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Une nuit d’horreur dans une maison ensanglantée : une femme poignarde son mari six fois, son fils brûle le corps de leur père en disant « Papa, je t’aime » avant de l’immoler – L’indignation est générale !

<< Une nuit d’horreur dans une maison ensanglantée : une femme poignarde son mari six fois, son fils brûle le corps de leur père en disant « Papa, je t’aime » avant de l’immoler – L’indignation est générale ! >>

Catarina Castro, un nom qui sonne comme celui d’une cantatrice espagnole. Son théâtre, une jolie maison dans la banlieue de Nî, trois fils, une fille et pour Marie Badréfaki, un tyran. Il était un cheval sur moi, il m tranglé avec ses de B. Je suis moquée. Il m’a dit “C’est pas grave, on va faire des orphelettes des bâtards.

” Je me souviens de ses pleurs pendant l’entretien. Elle elle revivait des scènes de terreur. Un homme violent qu’elle a tué pour sauver sa peau. Mais ça c’est la version de Katharina. Parce que du côté de Badray, la belle famille suit une toute autre partition. La diva à la maison c’était elle. Cathy. C’était sa princesse.

C’était la femme de sa vie. La violence de Badray, n’importe quoi. Du jour au lendemain, il te frappe, il te viole, il te Non mais on marche sur la tête. Ses vols, ses fraudes, ces escroqueries, Katarina les connaissait et elle en a largement profité. Mais un jour, les choses ont dérapé dans un acte final sanglant.

Badré, c’est une armoire à glace. Autant dire que ça a pas dû être facile de l’étrangler, le poignarder, transporter son corps jusqu’au fond d’un tunnel pour le brûler. Alors, qui dit la vérité ? Les gens ils ne peuvent pas comprendre mais les femmes qui sont dans la même situation que moi et ben ell elles savent pourquoi on porte pas pe parce qu’on a peur.

Moi je la connais pas, je vois son histoire mais je pleure avec elle. Mais quand vous la connaissez mais c’est une blague, elle est très forte. Elle aurait dû faire de la comédie. Elle aurait pu avoir un Oscar. Le 1er septembre 2015, j’étais procureur adjoint au parquet de Nim depuis le début de l’année et j’étais ce qu’on appelle de permanence de nuit.

 Ce jour était un peu particulier également puisque c’était le jour de l’audience solonnelle de rentrée du tribunal de NIM où des magistrats devaient être installés et donc j’ai été appelé juste avant. La permanence a été avertie de ce qu’un cadavre venait d’être trouvé et que manifestement    on était dans le cas d’un homicide.

Je ne suis donc pas allé à la à la cérémonie. Je suis parti immédiatement et j’ai saisi dans la foulée l’antenne de la police judiciaire de Nive. C’est le premier du mois et on a un petit peu d’appréhension quand on prend le service le premier du mois depuis quelques temps parce que tous les premiers du mois, on prend un cadavre.

Et là, ben le fameux rituel continue et donc vers je crois que c’est 11h du matin dans ces eau là, on est appelé par le parquet pour se diriger vers    vers cette route d’endus où un cadavre a été découvert, un cadavre calciné sous un pont. C’est en sortie de Nî, c’est en direction d’Andus.

 D’ailleurs, ça s’appelle la route d’Anduse. C’est relativement perdu. C’estàd qu’il n’y a pas d’habitation proche. On est dans la Pampa, dans la Garigue. On est certes en bordure de route nationale, mais quand même à on va dire 20 30 m du bord vraiment de la route. Et il y a un tunnel. Ce petit tunnel en fait sert de passage pour aller dans la garque derrière et sur ce tunnel passe les rails d’une voie de chemin de fer qui fait à l’esel.

Le cadavre était très très gonflé. Du peu qu’on pouvait voir, c’était clairement un homme. Le visage est méconnaissable. Il est brûlé en grande partie sur la partie haute du corps et avec le médecin légis qui est sur place, on s’aperçoit qu’il a un corps étranger. La médecin nous dit que ça peut être un anneau gastrique.

