Le colonel Fouad Boukhari vire la femme de Bencheikh, Tebboune le limoge ! (Révélations)
Les récentes révélations concernant les aveux volcaniques de Farid, l’ancien chef de la police algérienne, continuent de propager une onde de choc sans précédent à travers toutes les strates du pouvoir en Algérie. Comme on pouvait s’y attendre, la machine de propagande et les relais médiatiques fidèles au président Abdelmadjid Tebboune se sont immédiatement mis en branle. Face à la précision chirurgicale des faits exposés, le clan présidentiel basé au palais d’El Mouradia n’a trouvé d’autre issue que de lancer une campagne de dénigrement agressive, tentant de faire passer des réalités judiciaires incontestables pour des fictions issues d’une imagination fertile.
Pourtant, la réalité des dossiers est obstinée. Derrière les invectives se cache une panique générale. Les procès-verbaux existent, les enquêtes sont consignées au tribunal militaire de Blida et les principaux protagonistes dorment en cellule. Les faits ne relèvent pas de la mise en scène journalistique, mais d’une crise institutionnelle majeure qui menace de fracturer définitivement les équilibres sécuritaires de la nation. L’heure n’est plus aux démentis de façade, mais à la confrontation avec des vérités dérangeantes, documentées et vérifiables par n’importe quel observateur indépendant.
Le dossier Bencheikh : Une bombe à fragmentation politique
Au cœur de cette tempête se trouve le dossier explosif de Zineddine Bencheikh. Ce dossier est une véritable bombe politique qui menace d’atomiser le régime de Tebboune et de briser l’alliance de façade qu’il entretenait avec le général de corps d’armée Saïd Chengriha. Pour comprendre la gravité de la situation, il faut rappeler la nature profonde de cette alliance. Chengriha avait soutenu indéfectiblement Tebboune, refusant de le remplacer lorsque le chef de l’État agonisait pendant plus de six mois dans les hôpitaux allemands au plus fort de la pandémie de COVID-19. C’est l’armée qui a permis à Tebboune de consolider son pouvoir face aux réseaux de l’ancien chef d’état-major Gaïd Salah.
Cependant, la loyauté ne semble pas être une valeur partagée au sein du palais présidentiel. Entre 2022 et 2024, Zineddine Bencheikh a été transformé par l’entourage direct de Tebboune – notamment par son secrétaire particulier Boualem Boualem et d’autres figures d’El Mouradia – en un chef de police parallèle. Sa mission principale consistait à collecter des informations compromettantes, à monter des dossiers d’enquête secrets et à espionner systématiquement Saïd Chengriha, les membres de sa famille, ses enfants, ainsi que ses plus proches collaborateurs au sein de l’état-major et des services secrets. Ce système d’espionnage interne visait tout simplement à décapiter l’autorité militaire pour imposer la suprématie absolue du clan présidentiel.
Fouad Boukhari, le procureur qui dérangeait le pouvoir
C’est ici qu’intervient la figure centrale du colonel Fouad Boukhari. Magistrat militaire respecté et procureur principal adjoint auprès du puissant tribunal militaire de Blida depuis mai 2020, Boukhari n’est pas un acteur ordinaire. Fils d’Assem Boukhari, l’un des pères fondateurs de l’architecture de la justice militaire algérienne aux côtés du général Benacer, le colonel incarnait une lignée de magistrats intransigeants, imperméables aux pressions politiques des clans civils. Proche de l’état-major et fort d’une légitimité historique, il est devenu, entre 2022 et 2024, l’adversaire le plus acharné et le plus redouté de la police parallèle de Bencheikh.
Conscient du danger que représentait ce magistrat, Bencheikh avait même tenté, dès 2022, d’enregistrer secrètement des conversations privées avec Boukhari pour les remettre à Tebboune et Boualem Boualem, dans l’espoir de provoquer sa destitution. En vain. C’est le colonel Boukhari qui a personnellement pris en charge l’instruction du dossier Bencheikh après sa destitution en janvier 2024. C’est lui qui a formulé les chefs d’inculpation accablants, et c’est sa détermination farouche à mener ce procès jusqu’au bout qui a scellé son propre destin face à un pouvoir exécutif prêt à tout pour sauver ses agents d’influence.
L’incident secret du tribunal de Blida et le limogeage immédiat
Le point de rupture définitif est survenu à la fin du mois de mars et au début du mois d’avril 2026, à travers un incident resté secret jusqu’à aujourd’hui. Détenu au tribunal militaire de Blida, Bencheikh s’était rendu coupable de graves manquements disciplinaires, provoquant des altercations et refusant de se soumettre aux règlements pénitentiaires. Appliquant strictement la loi, le colonel Fouad Boukhari a ordonné son placement immédiat à l’isolement, suspendant de fait toutes ses visites.
