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Panique en Algérie : les aveux explosifs d’un chef du Polisario sur le plan d’autonomie marocain

Panique en Algérie : les aveux explosifs d’un chef du Polisario sur le plan d’autonomie marocain

La dernière sortie médiatique de Mohamed Yeslem Bet, responsable des affaires étrangères du front Polissario, marque un tournant silencieux mais décisif dans le dossier du Sahara marocain. Pour la première fois, un dirigeant de la République fantôme admet publiquement que les consultations en cours se déroulent sur la base de la récente résolution du Conseil de sécurité qui prend la proposition marocaine d’autonomie comme référence politique centrale.

Dans son entretien avec le média espagnol L espagnol, Besset reconnaît que trois séries de pourparler préliminaires informelles ont déjà eu lieu, deux aux États-Unis et une en Espagne. Il précise que ces réunions sont explicitement liées à la mise en œuvre de la résolution onusienne et qu’elles ont permis une discussion directe sur le plan d’autonomie marocain.

Plus encore, le dirigeant des séparatistes admet que la proposition marocaine est actuellement en cours de négociation et que le front n’est pas opposé à l’autonomie, laquelle figure désormais parmi les options de règlement du conflit. Autrement dit, la fiction d’un référendum d’autodétermination menante à l’indépendance cède le pas à la réalité d’un débat concret sur les modalités de gouvernance locale sous souveraineté marocaine.

 Il confirme que ces consultations sontuites par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Stafan de Mistura et par l’administration américaine dans l’objectif affiché de donner corps aux exigences de la résolution onusienne. Il insiste sur l’intensité et l’importance des discussions centrées sur l’interprétation du texte onusien et les pistes politiques qu’il ouvre.

 Le même responsable, loin des postures anti-occidentales habituelles du Polario, juge l’implication de Washington positive et opportune, reconnaissant que les États-Unis disposent des leviers nécessaires pour faire avancer la solution politique. Ce décalage avec les critiques répétées du chef du Polario, Brahim Gali, trahit une confusion stratégique au sein du mouvement séparatiste.

 En revanche, Bet réserve ses attaques les plus virulentes à l’Espagne, accusé de partialité envers le Maroc et d’avoir perdu toute influence sur l’avenir du Sahara. Il réduit le repositionnement espagnol au soutien personnel de Pedro Sanchez et de son ministre des affaires étrangères à l’initiative d’autonomie et se plaint que les réunions tenues en Espagne se déroulent dans les locaux de l’ambassade américaine.

Le Polisario admet pour la première fois que le plan d'autonomie du Maroc  est l'option la plus viable

 Derrière le vernis diplomatique, le nœud du problème reste la dépendance organique de la direction du Polysario vis-à-vis de l’appareil sécuritaire algérien et des rentes du pétrole. Comme le rappellent plusieurs commentaires d’analystes et d’acteurs Saroui, tant que la direction de Rabouni reste installée sur le sol algérien, protégé par l’armée et nourrie par la manne pétrolière, elle n’a aucun intérêt objectif à accepter une solution d’autonomie qui normaliserait la situation au profit du Maroc et mettrait fin à une lucrative cause.