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Diaspora algérienne : la force que la France refuse de voir

Diaspora algérienne : la force que la France refuse de voir

ce que l’Algérie n’a pas encore réussi à faire avec ce réseau humain exceptionnel, les obstacles réels qui empêchent les transferts de fonds de circuler normalement. Et ce que le décret du 3 mai 2026 sur les six sièges législatifs réservés à la diaspora en France signifie pour la relation entre l’État algérien et ses enfants à l’étranger.

 Abonne-toi à Elger puissance maintenant. Ce niveau d’analyse documenté et équilibré, tu ne le trouveras pas condensé ailleurs. Commençons par les chiffres démographiques parce qu’il faut poser les bases avant de parler des contributions économiques. Selon les dernières données publiées par l’INC, en mai 2025, les Algériens constituent la première communauté immigrée en France.

Mondeafrique, première communauté immigrée de France selon l’INC lui-même, pas selon une source algérienne, l’Institut national de la statistique français. Ce classement est important parce qu’il dit que la relation démographique entre l’Algérie et la France n’est pas un phénomène marginal. C’est une réalité structurelle de la société française que les données officielles confirment.

 Le nombre d’Algériens vivants en France approche les 2,6 millions. Mais si l’on inclut les descendants, les naturalisés et les binationaux, les estimations montent à 5 ou 6 millions de personnes. Atalaya. Ce chiffre mérite une explication sur la méthode. La France interdit depuis la révolution la collecte de statistiques ethniques par l’État.

 Il n’existe donc pas de registre officiel indiquant combien de Français sont d’origine algérienne. Ce que les chercheurs mesurent, c’est le nombre d’immigraînés nés en Algérie qui est documenté à environ 846000 selon l’INC 2019 auquel ils ajoutent les enfants et petits-enfants nés en France les naturalisés, les binationaux.

 Et le total, selon les différentes méthodologies se situe entre 2,6 et 6 millions. Selon l’étendue de la définition retenue. Ce que Karim Zébi, fondateur du Conseil mondial de la diaspora algérienne, exprime en disant que la diaspora compte environ 7 millions de personnes dans le monde dont 5 millions en France.

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 C’est une estimation large qui inclut toutes les générations. Ce qui compte pour notre analyse, c’est l’ordre de grandeur et sa signification géopolitique. Que ce soit 2,6 millions d’immigrés nés en Algérie ou 5 millions en incluant les descendants sur plusieurs générations. Dans les deux cas, la présence algérienne en France est la plus importante de toutes les communautés étrangères.

 C’est un fait que les statistiques françaises elles-mêmes confirment. Les immigrés représentent environ 12 % de la population active française, soit 3,7 millions de travailleurs. La diaspora algérienne y occupe une place majeure, notamment dans les secteurs dit en tention. Ça est l’intelligence secteur en tention. Cette expression du vocabulaire administratif français mérite d’être traduite clairement.

 Ce sont les secteurs où les employeurs ne trouvent pas assez de candidats parmi les Français qui ont d’autres options sur le marché du travail. Les métiers physiquement exigeants, les horaires décalés, les salaires insuffisants par rapport au diplôme, les conditions difficiles. Ce sont ces métiers que la diaspora algérienne occupe massivement.

 Ces secteurs sont essentiels au fonctionnement quotidien du pays et souffrent d’un manque chronique de main d’œuvre. Sans ces travailleurs, une partie de l’économie française serait à l’arrêt. Ça est l’intelligence. Sans ces travailleurs, une partie de l’économie française serait à l’arrêt. Cette phrase n’est pas de moi.

 C’est l’analyse publiée le 10 janvier 2026 par Libres Égga basé sur les données officielles françaises. C’est la réalité économique que le discours politique français refuse systématiquement de formuler publiquement parce qu’elle contredirait la narrative selon laquelle l’immigration est un fardeau. Parlons maintenant des chiffres qui posent problèmes des deux côtés parce que l’honnêteté analytique l’exige.

 Les transferts officiels vers l’Algérie plafonnent à 1,8 milliards de dollars par an, soit seulement 30 % du total estimé des envois de fonds de la diaspora. SahEL Intelligence le Maroc a ainsi reçu plus de 12 milliards de dollars de transfert officiel en 2020. La situation algérienne contraste avec celle du Maroc et de la Tunisie.