C’était assez difficile voir impossible en l’état actuel des choses de voir quelle était la cause de la mort. En tout cas, il n’y avait pas de cause de la mort évidente à ce moment-là. Une cause de décès encore mystérieuse, mais déjà une chose de sûre. Le cadavre a été brûlé sous ce pont. Les murs sont couverts de suit.

Il y a des débris tout autour. Il a été vêtu d’un bermuda. Le bermuda est brûlé en partie et il y a des restes de bermudas qui sont là. Tout autour de lui, on voit un    petit peu des épenchements brûlés. Donc oui, il est Oui, il a    été brûlé là. brûler là mais pas forcément tuer là. Il y a une particularité aussi dans la découverte de ce corps, c’est qu’on trouve pas de chaussures.

On se dit que c’est étrange quand même d’être venu jusque là sans chaussures. D’où l’hypothèse de la mort ailleurs que à    l’endroit où il a été brûlé. On pense tout de suite bien sûr à un règlement de compte avec une avec une technique marseillaise he dit du barbecue. C’est complètement crédible.

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 On a on a c’est une époque où on avait des règlements de compte dans les cités nimoises. On en a encore maintenant évidemment mais c’est l’hypothèse naturelle qui vient en tout cas aussi bien la police judiciaire qu’au magistrat à ce moment-là. Un barbecue à la Marseillaise mais très certainement préparé par des trafiquants niis.

Aller sur ce pont là, ça ça nécessite emprunter cette fameuse route d’induse. Ça nécessite tourner à gauche et revenir sur ses pas pour ensuite passer sous ce pont. Donc c’est quand même un lieu assez particulier. [cloche] La première chose qu’on se dit c’est il faut quand même que ce soit quelqu’un du coin parce que il faut connaître les lieux.

Les policiers comptent sur l’autopsie pour identifier le cadavre. Elle a lieu le lendemain au CHU de Nî. Les légistes révèlent que l’inconnu    du tunnel a été étranglé puis achevé d’au moins six coups de couteau au niveau du cœur. Le décès était imputé à un phénomène asphyxique. Ces pl par armes blanches sont arrivées certainement lorsque la victime était    dans un état de fin de vie.

C’est-à-dire que en fin de vie le cœur il bat doucement. la respiration est sacadée et    donc ces deux couteaux sont intervenus certainement en voyant que la personne était en train de de mourir et et de gasper comme on l’appelle nous dans notre langage. Comme toujours, l’anneau gastrique est immatriculé.

Son numéro est envoyé au fournisseur pour identification, l’ADN du cadavre Parofnaeg. Mais en attendant leur réponse, le parc Eddonim lance un appel à témoins dans la presse locale. Et ça marche. Dès le lendemain, des femmes contactent la PJ. Leur frère aîné a disparu depuis 3 jours. Quand madame Anan Fakir nous parle de la disparition de son frère récente, qu’elle nous donne le gabarit parce que c’est quand même un gabarit très spécial.

 Euh la victime est un quelqu’un de de d’assez conséquent, corpulent et donc elle nous donne une description de son frère qui correspond au cadavre et surtout elle nous parle de cet anneau gastrique. Et quand elle a dit il a un anneau, il dit ben madame venez au commissariat. En général, c’est pas synonyme de bonnes nouvelles.

 Bon ben, elle est allée au commissariat et le cauchemar a commencé. L’analyse génétique confirme l’inconnu du tunnel est bien Badréfir 44 ans, quatre enfants, entrepreneur et bien connu des services de police. Le Nimois affiche un casier long comme le bras. 16 condamnations pour coups et blessures, escroquerie, cambriolage, vol, ressell, extorsion et menace de mort avec arme.

