« On n’aurait plus cette liberté aujourd’hui » : Roschdy Zem très ému, il révèle les lourds secrets de son amour de 25 ans avant Sarah Poniatowski !

Dans l’imaginaire du public et l’arène du cinéma français, Roschdy Zem est ce grand acteur taciturne, doté d’une présence magnétique. Couronné par le prestigieux César du Meilleur acteur en 2020 pour sa prestation magistrale dans le film “Roubaix, une lumière”, il ne cesse d’enchaîner les succès.
Une longévité impressionnante que l’on retrouve également lors des rediffusions télévisées, à l’image du film choral “Happy Few” (2010), où il brille aux côtés de Marina Foïs et Nicolas Duvauchelle. Outre sa carrière florissante, le comédien est aussi, depuis 2023, la moitié de l’un des couples les plus scrutés mais les plus inaccessibles de la sphère médiatique.
En effet, il partage désormais la vie de la célèbre décoratrice Sarah Poniatowski, l’ex-épouse du chanteur Marc Lavoine. Mais si cette idylle captivante fait couler beaucoup d’encre, les deux tourtereaux ont érigé une muraille infranchissable autour de leur intimité.

“Nous voulons rester très discrets, donc on ne s’expose pas médiatiquement”, confiait l’architecte d’intérieur à La Tribune du dimanche en 2024, assurant que les clichés publiés n’étaient en aucun cas le fruit de leur volonté.
Pourtant, bien avant de succomber au charme de la créatrice, Roschdy Zem a vécu une autre grande et passionnante histoire. Pendant plus de quinze ans de mariage, et près d’un quart de siècle de vie commune, l’acteur a partagé son quotidien avec une femme prénommée Nicole.
Bien loin des projecteurs aveuglants du show-business, cette dernière, psychologue de profession et de confession juive, a toujours cultivé une discrétion absolue. De cette union forte, protégée des tabloïds, sont nés deux enfants qui font aujourd’hui la fierté du comédien : une fille, Nina, née en 1997, et un fils, Chad, né en 2002. Bien que très peu d’images de cette femme de l’ombre existent, elle a été la muse involontaire de l’un des projets les plus audacieux de son ex-mari.

Pour comprendre la profondeur de leur relation, il faut se tourner vers le septième art. En 2006, Roschdy Zem passe pour la première fois derrière la caméra avec le film “Mauvaise foi”, qu’il a coécrit avec son ami Pascal Elbé.
Dans cette comédie dramatique, il partage l’affiche avec Cécile de France pour raconter l’histoire de Clara et Ismaël, un couple uni que tout sépare en apparence : elle est juive, lui est musulman. L’intrigue s’emballe lorsque la jeune femme tombe enceinte, réveillant soudainement les démons, les dogmes et les revendications religieuses de leurs familles respectives. Un scénario qui n’a rien d’une fiction hasardeuse, puisqu’il est intimement lié à sa propre réalité avec Nicole.
Invité sur le plateau de l’émission “Beau Geste” de Pierre Lescure en 2025, l’acteur est revenu avec une émotion palpable sur cette genèse. Évoquant cette époque révolue, il a confessé : “C’est une histoire d’amour que j’ai vécue pendant un quart de siècle et Dieu sait qu’aujourd’hui, c’est une histoire encore plus parlante”.
Ce regard vers le passé se teinte d’une amertume évidente. Roschdy Zem fait le terrible constat d’une société qui a reculé. S’il s’estimait chanceux à l’époque de pouvoir aborder ces thématiques avec audace, il est catégorique aujourd’hui : “On s’est dit qu’on ne l’aurait probablement pas (cette liberté, ndlr) si on devait réécrire cette histoire aujourd’hui. Donc oui, il y a un repli évident.”
Mais au-delà des considérations sociétales et des romances passées, le rôle qui tient le plus à cœur au comédien est incontestablement celui de père. Dès 2011, dans les colonnes de Version Fémina, il se définissait comme un père “aimant et redouté”. Soucieux de l’éducation de sa progéniture, il a toujours banni l’agressivité : “Je n’aime pas la violence, je n’ai jamais levé la main sur mes enfants, cela ne me viendrait pas à l’esprit.”
Le temps filant, il accepte de voir ses principes bousculés. En 2019, avec une lucidité teintée d’humour, il avouait aux Inrocks : “Je vois que je suis un gros ringard.” Confronté à Nina et Chad, il réalise qu’ils sont débarrassés des schémas de domination qui imprégnaient encore sa pensée, concluant : “Et c’est eux qui ont raison.”
Un “ringard”, peut-être, mais surtout un père inspirant. Lors d’un portrait diffusé dans Sept à huit sur TF1, l’acteur n’a pu cacher sa joie de voir ses enfants embrasser le monde artistique. Ayant été les témoins privilégiés de son bonheur sur les plateaux, Nina et Chad s’inscrivent dans son sillage. “Quelque part, je suis heureux qu’ils aient choisi cette voie-là”, confesse-t-il. Une belle victoire pour celui qui a toujours cherché à protéger l’essentiel : l’équilibre de sa famille.