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Paris riait… aujourd’hui elle tremble : Abdelmadjid Tebboune choque la France avec son plan à 400 milliards $ qui pourrait bouleverser tout l’équilibre économique du Maghreb

Paris riait… aujourd’hui elle tremble : Abdelmadjid Tebboune choque la France avec son plan à 400 milliards $ qui pourrait bouleverser tout l’équilibre économique du Maghreb

 

En 2021, lorsque Abdelmadjid Tebboune annonce son objectif de porter l’économie algérienne à 400 milliards de dollars d’ici 2030, beaucoup de médias européens réagissent avec ironie. À Paris, certains éditorialistes parlent même d’un “fantasme économique impossible”. Sur les plateaux télé, les rires fusent. L’idée qu’une Algérie fragilisée par la chute des prix du pétrole, la crise politique post-Bouteflika et les conséquences du Covid puisse presque tripler son PIB paraît alors totalement irréaliste.

Pourtant, cinq ans plus tard, les chiffres commencent sérieusement à troubler ce récit.

Selon plusieurs institutions économiques internationales, l’économie algérienne est passée d’environ 145 milliards de dollars en 2020 à plus de 260 milliards en 2025. Dans le même temps, les réserves de change ont fortement augmenté, tandis que la dette extérieure est tombée à un niveau extrêmement faible comparé à celui de nombreux pays émergents. Ce retournement spectaculaire attire désormais l’attention des investisseurs étrangers, mais aussi celle des grandes puissances régionales qui voient émerger un nouvel acteur économique au sud de la Méditerranée.

Le cœur du “plan Tebboune” repose sur une idée simple mais stratégique : utiliser la rente énergétique actuelle pour financer la diversification économique avant que le monde ne tourne définitivement la page des hydrocarbures. Contrairement à certains discours politiques jugés irréalistes, Alger ne prétend pas abandonner le pétrole et le gaz du jour au lendemain. Au contraire, le pouvoir algérien cherche à transformer cette dépendance en levier financier capable de moderniser le pays.

C’est notamment dans le secteur gazier que la stratégie devient spectaculaire. Avec la guerre énergétique mondiale et la réduction de la dépendance européenne au gaz russe, l’Algérie s’est imposée comme un partenaire clé pour plusieurs pays européens. Les gazoducs reliant le pays à l’Espagne et à l’Italie tournent désormais à des niveaux records. Mais le projet qui inquiète le plus les analystes européens reste celui de l’hydrogène vert.

Grâce à son immense potentiel solaire et à sa proximité géographique avec l’Europe, l’Algérie pourrait devenir d’ici quelques années l’un des fournisseurs les plus compétitifs au monde dans ce domaine stratégique. Plusieurs milliards d’euros d’investissements auraient déjà été engagés par des partenaires européens. Pour certains experts, c’est précisément ce point qui pourrait changer durablement le rapport de force économique entre Alger et l’Europe du Sud.

Mais la véritable surprise du plan Tebboune se trouve ailleurs : dans l’agriculture saharienne.

Pendant longtemps, l’idée même de transformer le Sahara en puissance agricole faisait sourire de nombreux observateurs étrangers. Pourtant, depuis 2020, des centaines de milliers d’hectares ont été développés dans le sud algérien grâce à l’irrigation solaire et à l’exploitation de gigantesques réserves d’eau souterraines. Résultat : l’Algérie a commencé à réduire fortement ses importations alimentaires et a même exporté du blé, une situation presque impensable quelques années plus tôt.

Cette montée en puissance inquiète particulièrement la France. Certains rapports agricoles européens évoquent déjà le risque de voir les exportations algériennes concurrencer les céréales françaises sur plusieurs marchés africains. Derrière les tensions diplomatiques récentes entre Paris et Alger se cacherait donc aussi une bataille économique beaucoup plus profonde qu’il n’y paraît.

L’industrie représente également un pilier central de cette transformation. En quelques années, plusieurs grands groupes automobiles étrangers ont investi dans des usines algériennes, notamment dans les véhicules électriques. Des partenariats avec des constructeurs européens et chinois visent désormais à faire de l’Algérie une plateforme industrielle majeure pour l’Afrique du Nord.

Pour les autorités algériennes, l’objectif est clair : sortir progressivement du modèle ultra-dépendant aux hydrocarbures et créer une économie capable de produire, exporter et attirer des capitaux étrangers sans passer systématiquement par les institutions occidentales traditionnelles.

Et c’est précisément ce point qui dérange le plus certaines puissances.

Paris - Alger : L'heure de baisser d'un ton a sonné pour Tebboune

L’adhésion de l’Algérie à la Nouvelle Banque de Développement des BRICS marque un tournant géopolitique majeur. Alger cherche désormais à diversifier ses partenaires entre la Chine, la Russie, la Turquie, les pays du Golfe et plusieurs États européens. Cette stratégie réduit progressivement la dépendance historique envers Paris et les institutions financières occidentales.

Pour de nombreux observateurs, ce changement explique le silence étonnant d’une partie des grands médias européens sur les performances économiques algériennes récentes. Reconnaître publiquement cette évolution reviendrait à admettre qu’un nouveau centre de puissance est peut-être en train d’émerger en Afrique du Nord.

Mais malgré ces résultats impressionnants, les risques restent énormes. L’économie algérienne dépend encore massivement du pétrole et du gaz. Une chute brutale des prix énergétiques pourrait fragiliser tout l’édifice. Le chômage des jeunes reste élevé, la corruption continue d’exister à plusieurs niveaux administratifs et la question de la succession politique d’Abdelmadjid Tebboune demeure totalement ouverte.

C’est pourquoi certains experts restent prudents. Atteindre réellement les 400 milliards de dollars d’ici 2030 nécessitera une croissance très soutenue, mais surtout une stabilité politique durable et une diversification économique réellement réussie.

Une chose, cependant, semble déjà acquise : l’Algérie n’est plus perçue comme le pays économiquement affaibli que beaucoup décrivaient encore il y a quelques années. Et cette nouvelle réalité commence sérieusement à redistribuer les cartes dans toute la région méditerranéenne.

La vraie question désormais n’est peut-être plus de savoir si le plan Tebboune réussira totalement… mais jusqu’où cette transformation pourrait aller.