L’hypothèse d’un règlement de compte sur fond de trafic se confirme. Sa sœur d’ailleurs le dit sans difficulté. Il est cocaïnomane, à forte dose, il est alcoolique, il a il a beaucoup de problèmes et il est quelqu’un de nature, on s’en rend compte assez vite, assez violent. Donc, on peut légitimement euh s’intéresser à cette piste.

   Dominique. Alors, évidemment, les policiers interrogent toute la famille de Badré Fakir et on peut dire que sa vie est plutôt rock and roll complètement. D’abord sa sa femme Catarina Castro, hein, elle est assistante dans une école maternelle. Atsem, il l’a rencontré, il avait 16 ans, ils se sont installés ensemble.

 Ça fait 28 ans qu’ils vivent ensemble. Ils ont quatre enfants, Michaell 24 ans, Jordan 19 ans et puis deux autres enfants qui ont 7 et 5 ans. Là où ça se complique effectivement ces rock and roll, c’est que Badr Fakir, il a une autre femme en fait, une maîtresse mais l’ épousé religieusement. C’est une boulangère qui habite dans la ZUP où il a grandi.

 Il mène une double vie au grand jour. ce qui attriste sa femme Catarina qui ne supporte pas cette situation et qui aimerait qu’il revienne vivre avec elle à la maison. Mais il vit chez qui Badr ? Chez sa femme ou chez sa maîtresse ? vit chez la maîtresse et il travaille aussi avec elle et de temps en temps ben il passe voir sa femme Catarina et ses enfants les petits qui vivent dans jolie maison qu’ils ont acheté dans la Bonlieue de Nî avec avec piscine.

 Donc les policiers vont aller perquisitionner la boulangerie, le domicile de la boulangère et aussi un box garage dans lequel Badr Fakir fait ses petites affaires. Il a aménagé l’endroit, il y a un canapé, il y a une table sur laquelle on va retrouver des traces de drogue. Il y a des ordinateurs, il y a des munitions et en fait les perquises ne vont rien donner.

H Et la dernière fois que Badre Fakir a été vu vivant, c’est quand ? Alors Catarina et ses enfants disent que c’est le dimanche 30 août. Il est venu les voir, il est arrivé en fin de matinée. Ils ont fait un barbecue, piscine, jardin, tout le monde s’est bien amusé. Apparemment tout allait bien.

 Catarina, sa femme, explique aux enquêteurs qu’il est parti vers 20h 20h30. Elle lui a pas demandé où il allait. chez la maîtresse. Chez la maîtresse. Enfin, c’est ce qu’elle a supposé. Après ça, plus personne ne voit ni n’entend au téléphone Badre Fakir. Au quartier Pisvin, dans la cité de la ZUPS sud de Nî, Badré Fakir    est un grand frère qui compte.

On a quelqu’un qui vient spontanément nous voir, quelqu’un qu’on connaît qui est du quartier, qu’on a par le passé d’ailleurs interpellé et qui vient nous voir en nous disant que ben Badré avait eu quelques ennuis récemment avec des gens. Il y avait une une histoire de carotte de drogue et il aurait été affronté    deux petits vendeurs de cheit qui l’auraient carotté comme on dit dans le métier.

C’estàd il aurait piqué la drogue, l’argent et cetera après leur avoir un peu    cassé la figure. Il se serait fait lui-même casser la figure parce qu’on réussit pas toujours dans ce métier là. Voilà, il a la réputation de quelqu’un qui pas devant le coup de point. Il y a même un témoin qui nous dira que récemment il s’était armé puisque il avait peur de certaines conséquences, je pense des actes et des actions qu’il pouvait mener.

Une lettre anonyme conforte cette piste du trafic de drogue. C’est une histoire    de cocaïne cherchée dans les vendeurs de cocaïne de la ZUP Sud. Badré il y a longtemps que des vendeurs sont en colère contre lui. Donc ça finit par conforter clairement cette hypothèse d’un entre guillemets carotage de stupéfiant qui se paye généralement extrêmement cher.

