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Affaire Patrick Bruel : Sandrine Rousseau exige l’annulation de sa tournée et dénonce une « mise en danger » absolue des femmes

Affaire Patrick Bruel : Sandrine Rousseau exige l’annulation de sa tournée et dénonce une « mise en danger » absolue des femmes

Le scandale dévastateur qui entoure actuellement Patrick Bruel vient de franchir un nouveau cap, se transformant en une affaire politique et sociétale d’une envergure sans précédent. Alors que l’icône indéboulonnable de la chanson française fait l’objet de multiples enquêtes accablantes pour viols et agressions sexuelles, la pression populaire et institutionnelle pour faire annuler ses engagements scéniques s’intensifie de jour en jour. Ce dimanche 24 mai, la députée écologiste de Paris, Sandrine Rousseau, a jeté un véritable pavé dans la mare au micro de franceinfo. S’appuyant sur des arguments juridiques tranchés et une éthique intransigeante, elle exige l’annulation immédiate de la tournée du chanteur. La raison invoquée ? Une menace directe, physique et psychologique pour les femmes travaillant à ses côtés.

Une « mise en danger » pour les techniciennes et les équipes de l’ombre

Pour Sandrine Rousseau, le maintien des concerts de Patrick Bruel dépasse très largement le simple cadre de la performance artistique ou de la liberté d’entreprendre ; il constitue une faille de sécurité majeure pour l’entourage professionnel direct du chanteur. Lors de son intervention très remarquée, la députée a pointé du doigt les risques majeurs encourus par les employées de l’ombre, souvent invisibilisées dans l’industrie du spectacle.

Elle a spécifiquement mentionné les techniciennes, les professionnelles en charge des lumières et de la régie son, ainsi que le personnel encadrant sa loge privée, incluant les maquilleuses, les habilleuses et les masseuses qui le préparent avant ou après ses spectacles. Dans un milieu où la proximité physique est inévitable et où l’artiste exerce une position de pouvoir écrasante, l’élue estime qu’autoriser ces femmes à travailler dans ce climat de suspicion systémique équivaut à une pure et simple « mise en danger de toutes ces personnes ».

Il ne s’agit plus seulement d’une question d’image publique, mais d’une situation qu’elle n’hésite pas à qualifier de véritable trouble à l’ordre public. En tenant ce discours, elle se réjouit au passage de l’inévitable mobilisation des collectifs féministes à travers la France, prouvant avec force que le mouvement de libération de la parole initié par #MeToo ne s’arrête pas aux portes des salles de concert.

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Le droit du travail invoqué de force face à la présomption d’innocence

L’argumentaire déployé par la députée s’aventure sur un terrain juridique particulièrement sensible et hautement polémique. Sandrine Rousseau estime que l’annulation de cette tournée nationale, impliquant des millions d’euros et des milliers d’emplois, répondrait à un impératif légal clair : la protection contre les risques psychosociaux. En France, la garantie de la santé et de la sécurité des travailleurs est un devoir fondamental et inaliénable des employeurs.

S’attaquant frontalement au totem absolu de la justice pénale, elle a affirmé que dans le cadre spécifique du droit du travail et de la prévention des risques en entreprise, la présomption d’innocence ne devait pas primer sur le principe de précaution. « Il faut d’abord protéger les autres et donc à ce titre-là, on devrait annuler les tournées », a-t-elle déclaré avec fermeté. Elle assume ainsi une position politique radicale qui donne la priorité absolue à la sécurité des travailleuses subalternes face au maintien de l’activité commerciale et scénique du chanteur vedette. Cette prise de position fracture l’opinion publique entre les ardents défenseurs des droits de la défense et ceux qui réclament une tolérance zéro face aux violences sexistes et sexuelles en milieu professionnel.

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Une vague de boycott, des sanctions symboliques et une onde de choc internationale

L’appel vibrant de Sandrine Rousseau trouve un écho retentissant dans une mobilisation citoyenne et institutionnelle qui était déjà bien amorcée, mais qui prend désormais des allures de fronde généralisée :

  • Une pétition massive qui explose les compteurs : Lancé le 22 avril dernier par le collectif Salon Féministe, un texte réclamant l’annulation pure et simple de la tournée de l’artiste a d’ores et déjà rassemblé plus de 43 000 signataires engagés. Un chiffre qui ne cesse de grimper d’heure en heure suite aux déclarations de la députée.

  • Un boycott municipal organisé : Face à l’ampleur de la polémique et pour éviter tout débordement, les autorités locales prennent courageusement position. De grandes métropoles françaises de premier plan, telles que Paris, Marseille (Bouches-du-Rhône) et Brest (Finistère), ont officiellement et publiquement invité le chanteur de 67 ans à renoncer à se produire sur leurs scènes.

  • Des sanctions internationales cinglantes : La mobilisation dépasse même les frontières de l’Hexagone, prouvant l’impact européen de l’affaire. En Belgique, la ville de Liège a pris la décision symbolique extrêmement forte de suspendre avec effet immédiat la citoyenneté d’honneur qu’elle avait autrefois accordée en grande pompe à l’artiste, un geste diplomatique rare qui isole encore davantage Patrick Bruel.

Le courage inouï des plaignantes salué face aux dénégations de l’artiste

Au cœur même de cette tempête judiciaire et médiatique dévastatrice se trouvent les témoignages poignants de plusieurs femmes qui ont osé briser l’omerta. Parmi eux, celui très suivi et retentissant de l’animatrice de télévision Flavie Flament, qui a récemment porté plainte pour viol en France. Une démarche difficile et douloureuse, ouvertement saluée par Sandrine Rousseau, qui a tenu à louer publiquement son abnégation totale : « Flavie Flament est extrêmement courageuse de faire ce qu’elle fait (…) Elle prend un risque sur sa réputation, sa notoriété et pour toutes les autres femmes et pour cela merci ».

Il est primordial de noter que Patrick Bruel est également visé par une enquête judiciaire en Belgique pour des faits d’agression sexuelle, complexifiant encore le dossier. De son côté, le chanteur continue de clamer haut et fort son innocence. Par la voix de ses avocats, il conteste fermement et catégoriquement l’ensemble des faits accablants qui lui sont reprochés, martelant n’avoir « jamais forcé » une femme à entretenir des relations sexuelles. Alors que la justice poursuit son long travail d’investigation de part et d’autre de la frontière, l’étau médiatique, politique et social se resserre de manière implacable autour de l’artiste. Son avenir sur scène, jadis assuré par des légions de fans inconditionnels, apparaît aujourd’hui plus sombre et incertain que jamais.