 Ces deux pays capturent la majorité des transferts de leur diaspora grâce à des systèmes bancaires adaptés et l’absence de distorsion de changes aussi marqué. Saint intelligence 12 milliards pour le Maroc, 1ARD800 millions pour l’Algérie. La différence est saisissante pour deux pays dont les diasporas sont de taille comparable.

 Et la raison principale n’est pas que la diaspora algérienne est moins généreuse ou moins attachée à son pays d’origine. C’est une question de système. Les transferts de de devise vers l’Algérie souffrent d’une distorsion de change. Une bonne partie de la diaspora préfère procéder aux opérations de change sur des circuits non officiels qui échappent complètement aux statistiques.

 Saint intelligence en 2025. Le cours officiel était de 150 dinars pour 1 € quand le marché parallèle offrait 260 dinars, un différentiel de 73 %. Dans cette situation, envoyer de l’argent via le canal bancaire officiel signifie perdre près de la moitié de la valeur que le marché informel offrirait. La diaspora fait le calcul rationnel et passe par des circuits informels.

 L’argent arrive quand même en Algérie mais en liquide, hors du système bancaire, non capturé par les statistiques officielles et non transformé en investissement productif tracé. Ce problème structurel est connu, il n’est pas nouveau. Et ce qui est documenté en 2025- 2026, c’est que l’Algérie a commencé à le prendre au sérieux avec des réformes concrètes.

Depuis début 2025, le paiement en espèce lors de transaction immobilière est désormais interdit. Toute acquisition doit être réalisée par virement, chèque ou carte bancair via un établissement agréé. La Banque d’Algérie a également introduit de nouvelles règles concernant l’envoi de fonds depuis l’étranger.

C’est une réforme de fonds. Elle force la bancarisation des transactions immobilières qui représentent la principale motivation d’investissement de la diaspora en Algérie. En interdisant les paiements en espèce, l’État algérien oblige à passer par des circuits traçables. Cela réduit les opportunités d’arbitrage sur le taux de change informel mais crée un marché immobilier plus transparent, plus sécurisé et plus attractif pour des investisseurs de la diaspora qui veulent des garanties juridiques solides. Mais

cette réforme seule ne suffit pas. Le système financier algérien présente des lacunes dans son offre dédiée à la diaspora. Les banques marocaines et tunisiennes proposent des comptes en devise, des produits d’épargne dédiés et facilitent les investissements dans l’immobilier ou les petites entreprises. Des comptes en devis spécifiques pour la diaspora, des produits d’épargne rémunérés en euros, des procédures simplifiées pour l’ouverture de compte depuis l’étranger, des guichets dédiés dans les ambassades et consulats.

Ce sont les outils élémentaires que le Maroc et la Tunisie ont mis en place et qui expliquent qu’il capte 12 milliards et des montants significatifs pendant que l’Algérie reste à 1,8 milliards dans les circuits officiels. Le Conseil mondial de la diaspora algérienne a pris acte de ses lacunes lors de la foire commerciale intrafricaine IATF 2025.

 Une centaine d’investisseurs de la diaspora se sont réunis à Alger. L’objectif était de faciliter et accélérer la réalisation des projets pour générer des succès reproductibles et mieux communiquer sur les réussites de l’Algérie. Une structure dédiée à la diaspora a été annoncée à Alger. C’est un pas. Ce n’est pas encore un système.

 Regardons maintenant l’évolution la plus récente et la plus porteuse de signification. Le décret du 3 mai 2026 sur les circumscriptions électorales de la diaspora. Le 3 mai 2026, l’organisation des circonscriptions électorales et le nombre de sièges pour la diaspora algérienne à l’occasion des élections législatives algérienne de 2026 sont publiés par décret.

 Six sièges sont prévus pour la diaspora en France réparti en trois secteurs géographiques couvrant Paris et l’Île-de-France, le Nord et l’est de la France et le sud et l’ouest de la France. Six sièges à l’Assemblée nationale algérienne réservé à la diaspora installée en France. Ce n’est pas symbolique. C’est une reconnaissance institutionnelle que les Algériens de l’étranger sont une partie constitutive de la nation algérienne avec des représentants élus qui portent leurs intérêts, leurs préoccupations et leurs propositions dans le débat

législatif national. Cette mesure dit quelque chose d’important sur l’évolution de la vision algérienne de sa diaspora. Pendant longtemps, la diaspora était perçue comme une réalité à gérer depuis l’ambassade des consulats pour les papiers. Un attaché aux affaires sociales pour les situations difficiles.

