lorsqu’elle a appris la garde à vue de Patrick Bruel, elle a exprimé son soulagement de voir, selon elle, la parole des victimes enfin entendue par la justice. Une réaction forte, largement relayée, mais qui n’a pas convaincu tout le monde.
Linda Roubine, elle, a choisi de s’exprimer de manière frontale. « Moi je veux bien les croire, mais pourquoi maintenant ? », a-t-elle demandé dans sa vidéo. Avant d’ajouter, en visant directement Flavie Flament : « Mais tu étais en couple avec lui, c’est pas possible ! » Pour l’ancienne figure de téléréalité, la temporalité des plaintes soulève des interrogations. Elle a également évoqué les fans qui assistaient aux concerts de Patrick Bruel, estimant ne pas comprendre pourquoi certaines femmes dénoncent aujourd’hui des faits anciens.
Ces propos ont immédiatement choqué une partie du public. Pour de nombreux internautes, les déclarations de Linda Roubine minimisent la complexité des violences sexuelles présumées et ignorent les mécanismes du silence, de la peur, de l’emprise ou du traumatisme. Sur les réseaux sociaux, les commentaires ont fusé. « Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? », « Il faut se taire plutôt que dire des âneries », ou encore « Mon Dieu, autant de bêtises en si peu de temps », pouvait-on lire sous les publications relayant sa prise de parole.
Ce qui choque particulièrement, c’est l’idée selon laquelle une relation passée empêcherait toute dénonciation. Or, dans les débats autour des violences sexuelles, de nombreux spécialistes rappellent régulièrement qu’un lien affectif, professionnel ou intime ne suffit jamais à exclure la possibilité de faits graves. C’est précisément ce point qui a provoqué la colère de plusieurs internautes : pour eux, la phrase de Linda Roubine renvoie à une vision dépassée, voire dangereuse, de la parole des victimes.
Pourtant, Linda Roubine n’est pas nouvelle dans l’art de provoquer. Révélée en 2012 dans Qui veut épouser mon fils ?, puis popularisée par ses participations aux Anges de la téléréalité et aux Cinquante 3, elle s’est toujours distinguée par son tempérament direct. À 72 ans, elle continue de donner son avis sans détour, souvent au risque de créer la polémique. Mais cette fois, le sujet touche à une affaire judiciaire grave, impliquant des accusations lourdes et des personnes réelles. La frontière entre opinion personnelle et propos blessants devient alors extrêmement sensible.
De son côté, Flavie Flament n’a pas immédiatement répondu à cette attaque publique. Mais son nom se retrouve, une fois encore, au centre d’une exposition médiatique intense. Dans une affaire aussi délicate, chaque phrase, chaque réaction et chaque silence prennent une dimension énorme. Les soutiens de l’animatrice dénoncent une tentative de discréditer sa parole, tandis que d’autres estiment que le débat judiciaire ne devrait pas être tranché sur Instagram ou dans les commentaires.
L’affaire Patrick Bruel, elle, continue donc de s’épaissir. Entre procédure judiciaire, déclarations publiques, réactions de célébrités et tensions sur les réseaux sociaux, le dossier dépasse désormais largement le cadre d’une enquête classique. Il est devenu un miroir brutal de la société française face à la parole des femmes, à la célébrité, à la prescription et au poids du doute.
Une chose est certaine : la sortie de Linda Roubine a ajouté une couche explosive à une affaire déjà brûlante. Sa phrase, « Tu étais en couple avec lui, c’est pas possible ! », restera comme l’un des moments les plus commentés de cette polémique. Pour certains, elle dit tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Pour beaucoup d’autres, elle illustre au contraire l’incompréhension persistante autour des violences présumées et du temps parfois nécessaire pour parler.
Dans les prochains jours, les décisions judiciaires seront scrutées de près. Mais sur les réseaux sociaux, le procès médiatique, lui, a déjà commencé.