Et puis premier journau, c’est un caïde. Il a été brûlé à la Vous savez c’est le barbecue là comme il faisait à Marseille. Non mais attendez. Oh on est où ? On est où nous ? C’est notre frère, on le connaît. Alors, il est pas parfait. Personne n’est parfait. Mais c’est pas c’est pas un caï, c’est pas un truant.

La PJ agite, c’est contact dans la cité Pisva. On s’aperçoit qu’en fait les carottages et les ennuis qu’il a eu récemment, je vais vous dire, c’est pas de cette envergure. Ça ça nous semble être les ennuis qu’il a eu, ça nous semble être entre guillemets un cran plus bas. Après plus de 10 jours à fouiller la piste crapuleuse, les policiers nimois s’intéressent à la famille Fakir.

Il y a quelques éléments qui nous interpellent. Dans une audition, la sœur de la victime nous dira que là où il a été découvert, c’est un lieu où il allait faire de la moto avec ses enfants. La coïncidence est plus que troublante. La famille connaît donc bien le coin et puis il y a un autre détail qui a titillé    les policiers, le genre de sensation qu’on ne couche pas forcément sur procès verbal.

Moi ce qui m’a un petit peu frappé, c’est le jour où on a annoncé à Catherina que c’était bien    son mari qui était mort. Elle s’est effondrée mais elle s’est effondrée comme quelqu’un qui s’évanouissait, comme quelqu’un qui perdait connaissances, comme quelqu’un qui était à la fois choqué par la mauvaise nouvelle    mais que cette mauvaise nouvelle n’était pas toute seule.

 En tout cas, nous on le ressent comme ça. C’est des éléments qu’on prend en considération ce qu’on appelle le ressenti. Un ressenti d’ailleurs partagé par les sœurs de Badray qui raconte aux policiers que lors de la veillée funéraire, leur belle- sœur était bizarre. On cherchait qui l’avait vu en dernier et Annan pose la question “Catti, euh c’est quand la dernière fois que tu l’as vu Elle lui dit “Ben, je crois que c’est moi qui l’ai vu en dernier.

” Et euh, elle se décompose. Bon, nous, on a mis ça sur la douleur, hein. Et puis euh, elle lui dit “Il était habillé comment ?” “Quand tu l’as vu ?” Elle lui dit “Ben, il avait son short de bain avec les fleurs hawennes.” Et en fait, elle lui dit “Oui, il y a un mec qui l’a appelé, il est parti.” Il dit “Ouais, mais il était comment ?” Il était pieds nu.

 Elle lui dit “Quand on lui pose la question, elle ne s’y attend pas.” Et donc, à partir du moment elle s’y attend pas, elle répond spontanément. Et cette réponse à câble Catarina Castro parce que le cadavre de Badré a bien été retrouvé en short à fleur et surtout pied nu. Donc on se dit là aussi que bizarrement s’il y avait eu des Marseillais ou des bandits d’ailleurs, c’est pas une tenue où on va sur un rendez-vous d’affaires entre guillemets.

Catarina Castro est peut-être la dernière à avoir vu Badré vivant. Et    voilà l’épouse dans le collimateur des policiers, tout comme son fils cadé Jordan. Jordan est totalement détaché mais de la mort de son père. Je veux dire c’est on dirait que ça ne l’affecte pas. Alors ça l’affecte peut-être en tout cas mais il ne le il ne le montre pas.

 Il ne l’exprime pas. On dirait presque qu’il est soulagé. Et puis c’est autour de Michaell le fils aîné d’intéresser les policiers. Grâce à un témoin providentiel qui se présente à la PJ de Nî, son oncle, le frère de Catharina explique qu’il a eu des confidences de Michaël, donc le fils, bah disant que il s’était passé quelque chose avec avec son père.

