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Pour la première fois, Enrico Macias redéfinit l’amour après les accusations d’infidélité envers son épouse Suzy : « L’amour n’a pas de modèle. Tout dépend de la manière dont on définit la fidélité. »

Pour la première fois, Enrico Macias redéfinit l’amour après les accusations d’infidélité envers son épouse Suzy : « L’amour n’a pas de modèle. Tout dépend de la manière dont on définit la fidélité. »

Dès les premières minutes, le ton est donné. Pas de détour, pas de faux-semblant. Interrogé sur la fidélité, un sujet qui a souvent accompagné son nom, le chanteur répond sans trembler : « Oui, c’est très dur d’être fidèle… mais tout dépend de ce que vous appelez fidélité. » Une phrase simple, presque banale en apparence. Et pourtant, elle suffit à installer un malaise. Car derrière ces mots se cache une idée qui dérange : et si la fidélité n’était pas ce que l’on croit ?

Avec ce calme qui le caractérise, Enrico Macias développe. Pour lui, réduire la fidélité à une simple question de corps serait une erreur. « Si ce n’est qu’une enveloppe, ce n’est pas ça la fidélité », explique-t-il. Dans sa vision, aimer ne se limite pas à une exclusivité physique. Il parle d’un lien plus profond, presque invisible, qui ne se mesure ni aux actes ni aux apparences. Une fidélité intérieure, morale, spirituelle… qui, selon lui, peut exister même dans l’imperfection.

Et puis, avec ce mélange d’humour et de provocation qu’on lui connaît, il lâche : « Je ne suis ni prêtre, ni curé, ni rabbin… » Une manière de rappeler qu’il n’a jamais prétendu incarner un idéal irréprochable. Derrière cette phrase légère, il y a une vérité plus brute : celle d’un homme qui a vécu, aimé, voyagé… et parfois dévié. Sans jamais, selon lui, trahir l’essentiel.

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Car au cœur de son discours, une distinction revient sans cesse : celle entre la fidélité physique et la fidélité du cœur. Oui, il l’admet aujourd’hui sans détour, il n’a pas toujours été fidèle « d’un point de vue charnel ». Mais sur le plan moral, il affirme n’avoir jamais cessé d’aimer profondément son épouse. Une idée qui peut surprendre, voire déranger… mais qui, pour lui, ne souffre aucune contradiction.

Son histoire avec Suzy Leyris en est la preuve. Quarante-cinq ans de vie commune, de hauts et de bas, de silences et de retrouvailles. Une relation façonnée par les absences, imposées par une carrière internationale. Car Enrico Macias n’a jamais mené une vie ordinaire. Né à Constantine, exilé en France en 1961 après l’assassinat de son beau-père Cheikh Raymond, il a construit une carrière hors du commun, parcourant le monde, enchaînant les scènes, devenant une voix familière bien au-delà des frontières.

Et dans ce rythme effréné, il le reconnaît, il s’est parfois égaré. Mais loin de s’en défendre, il assume. « Les absences et le retour consolident les couples », affirme-t-il. Une phrase qui résume toute sa philosophie. Pour lui, ce ne sont pas les failles qui détruisent un amour, mais ce que l’on en fait. Ce sont les retours, les pardons, les liens invisibles qui résistent au temps… qui définissent la véritable fidélité.

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Aujourd’hui, avec le recul des années, son discours prend une autre dimension. Il ne cherche plus à convaincre. Il raconte. Il partage. Et peut-être, quelque part, il se livre enfin sans filtre. Depuis la disparition de Suzy en 2008, après une longue maladie, ses mots résonnent différemment. Plus calmes. Plus profonds. Comme si l’absence avait donné encore plus de poids à ce qu’il défend depuis toujours.

Alors, faut-il le croire ? Faut-il accepter cette idée d’une fidélité à géométrie variable ? Ou au contraire, y voir une manière de justifier l’injustifiable ? La question reste ouverte. Et c’est sans doute ce qui rend ses propos si troublants.

Car au fond, Enrico Macias ne cherche pas à redéfinir l’amour pour les autres. Il parle du sien. De ses choix. De ses erreurs. Et de cette conviction intime que l’on peut aimer profondément… même en étant imparfait.

Et si, finalement, la fidélité n’était pas une règle universelle… mais une vérité propre à chacun ?