Apprenant la nouvelle, l’épouse de Zineddine Bencheikh s’est présentée aux portes du tribunal militaire de Blida pour exiger de voir son mari et protester contre ce traitement. Face au refus catégorique du procureur de la recevoir, elle a provoqué un scandale majeur dans les couloirs de l’institution, proférant des menaces et des insultes à l’encontre de la justice militaire. Informé par les gardiens de l’agitation, le colonel Boukhari a donné une instruction claire et tranchante :
« Sortez-la du tribunal, virez-la, éjectez-la et qu’elle ne remette plus jamais les pieds ici. »
Furieuse d’avoir été chassée publiquement, l’épouse de Bencheikh a immédiatement saisi les protecteurs de son mari au cœur du palais présidentiel, interpellant directement Boualem Boualem et son équipe. La réaction de la présidence ne s’est pas fait attendre. Moins de dix jours après cet incident, et à quelques jours seulement de l’ouverture du procès de Bencheikh prévu pour la mi-avril 2026, le président Abdelmadjid Tebboune a signé le limogeage du colonel Fouad Boukhari. L’homme qui détenait l’intégralité des secrets du dossier de la police parallèle a été écarté du pouvoir en un claquement de doigts, sous couvert d’un différend monté de toutes pièces avec le procureur général Benchoubane.
Espionnage et haute trahison : Les dessous de l’affaire Bencheikh

Pour mesurer l’effondrement éthique que représente ce limogeage, il convient de rappeler la nature des accusations qui pèsent sur Zineddine Bencheikh. Ce dernier n’est pas poursuivi pour de simples délits financiers ou des abus de pouvoir ordinaires. Le tribunal militaire de Blida l’a inculpé pour des motifs d’une gravité exceptionnelle : intelligence avec une puissance étrangère, soupçons d’espionnage, complot contre l’armée et atteinte flagrante à la sûreté de l’État.
L’enquête menée par la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) entre janvier et septembre 2024 a révélé des éléments stupéfiants. Sans aucune autorisation de sa hiérarchie ou de l’état-major, Bencheikh participait régulièrement à des séminaires et des formations académiques ultra-secrètes à l’étranger. Dans ces cercles fermés, il se retrouvait être le seul haut responsable africain et arabe aux côtés des chefs des services de renseignement français, israéliens, britanniques et américains. Comment un homme formé initialement en criminologie et en psychologie, sans aucune expérience du renseignement de terrain, a-t-il pu être admis au cœur de ces sanctuaires sécuritaires occidentaux ?
À cela s’ajoutent des éléments matériels troublants : un mariage blanc contracté en France avec une ressortissante hollandaise, des investissements immobiliers et financiers opaques sur le territoire français gérés avec son frère, et des relations personnelles extrêmement poussées avec des officiers de sécurité étrangers. Dans n’importe quel État de droit, un individu pesant sous le coup de tels indices d’espionnage serait isolé du monde. En Algérie, son épouse conserve un accès direct et privilégié auprès des plus hauts conseillers du chef de l’État pour faire limoger les magistrats qui osent appliquer la loi.
Le sabotage institutionnel et l’explosion de l’insécurité
Les conséquences de cette guerre des clans menée par le palais présidentiel dépassent de loin les règlements de comptes de couloir ; elles ont directement mis en péril la sécurité quotidienne des citoyens algériens. En accordant une carte blanche totale à Bencheikh, le clan Tebboune lui a permis de détourner les moyens de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) de ses missions républicaines. La police nationale a été transformée en une milice politique interne, envoyant même illégalement des agents sur le sol français et européen pour traquer des cibles politiques algériennes, une prérogative pourtant exclusivement réservée au renseignement extérieur.
Pendant que les cadres de la police passaient leur temps à espionner les déplacements des enfants de Saïd Chengriha dans les aéroports, à photographier les proches du général Jabbar ou à surveiller le général Boucelja, la sécurité intérieure du pays s’est effondrée. Les grands aéroports nationaux – Alger, Oran, Constantine – sont devenus de véritables passoires, illustrés par les drames de ces jeunes clandestins découverts morts ou vivants dans les trains d’atterrissage des avions d’Air Algérie. Le trafic de drogue a explosé, les réseaux de passeurs clandestins (harragas) ont opéré en toute impunité, et le grand banditisme a pris possession des rues. C’est le bilan sécuritaire désastreux d’une police étatisée que le pouvoir tente aujourd’hui de masquer par le mensonge.
L’impunité dont bénéficient les comploteurs au sein de la présidence ne pourra cependant pas durer éternellement. Boualem Boualem et ses intermédiaires devront tôt ou tard s’expliquer devant l’histoire et devant les tribunaux militaires. Utiliser un traître soupçonné d’espionnage pour détruire les institutions militaires de son propre pays dans le seul but de conserver les privilèges d’un clan constitue la définition la plus pure de la haute trahison. L’Algérie, son armée et son peuple ne pardonneront pas cette infamie.