Pour moi, mon neveu a un lien avec la mort de son père, mais je ne sais pas lequel. Je n’ai aucune preuve mais je ressens les choses au fond de moi. Donc la personne qui l’entend qui procède à l’audition de ce monsieur Castro nous dit à la fin de l’audition, je suis pas certain qu’il nous ét tout dit. Les policiers n’ont encore rien de concret, mais la juge d’instruction place l’épouse    et les deux fils aînés sur écoute.

On s’apercevra au travers des écoutes qu’il y a une très très grande prudence dans les propos. Très très grande. Et alors là pour le coup, on sent le manque de spontanéité dans les dialogues, dans les échanges, dans les on sent qu’il y a de la prudence quoi. Voilà. C’est c’est je te vois au même endroit. Oui. Non.

 On fait bon pour une famille qui vient de subir un drame hein, ça nous étonne un peu. Ça aussi ça fait partie des éléments qui colorent un dossier. Dominique, après 3 semaines d’enquête, les policiers resserrent donc les taux sur la famille de Badréfakir. Que dit la téléphonie de Catharina Castro et de leurs deux fils ? Alors l’exploitation des données du téléphone portable de de Catharina Castrou fait ressortir une trentaine d’échanges téléphoniques avec son mari, Badre Fakir, le dimanche 30 août, le jour du barbecue.

Le lendemain, lundi 31, un seul échange entre eux, c’est un texto qu’elle lui envoie. Ce même lundi hein, la téléphonie de Catarina fait apparaître une augmentation significative des communications qu’elle va échanger avec ses deux fils Michael et Jordan. Dernier point, ce que nous apprend la téléphonie, c’est que le téléphone de Badré Fakir aborné pour la dernière fois le dimanche 30 août à 17h30 et le relais qu’il a accroché, c’est celui qui couvre la maison de Catarina.

 Mais c’est intéressant, mais ça en fait pas une preuve. Ça n’en fait pas une preuve mais les policiers vont récupérer autre chose, du matériel intéressant. Le voisin a une caméra de vidéosurveillance H. Et cette caméra, elle est braquée sur l’extérieur de sa maison. L’extérieur de sa maison, ce sont les alentours de la maison de Catharina.

 Et sur les images que vont récupérer les policiers, et bien on voit beaucoup de mouvements autour de la maison de Catarina. Revenons rapidement au dimanche. On voit sur les images arrivé Badré Fakir à 11h37 pour le barbecue en famille, mais on ne le voit jamais repartir et ça ça contredit la version de Catarina. Ce dimanche 30, on voit aussi Michael le fils qui arrive avec sa femme et on le voit repartir un peu avant 20h.

Maintenant, on est le lendemain, le lundi 31. Je vous parler des mouvements autour de la maison. À partir de 21h22, on voit la camionnette de Catarina qui est reculée et positionné l’arrière contre la porte du garage comme pour charger quelque chose. Et on pense au corps de Badré. Évidemment, on pense au corps de Badray.

Et à minuit 53, ce lundi, une voiture blanche arrive. On voit deux silhouettes qui pourraient être celle de Michaell et de Jordan. Et entre 1h3 et 1h0, les deux voitures repartent ensemble à 2h25 sur la vidéo surveillance du voisin. On voit la fourgonnette de Catarina qui revient. 2h25.

 Donc ça ça fait un peu plus d’une heure 1h15 à peu près. Donc ça laisse le temps d’aller brûler le père à 15 km de là. Mais tu dis on devine une silhouette. Ça veut dire qu’on n’est pas certain que ce soit les deux frères. Et non, il faut vérifier. Donc on va demander à un laboratoire spécialisé de regarder ses vidéos en détail. Ce labo s’appelle Lipsadon et malgré son savoir-faire, ben ça va rien donner.

Donc pour les policiers euh c’est une supposition. Ces deux silhouettes sont celles des deux fils. Mais encore une fois, c’est important pour l’enquête. Il n’y a aucune certitude. En tout cas, ce que savent maintenant les enquêteurs, c’est que ces gens-là leur cachent des choses.

