Trahison BRICS : comment l’Inde et l’Égypte ont saboté l’Algérie en octobre 2024

Le Mystère de Kazan : Un Rejet Inexplicable
Le 24 octobre 2024, à Kazan, capitale du Tatarstan, l’atmosphère est électrique. Le 16e sommet annuel des BRICS touche à sa fin sous l’égide de Vladimir Poutine. Les journalistes du monde entier scrutent les écrans, attendant la fumée blanche pour les nouveaux membres. Six noms circulent avec insistance : l’Indonésie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Thaïlande, Cuba et l’Algérie.
Pourtant, lorsque la liste officielle tombe, la stupeur frappe les délégations africaines : cinq pays sont admis, mais l’Algérie est absente. Pas de report, pas de mise en attente. Un refus net, brutal, et surtout, sans aucune explication publique. Alger encaisse en silence. À Paris, les éditorialistes ricanent, l’ambassadeur de France félicite discrètement ses réseaux, persuadé que les manœuvres de l’OTAN ont porté leurs fruits. Mais la réalité est bien plus sombre et se situe à l’intérieur même du bloc.
Les Révélations de 2026 : Le Sabotage Interne
Il aura fallu attendre 2026 pour que des fuites diplomatiques et des notes internes, analysées par des chercheurs comme Alexis Du Coin et confirmées par des médias internationaux, révèlent le véritable scénario. Le blocage n’est pas venu de l’Occident. L’Algérie a été victime d’un double sabotage orchestré par deux membres influents du bloc : l’Inde et l’Égypte.
L’Inde : Le Sacrifice de l’Amitié Historique pour la France
Le premier verrou est venu de New Delhi. Six semaines avant le sommet, une note confidentielle du ministère indien des Affaires extérieures exprimait son opposition. Officiellement, l’Inde craignait un “déséquilibre énergétique” qui verrait l’Algérie concurrencer ses fournisseurs traditionnels. Mais les raisons profondes sont géopolitiques.
D’une part, l’Inde voit d’un mauvais œil l’expansion économique fulgurante de l’Algérie en Afrique subsaharienne, zone où New Delhi a investi 90 milliards de dollars. D’autre part, et c’est le point le plus polémique, l’Inde a agi pour complaire à son partenaire stratégique, la France. Emmanuel Macron et Narendra Modi, liés par des contrats d’armement massifs, auraient conclu un accord tacite : Paris a demandé à Delhi de “modérer” certains élargissements. En échange de Rafales et de sous-marins, l’Inde a sacrifié des décennies de solidarité diplomatique avec Alger, trahissant l’héritage de la conférence de Bandung.
L’Égypte : La Rivalité Fratricide et l’Ombre Saoudienne
Le deuxième coup de poignard est venu du Caire. Malgré les discours sur la fraternité arabe, l’Égypte a activement œuvré pour le rejet algérien lors des comités techniques de Moscou. La raison ? Une peur viscérale de perdre son leadership régional. Économiquement affaiblie, l’Égypte ne pouvait supporter de voir Alger, forte de ses réserves de change et de son activisme diplomatique sur le dossier palestinien, devenir la voix prédominante du monde arabe au sein des BRICS.
Le dossier est encore plus complexe puisque l’Arabie Saoudite aurait pesé de tout son poids. En échange d’un soutien financier de 5 milliards de dollars pour stabiliser la livre égyptienne, Riyad aurait demandé au Caire d’exécuter le blocage. L’Algérie, en tant que puissance souveraine et concurrente gazière, était une ombre trop imposante pour le royaume wahhabite.
La Réplique d’Alger : La Stratégie du “Coup pour Coup”
Le président Abdelmadjid Tebboune n’est pas resté les bras croisés. Dès le 26 octobre 2024, il lançait un avertissement voilé : “L’Algérie ne supplie personne… quand certains frères oublient les liens du sang, l’Algérie se rappelle qu’elle a d’autres alliances.”
Ce qui a suivi est une démonstration de force diplomatique :
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Le Pivot Russe : Signature d’un partenariat de 12 milliards de dollars avec Gazprom, forçant Moscou à clarifier son soutien.
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L’Axe Sud-Américain : Alliance stratégique avec le Brésil de Lula, qui s’est engagé par écrit à soutenir Alger.
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Indépendance Financière : Adhésion à la Nouvelle Banque de Développement (NDB) avec une ligne de crédit immédiate de 2,5 milliards de dollars, prouvant qu’Alger peut utiliser les outils des BRICS sans en porter l’étiquette.
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Le Leadership Africain : En prenant le siège tournant de l’Union Africaine sur les dossiers BRICS, l’Algérie est passée de candidate rejetée à arbitre des futures admissions du continent.
2026 : Vers une Intégration Inévitable ?

Aujourd’hui, en avril 2026, la donne a changé. L’Algérie est de nouveau candidate pour le sommet de Tianjin en novembre prochain. Les analystes estiment désormais ses chances d’admission à 72 %. Pourquoi ? Parce que l’économie ne ment pas. Entre 2021 et 2024, les échanges commerciaux entre l’Algérie et le bloc ont bondi de 42 %, atteignant 18 milliards de dollars.
L’Algérie est déjà fonctionnellement intégrée aux BRICS. Qu’elle soit membre officiel ou non, sa puissance gazière, sa dette extérieure quasi nulle et son positionnement géographique en font un partenaire incontournable. Le rejet de Kazan n’était pas un échec, mais une leçon de réalisme géopolitique qui a forcé Alger à diversifier ses méthodes et à identifier ses véritables alliés.
La question reste posée : l’Algérie doit-elle encore courir après cette étiquette ? Entre l’adhésion totale et la construction d’un axe souverainiste indépendant, le peuple algérien et ses dirigeants se trouvent à la croisée des chemins, maîtres d’un récit qu’ils ne laissent plus personne écrire à leur place.