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Secrets d’Etat. Le Procès Farid Bencheikh étouffé à Blida : Qui sont les “intouchables” protégés ?

Secrets d’Etat. Le Procès Farid Bencheikh étouffé à Blida : Qui sont les “intouchables” protégés ?

Le tribunal militaire de Blida vient de basculer dans le chaos. Le procès historique de Farid Bencheikh, l’ex-patron de la police algérienne accusé de haute trahison et d’intelligence avec des puissances étrangères, a été reporté sine die sous la pression directe de la présidence. Ce blocage révèle une vérité explosive : si l’espion parle, c’est tout l’édifice d’Abdelmadjid Tebboune qui s’effondre. Entre secrets défense et manipulations macabres, découvrez pourquoi le palais d’El Mouradia tremble devant son propre serviteur. (80 mots)

Le procès de tous les dangers : Un huis clos sous haute tension

Le 28 avril 2026 devait marquer un tournant dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Pour la première fois, un directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) devait répondre des chefs d’accusation les plus graves du code pénal militaire : espionnage et collusion avec des puissances étrangères. Pourtant, à 11h30, dans une salle verrouillée du tribunal militaire de Blida, le verdict est tombé, non pas sur la culpabilité de l’accusé, mais sur le silence de la justice. Un report à une « date ultérieure non déterminée », une anomalie juridique qui trahit l’ingérence brutale du politique dans le judiciaire.

Farid Bencheikh n’est pas un accusé ordinaire. Sur le banc des prévenus, il est entouré de figures déchues : les frères Benacer, des colonels des services secrets, et même des fils de généraux influents comme Hakim Zerred. Ce réseau est soupçonné d’avoir orchestré une vaste opération de déstabilisation des institutions sécuritaires algériennes au profit d’officines étrangères, notamment françaises. Mais le report de ce procès n’est pas un simple aléa de calendrier ; c’est une opération de sauvetage désespérée menée par le sommet de l’État pour empêcher une déflagration de vérités compromettantes.

L’ombre d’El Mouradia : La complicité au sommet

Le cœur du scandale ne réside pas seulement dans les actes de Bencheikh, mais dans sa nomination et son maintien au pouvoir par Abdelmadjid Tebboune. Le dossier révèle des connexions suspectes avec un ancien ambassadeur de France et un attaché de sécurité intérieure, expulsé par la suite pour espionnage. Comment un homme ayant contracté un mariage blanc en France pour obtenir des papiers et ayant investi dans l’immobilier à l’étranger a-t-il pu siéger au Haut Conseil de Sécurité ?

La réponse est effrayante : Bencheikh aurait été l’exécuteur des basses œuvres du clan présidentiel. En alimentant des cyberactivistes à l’étranger pour calomnier l’état-major de l’armée et les services de renseignement, il visait à neutraliser tout contre-pouvoir à la présidence. Condamner Bencheikh pour haute trahison, c’est condamner ceux qui l’ont placé là. La présidence algérienne tente aujourd’hui de noyer l’affaire en faisant porter le chapeau à des seconds couteaux comme les frères Benacer, espérant ainsi protéger le directeur de cabinet Boualem Boualem et, par extension, le président Tebboune lui-même.

Un système au bord de l’implosion : La trahison comme mode de gouvernance

L’affaire Bencheikh est le miroir déformant d’un régime où la paranoïa et le complot servent de boussole. Les révélations sur les infiltrations de migrants clandestins dans les avions d’Air Algérie début 2024 n’étaient que la partie émergée de l’iceberg des défaillances de Bencheikh. Maintenir un « espion » à la tête de la police malgré les rapports alarmants de la sécurité intérieure (DGSI) n’est plus de la négligence, c’est de la complicité active.\

Révélations. Les secrets de l'étrange déplacement dans plusieurs pays  européens de Farid Bencheikh

Le report du procès à Blida prouve que le régime préfère l’opacité au risque de la vérité. Si Bencheikh commence à parler de ses « agents traitants » et de la bénédiction qu’il recevait pour saboter l’institution militaire, c’est tout le clan au pouvoir qui devra rendre des comptes pour haute trahison. Ce procès étouffé est la preuve que les “intouchables” ne reculeront devant rien pour préserver leur impunité, quitte à sacrifier la sécurité nationale sur l’autel de leur survie politique.