 On leur a pas parlé de cette fameuse soirée du lundi où ça a beaucoup bougé autour de la maison. Donc les flics vont mettre les pieds dans le plat. Cette fois, c’est garde à vue pour Catharina Castro et ses deux fils aînés. Les policiers semblent qu’ils touchent au but, mais ce serait quand même plus sûr d’obtenir des aveux parce que les preuves et ben il y en a toujours pas.

Quand on déclenche l’interpellation, on ne sait pas qui a fait quoi, mais on a la quasi certitude que les faits se sont déroulés là. Et donc à partir de là, est-ce qu’il y a une tierce personne ? Est-ce qu’il y a quelqu’un d’étranger à la famille qui a commis tout ça ? C’est les auditions qui vont le dire, le révéler.

 C’est les questions qui vont être posées, ceux qui vont avouer, ceux qui vont pas avouer, ceux qui vont en donner un petit peu et pas un petit peu. Et c’est ensuite les réunions euh ben au cours de la garde à vue des enquêteurs qui font que lorsqu’on échange nos auditions, nos propos, nos machins, on s’aperçoit que là c’est pas tout à fait vrai.

 Là c’est pas tout mais là là ça et ça ça cor au bord. Donc ça et ça, on peut considérer que c’est vrai. Nous, on était plein d’espoir parce qu’on s’est dit bah déjà, on va savoir    ce qui s’est passé, qui a fait quoi, qu’est-ce qui s’est passé. C’est tellement violent parce qu’en plus c’est même pas il est mort, je veux dire il a reçu un coup. Non, ils sont allés loin.

C’est ça allait très loin. On a mon frère, on lui a pas on n pas pu lui faire bisous. On n pas pu lui dire au revoir. Donc psychologiquement, je vous dis, on nous a tout pris. On nous on nous a on nous a tout pris. Dans la foulée de l’interpellation de Catharina et de ses fils, les policiers perquisitionnent la maison familiale et bingo.

Les experts de la police scientifique y retrouvent des traces de sang. On a trouvé des traces de sang. Donc c’était sur deux fauteuils si je me souviens bien dans le salon. On a trouvé également sur le lavabo. Donc il y a du sang qui a coulé. Il y a du sang clairement qui a coulé sans qu’il soit possible puisque tout a été nettoyé de dire en quelle quantité exactement.

Les experts trouvent aussi du sang dans la fourgonnette de Catarina Castro. La voiture qui a beaucoup bougé la veille de la découverte du cadavre de Badr Fakir. Des éléments que les policiers qui interrogent Catarina ne lâchent évidemment pas mais pour l’instant l’épouse s’accroche. On est dans le déni total pour bien d’être interpellé.

 Elle est dans la peur, elle est figée et elle nie tout en bout. sur le premier PV, elle chque tout quoi. Enfin, elle elle nie lesffit, elle comprend pas et ses enfants font pareil. Michaël, c’est quelqu’un qui se mure dans le silence, qui ne dit mot sur une quelconque implication évidemment de lui-même, mais il ne    se prononce pas sur éventuellement les actes qui auraient pu être commis par sa mère Catarina ou par son frère Jordan.

C’est vraiment une tombe. Michel est à peine plus bavard sur sa relation avec son père. Quand il est parti de la maison, tout a changé. Il s’est mis avec l’autre clocharde. C’est mon père, je l’aime mais je suis dégoûté de ce qu’il est devenu. Il voit d’un très mauvais œil cette relation qui nourrit avec la boulangère dont il va indiquer qu’elle l’a effectivement entraîné progressivement dans    la consommation d’alcool et la consommation de cocaïne.

