Scandale El Mouradia : la CHEIKHA Zohra et la ma-fia familiale pillent l’Algérie

Dans les entrailles du pouvoir algérien, au cœur du Palais d’El Mouradia, se joue une tragédie silencieuse dont les répercussions menacent l’avenir même de la nation. Alors que les projecteurs officiels s’attardent sur les figures institutionnelles habituelles, une réalité bien plus sombre émerge des murmures des initiés et des révélations d’observateurs avisés. Loin des discours solennels et de la rhétorique officielle, le véritable centre de gravité décisionnel se serait déplacé vers une sphère informelle, une structure familiale qui, selon de nombreux rapports, aurait pris en otage les leviers de l’État.
Au centre de ce dispositif, un trio aux contours opaques : l’épouse du président, le fils de ce dernier, Mohamed Tebboune, et l’influent Amerila. Ce triumvirat, opérant dans l’ombre, ne se contente pas d’influencer la politique ; il semble la dicter, transformant les institutions républicaines en simples chambres d’enregistrement pour leurs ambitions personnelles.
La « Cheikha » et le gouvernement de l’ombre
La figure la plus intrigante de ce cercle restreint est sans conteste Zora Bade, surnommée « Cheikha Bella Zora ». Loin de se limiter au rôle protocolaire souvent associé aux épouses de dirigeants, elle se serait arrogé une autorité quasi spirituelle et politique, agissant comme le véritable guide de l’ombre. Les sources internes au palais décrivent une femme exerçant une influence directe sur les nominations aux postes les plus sensibles et, surtout, sur les flux financiers les plus occultes du pays.
Comment est-il possible qu’une personne sans légitimité élective puisse court-circuiter l’ensemble des institutions algériennes ? La question se pose avec une acuité particulière dans un régime qui se revendique comme une République, mais qui, dans les faits, semble s’apparenter à une gestion théocratique détournée à des fins claniques. Ces fondations caritatives, omniprésentes, ne seraient, selon les dires, que des façades permettant de recycler l’argent public vers des réseaux clientélistes, privant ainsi le citoyen ordinaire de ressources vitales pour son développement.
L’héritier et l’ambassadeur fantôme
À côté de cette emprise domestique, le fils du président, Mohamed Tebboune, incarne la relève dynastique. À peine âgé d’une trentaine d’années, il multiplie les apparitions stratégiques et les contacts avec des oligarques étrangers, négociant des contrats colossaux sous le sceau d’une diplomatie familiale pour le moins opaque. Son ascension fulgurante, passant du statut de simple citoyen à celui de pivot économique majeur, témoigne d’une transformation inquiétante du système politique algérien. On assiste, sous nos yeux, à la gestation d’une monarchie républicaine où le sang et le lien familial priment, en tout point, sur le mérite et la compétence technique.
Cette dynamique ne serait pas complète sans l’architecte de ces méga-contrats, Omar Willyat. Ancien Wali de Bejaia, il cumule une influence démesurée. Il est celui qui protège les intérêts privés tout en maniant, selon les informations, un décret fantôme le nommant « ambassadeur plénipotentiaire auprès des pays scandinaves ». Un titre aussi mystérieux qu’inédit, jamais publié au secrétariat général du gouvernement, et qui lui offrirait une immunité totale ainsi qu’un accès privilégié aux valises diplomatiques. C’est cet homme qui aurait propulsé des personnalités complaisantes à des postes stratégiques, comme celui de médiateur de la République, assurant ainsi une loyauté absolue au clan.
Le pillage organisé : gazoducs, autoroutes et rétrocommissions
Ce trio infernal n’agit pas dans le vide. Ils ont tissé une toile complexe où s’entremêlent l’attribution des plus grands projets d’infrastructure du pays : gazoducs, réseaux autoroutiers et lignes ferroviaires. Dans ce système, les entreprises nationales sont trop souvent évincées au profit de conglomérats étrangers, notamment turcs et chinois.
Les barons de groupes industriels, protégés par des alliances Ankara-Alger, raflent des marchés publics au nez et à la barbe des entreprises algériennes. En contrepartie ? Des rétrocommissions colossales qui alimentent les circuits financiers du clan au pouvoir. Les scandales récurrents de corruption impliquant ces mêmes entreprises étrangères à travers l’Afrique et le Moyen-Orient ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La question que tout Algérien est en droit de se poser est simple, mais dévastatrice : où va réellement l’argent issu de la rente gazière ? La réponse, selon les observateurs les plus lucides, ne se trouve pas dans le panier de la ménagère, mais bien dans les coffres opaques de cette clique dirigeante.
L’écran de fumée antimarocain

Face à ces révélations accablantes, une stratégie de survie politique semble être mise en œuvre : l’obsession médiatique à l’encontre du Maroc. Pourquoi les médias officiels et les cercles du pouvoir consacrent-ils une énergie aussi colossale à désigner le voisin marocain comme l’ennemi extérieur unique et responsable de tous les maux de l’Algérie ?
La réponse est limpide pour quiconque analyse la situation avec recul : c’est une diversion pure et simple. Lorsqu’un pouvoir vacille sous le poids de ses propres turpitudes et de la corruption interne, il a désespérément besoin d’un ennemi extérieur pour souder la population et détourner son attention. L’acharnement constant envers le Maroc ne sert qu’à masquer les fragilités structurelles et le pillage systématique des ressources nationales. Plus le régime est fragilisé par les scandales, plus il crie au complot étranger. C’est une tactique classique de déviation : empêcher que les regards ne se tournent vers les véritables prédateurs qui occupent les salons feutrés d’El Mouradia.
Vers une prise de conscience nationale
Le silence complice d’une partie de l’élite et la répression de toute voix discordante ne peuvent pas durer indéfiniment. Le peuple algérien, doté d’une conscience politique aiguë, finit toujours par percer les masques. Ce qui est décrit ici n’est pas qu’une succession de faits divers, c’est le récit d’une confiscation de la souveraineté.
La République ne peut prospérer si elle est réduite à l’état de propriété privée d’une famille. Elle ne peut être forte si ses décisions sont dictées par des intérêts étrangers contre le paiement de commissions illicites. La vérité, aussi douloureuse soit-elle, est le premier pas vers la guérison. Il est temps que les institutions retrouvent leur indépendance, que la transparence devienne la norme et que les responsables de ce pillage organisé soient confrontés à la justice.
Le pays se trouve à un carrefour historique. Soit il continue de s’enfoncer dans cette gestion clanique qui mène droit au déclin économique et social, soit il exige le retour à une gouvernance intègre, méritocratique et réellement tournée vers le bien-être de ses citoyens. L’histoire jugera ceux qui ont pillé les richesses d’un pays qui aurait pu être une puissance régionale majeure, mais qui, aujourd’hui, se retrouve entravé par les ambitions démesurées de quelques-uns.
L’heure n’est plus aux diversions ni aux écrans de fumée. Chaque contrat, chaque nomination, chaque décision financière doit désormais être scrutée, analysée et expliquée. Le peuple algérien mérite bien mieux que cette gouvernance de l’ombre. Il mérite la transparence, la dignité et, surtout, la récupération de ses ressources pour bâtir un avenir qui ne soit plus le terrain de jeu d’un trio familial, mais le projet commun de tous ses enfants. Les masques tombent, et la réalité du pouvoir à El Mouradia ne peut plus rester cachée derrière les rideaux de velours du palais.