Sahara : l’Algérie recule, change brutalement de ton et abandonne son ancienne rhétorique
Dans un contexte diplomatique en pleine recomposition, l’Algérie semble amorcer un tournant discret mais significatif dans sa gestion du dossier du Sahara marocain. Le discours adopté ces derniers mois par Alger traduit un recentrage progressif autour du cadre politique fixé par la résolution du Conseil de sécurité des Nations- Unies adopté le 31 octobre 2025 et qui consolide la dynamique internationale en faveur d’une solution politique réaliste autour de l’initiative marocaine d’autonomie.

Le ministre algérien des affaires étrangères Ahmed Ataf a ainsi salué publiquement la relance d’un processus de négociation. Une posture qui marque une rupture notable avec les positions précédentes d’Alger, longtemps hostile à toute implication directe de Washington et à toute référence au plan d’autonomie proposé par Rabat.
تم اطلاقه matam plus révélateur encore, l’Algérie accepte désormais de se présenter comme pays voisin et observateur dans le processus politique au même titre que la Mauritanie. une évolution sémantique et diplomatique lourde de sens alors que le régime s’était historiquement efforcé d’apparaître comme un acteur extérieur au conflit.
Le président Abdel Majid Teboun lui-même adopte un ton plus mesuré. Loin de la rhtorique offensive des années précédentes, le chef de l’État algérien se contente d’évoquer l’existence d’un processus onusien en cours, signe d’une volonté manifeste d’éviter l’escalade verbal face à une réalité diplomatique devenue difficile à contourner.

Cette inflexion intervient alors que le soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie continue de se renforcer. Cette évolution traduit surtout la volonté de l’Algérie d’éviter un isolement diplomatique croissant à un moment où les enjeux sécuritaire au Sahel et au Sahara poussent les grandes puissances à privilégier la stabilité régionale et les compromis politiques.
Le maintien du statut quo apparaît de moins en moins soutenable dans un environnement marqué par les menaces terroristes, les tensions migratoires et les rivalités géostratégiques. Dans ce contexte, le Maroc poursuit activement sa consolidation diplomatique et stratégique avec ses partenaires internationaux, notamment les États-Unis.

À Rabata, le ministre des affaires étrangères, Nasser Burita, s’est entretenu avec une délégation du Congrès américain conduite par Trank Kelly, laquelle a réaffirmé son soutien au plan marocain d’autonomie. La délégation américaine a également rencontré Abdel Tif Ludi ainsi que le général de corps d’armée Mohamed Ber. Les discussions ont porté sur le renforcement du partenariat stratégique maroco-américain dans le domaine de la défense, marqué récemment par la tenue à Washington de la 14e session du comité consultatif de défense maroco-américain.
Cette réunion a notamment débouché sur la signature d’un nouvel accord de coopération militaire de 2 ans illustrant la profondeur croissante de l’alliance stratégique entre Rabat et Washington. au moment où le Maroc consolide son positionnement comme acteur central de stabilité en Afrique du Nord et au Sahel.
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