Dans le bureau d’à côté Jordane, le fils cadet n’est pas plus causant. Jordan, il est beaucoup beaucoup sur l’ordinateur, beaucoup sur les jeux, y compris la nuit. et il va nous décrire l’ambiance familiale comme étant une ambiance très lourde entre la mère et le père et il va nous dire que le soir des faits, il a été à son ordinateur toute la nuit et qu’il a rien vu et qu’il a rien entendu.

10h plus tard, les policiers reprennent Catarina en audition. C’est la deuxième. Et là, ils passent à la vitesse supérieure. Ils abattent leur jeux, la vidéosurveillance, la téléphonie, les traces de sang dans la maison, les traces de sang dans sa camionnette. Elle va se mêler un petit peu dans des explications peu crédibles.

 Elle le sent là. Elle a compris que ben que elle pouvait pas aller plus loin et donc elle donne des aveux mais des aveux qui sont légers, qui sont pas tout à fait circonstanciers, qui sont brouillons, on va dire, des aveux dont on comprend qu’elle ne veut pas tout dire pour peut-être préserver certaines choses ou certaines personnes.

Quand je la vois, c’est une personne qui est anéantie, mais pas anéantie en raison du fait qu’elle va rentrer en prison, mais parce que il y avait ses deux fils. Elle ne parle que de ça. En fait, elle a tout fait. C’est-à-dire de A à Z. Elle reconnaît qu’effectivement Badr Fakir s’est frond alarme.

 Et là, il m’a dit de m’asseoir, il était bizarre, il était énervé. Et là, il m’a dit “Aujourd’hui, c’est toi ou moi, je te tue ou tu me tues.” Il lui a dit “Je vous fais trop de mal, il faut que tu me tues, donne-moi des médicaments et ensuite tu me tues.” Elle lui a fait boire un milkshake avec un hypnotique puissant. Ensuite, elle a mis une ceinture autour de son cou.

 Elle a mis son genou sur le dos et elle a tiré jusqu’à ce que jusqu’à ce qu’il meurt. Un crime à la demande de l’intéressé, quoi. Ensuite, Catharina Castro a chargé le corps de son mari dans sa camionnette pour s’en débarrasser dans la gar et elle le maintient. J’ai fait ça toute seule. Combien pesez-vous et mesurez-vous ? Bah, je dois faire environ 68 kg pour 1,61.

   Ce qui paraît compliqué Bad Fakir lourd. Ça paraît assez assez incohérent. Pourquoi une femme est arrivée à ce niveau-là    ? Pourquoi une mère de famille est arrivée à commettre l’irréparable ? Catharina explique alors pourquoi elle a si facilement accepté de le tuer. Elle était à bout à bout de ses violences.

 et elle avait peur de lui. Elle a exprimé plusieurs fois de gros différents avec son époux. Elle a exprimé aussi    des coups qui lui été donné. Elle a exprimé certaines choses. Alors bien évidemment tous ces faitsl nous on les a pas constaté. J’en pense que c’est tout à fait possible que Badré avait manifestement et probablement dû à l’alcool et à la cocaïne des comportements très ératiques et très et avec des sauts d’humeur des hauts et des bas.

C’est vrai qu’il pouvait être violent. Il m’a déjà tabassé braqué avec un pistolet. mis un couteau sous la gorge. Il m’a même violé. J’aurais    tout accepté de lui, même la double vie. Catharina Castro est effondrée, épuisée par ses aveux. Les policiers la mettent au repos, mais ils sont persuadés que sa version est incomplète.

 Elle ne dit pas tout. Peut-être pour protéger ses enfants. Jordan le fiscad croupit dans sa cellule depuis une douzaine d’heures quand les policiers l’entendent une deuxième fois. Il est un peu plus de 22h30. Il y a un proverbe qui dit la PJ ça se fait la nuit. Donc les auditions ont lieu le soir un peu tard et c’est dans ces moments-l que les gens ont tendance un petit peu à se livrer    et à répondre aux questions qu’on leur pose.