 Avec six sièges à l’Assemblée nationale, la diaspora devient un acteur politique à part entière. Ses élus peuvent voter les lois, interpeller le gouvernement, défendre des budgets qui concernent les Algériens de l’étranger. Abonne-toi à Elgerie Puissance maintenant. Chaque semaine, ce type d’analyse documentée sur l’Algérie contemporaine est disponible sur cette chaîne.

 Voyons maintenant ce que la France fait de son côté pour gérer cette réalité. La réponse est révélatrice. En août 2025, la représentation française en Algérie a annoncé une réduction significative de ses effectifs et des trois consulats généraux à compter du 1er septembre. L’ambassade a estimé que ce manque de personnel allait conduire à une capacité limitée à instruire les demandes de visa pour la France.

 La France réduit ses capacités consulaires en Algérie. La conséquence directe, moins de vis à traiter, plus de délais, moins d’accès pour les Algériens qui souhaite se rendre en France pour des raisons familiales, économiques, éducatives. Ce mouvement de restriction consulaire est une réponse aux tensions diplomatiques bilatérales, mais il touche en premier lieu les personnes, les familles qui veulent rendre visite à leurs proches installés en France, les étudiants qui souhaitent rejoindre les universités françaises, les hommes d’affaires qui

ont des relations commerciales. Et pendant ce temps, les exportations françaises depuis l’Algérie ont enregistré une baisse de 12 % durant l’année 2025. Le recul touche plusieurs secteurs, mais c’est surtout l’agroalimentaire français qui subit le choc le plus important avec un effondrement de 62 %.

 Sahel intelligent 62 % de chute dans l’agroalimentaire français en Algérie. Un effondrement. Ce chiffre dit que les Algériens ne consomment plus les produits asalimentaires français comme avant. Ens les changements d’habitudes de consommation sont documentés, des importateurs qui changent de fournisseur, une stratégie économique algérienne qui se tourne vers d’autres partenaires, la Turquie, la Chine, les pays d’Amérique latine pour certains produits.

 Ce n’est pas un boycott officiel, c’est un repositionnement progressif qui se traduit dans les chiffres douignés. La France perd du terrain dans le marché algérien pendant que ses relations diplomatiques se dégradent. Et dans ce contexte de tension bilatérale, c’est la diaspora qui se retrouve au milieu attachée aux deux pays, contributrices aux deux économies et observatrice d’une relation qui se complique.

 Le président algérien Teboun a accordé une grande importance à la communauté nationale à l’étranger et a œuvré pour la constitutionnaliser comme une partie indissociable de la nation. En janvier 2026, il a également annoncé une procédure de clémence à l’égard des jeunes Algériens vivants à l’étranger dans la précarité et en situation irrégulière.

 Les Aragas leur ouvrant la possibilité d’être régularisé et de rejoindre l’Algérie. Cette mesure s’adresse à un segment particulier de la diaspora. Les jeunes qui ont quitté l’Algérie de manière irrégulière, souvent dans des conditions dangereuses et qui se retrouvent dans des situations précaires en Europe sans papier.

 La Clémence de Teboun dit à ses jeunes : “Tu peux rentrer, tu ne seras pas poursuivi si tu reviens. Le pays t’accueille.” C’est un geste politique important qui dit que l’État algérien considère même les membres les plus marginaux de sa diaspora comme des enfants de la nation et non comme des hors la loi à punir.

Posons maintenant la question stratégique centrale. Qu’est-ce que l’Algérie pourrait faire pour transformer ces 7 millions d’enfants à l’étranger d’une réalité subie en un levier de puissance actif ? La réponse est en trois dimensions. La dimension financière d’abord, résoudre le problème du taux de change est la priorité absolue.

 Tant que le dinar officiel vaut 73 % moins que le dinar parallèle, la diaspora continuera à passer par les circuits informels pour envoyer de l’argent. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est du calcul rationnel. Une convergence progressive des taux de change accompagné de produits bancaires attractifs en devise pourrait multiplier par 5 ou 6 les transferts officiel.

Passé de 1,8 milliards à 8 ou 10 milliards comme le Maroc est une cible réaliste si les conditions structurelles changent. La dimension humaine. Ensuite, avec plus de sep millions d’Algériens vivants à l’étranger, principalement en Europe, ce vivier représente un potentiel économique majeur. Pourtant, plusieurs obstacles persistent, notamment les lourdeurs administratives, les restrictions sur les transferts de fonds et la méconnaissance des dispositifs en place.

 Les lourdeurs administratives, c’est le mot clé. Un Algérien de la diaspora qui veut créer une entreprise en Algérie, acheter un terrain, ouvrir un compte bancaire, faire certifier des documents depuis l’étranger, il se retrouve face à un mur de procédure, d’exigences documentaires, de délais incompatibles avec une vie professionnelle active à l’étranger.

Simplifier ces procédures, créer des guichets uniques numériques, permettre les démarches à distance. Ce sont des réformes administratives concrètes qui transformeraient l’expérience de la diaspora avec l’administration algérienne. La dimension politique. Enfin, les six sièges législatifs réservés à la diaspora en France pour 2026 sont un pas dans la bonne direction.

 Mais au-delà de la représentation formelle, il faut des mécanismes de consultation permanentes. Un conseil de la diaspora avec des représentants sectoriel, médecin algérien à l’étranger, ingénieur, entrepreneur, enseignant, chercheurs, des rencontres régulières avec des ministres, des missions économiques organisées entre la diaspora et les secteurs prioritaires de l’économie algérienne.

 La diaspora algérienne est à 7 millions de personnes l’une des plus grandes du monde rapporté à la population du pays d’origine. Elle est présente dans les secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale. Des ingénieurs dans la Silicon Valley, des médecins dans les hôpitaux britanniques et canadiens, des chercheurs dans les universités françaises et allemandes, des entrepreneurs qui ont créé des entreprises en Europe.

 Ce capital humain accumulé à l’étranger est une ressource stratégique que l’Algérie n’a pas encore appris à valoriser pleinement. Pour mettre les choses en perspective, Israël tire une part considérable de son dynamisme technologique de sa diaspora mondiale et des connexions que celle-ci entretient avec les acteurs économiques locaux.

 L’Inde a construit une relation structurée avec sa diaspora, notamment avec les Indiens non résidents qui a contribué massivement au transfert de fonds, aux investissements directs et au transferts de compétences qui ont alimenté le boom technologique indien. La Chine a mobilisé sa diaspora internationale pour rapatrier des connaissances des brevets et des capitaux.

 L’Algérie a les ingrédients, elle a les hommes et les femmes, elle a le capital, elle a les compétences. Ce qui manque, c’est le système qui les capte et les oriente vers les besoins du pays. Et pendant que l’Algérie travaille à se doter de ce système, la France, elle continue de ne pas voir. de parler de la diaspora algérienne comme d’un problème statistique d’un sujet d’insécurité, d’une question de gestion migratoire, pas comme des 120 milliards d’euros de contribution annuelle, pas comme des cent milliards de cotisation sociale et fiscale, pas comme une

réalité économique structurante sans laquelle les hôpitaux seraient moins bien nettoyés, les chantiers avanceraient moins vite et les personnes âgées seraient moins bien accompagnées. Cette invisibilisation n’est pas un oubli, c’est un choix politique parce que reconnaître publiquement la contribution de la diaspora algérienne à l’économie française, c’est reconnaître une dette.

 Et cette reconnaissance compliquerait considérablement le discours politique qui utilise l’immigration comme variable d’ajustement électoral. La diaspora algérienne n’a pas besoin de la reconnaissance de BFM ou de CS. Elle a besoin que l’Algérie, son pays d’origine, prenne enfin la pleine mesure de ce qu’elle représente.

 Pas comme un problème diplomatique entre Paris et Alger, pas comme une population à gérer dans les consulats, mais comme un réseau mondial de 7 millions d’ambassadeurs, de contributeurs, de détenteurs de compétences et de capitaux qui n’attendent qu’un système capable de les accueillir efficacement. Le 3 mai 2026 a marqué une étape.

 Six sièges à l’Assemblée nationale. C’est le début d’une reconnaissance politique réelle. Ce n’est pas la fin du chemin. Si cette analyste t’a apporté quelque chose, abonne-toi à Algerie Puissance et partage cette vidéo. Et dis-nous dans les commentaires depuis quel pays tu nous regardes et ce que tu as apporté au pays où tu vis.

 Parce que chaque témoignage est la preuve vivante de ce que cette vidéo documente.