Les policiers expliquent à Jordan que sa mère vient d’avouer le meurtre de son père, le transport, la crémation. Jordan va lui aussi passer aux aveux, va lui aussi donc dire que sa mère est venue lui dire dans la soirée qu’elle avait tué son père, que lui s’est déplacé    de son ordinateur devant lequel il était pour aller écouter voir si le cœur battait ou s’il y avait du souffle.

Je tremblais beaucoup et je sentais rien. J’ai donc mis mon oreille sur son cœur et là j’ai compris que c’était fini. Il avait constaté qu’il était mort et qu’il était retourné à son ordinateur. C’est assez époustouflant mais c’est un petit peu ce qui c’est enfin c’est exactement ce qu’il nous dit. Jordan raconte que le lendemain matin sa mère est partie travailler comme d’habitude.

Lui, il a gardé sa sœur et son petit frère. Et le soir, Michaell est venu l’aider à se débarrasser du corps de leur père qui était resté sur le lit toute la journée. Il dit que ben le transport s’est effectué avec son grand frère et qu’ils sont allés amener le père sous ce tunnel. Selon Jordane, c’est Michaell qui a aspergé le corps d’essence et enflammé le cadavre de leur père.

On a en gros quasiment le scénario de ce qui s’est passé. Sauf que Michaell lui nie toujours. C’est un rock, il ne branche pas. Il explique simplement que on tente de lui donner un rôle qui n’est pas le sien.    Avez-vous aidé à transporter le corps de votre père ?    Non, c’est pas moi.

 J’ai rien à voir avec ça. Je n’ai rien fait.    Dominique, les gardes à vue sont fructueuses mais dans le scénario de Catarina, il manque quand même une étape essentielle. C’est l’étape des couteaux. Ouais. Elle reconnaît qu’elle a étranglé son mari avec sa propre ceinture. Or, les légistes le disent.

 Badre Fakir a été poignardé à plusieurs reprises. On a du sang dans la maison, on a du sang dans la voiture de Catarina et aucun des trois, ni Catarina, ni ses deux fils, Michaell et Jordane, ne parle des coups de couteau. Il y en a quand même un qui va balancer à un moment. Non non. Alors en garde à vue 2è audition Katarina continue à nier.

 Elle dit “Je ne sais pas, je vous jure j’ai pas donné de coup de couteau.” À la 3ème audition, elle y vient. Elle avoue “Ouais, je vais porter des coups de couteau.” Et j’ai pas osé le dire parce que je voulais pas qu’on pense que je m’étais acharné sur lui. Elle confirme ses aveux dans sa 4e audition.

 Elle reconnaît à nouveau les coups de couteau et les policiers lui disent “Mais les coups de couteau euh combien ? Et là, elle s’effondre, elle pleure. Je suis perdu, j’arrive plus à réfléchir. Ma tête va exploser. [grognement] Ce que veulent savoir les flic, est-ce que c’est Catharina qui a porté les coups de couteau ou est-ce que ce sont ses fils ? Parce [grognement] que ça change tout.

Pour l’instant, ces fils, ils vont y aller pour transport et carbonisation du corps de leur père. Ils vont aller en correctionnel. Mais si ils comparaissent devant la justice pour avoir porté des coups de couteau, c’est pas la même. Ils vont devant les assises. Alors là, les gardes à vue sont terminés.

 Catarina Castro est convoqué avec ses deux fils par la juge d’instruction. Pas de changement dans leur déclaration. Jordan réitère, Catharina réitère leur version des faits. Ils sont mis en examen tous les deux pour assassinat et incarcéré. Mais Michael lui, il se fait prier. Avant de faire face à la juge d’instruction, Michel rencontreuement son avocat.

Michael, c’est quelqu’un qui est assez méfiant. C’est une personnalité, voilà, qui    ne se livre pas comme ça. Et je me rappelle encore lui avoir posé la question de manière directe disant voilà s’il y a quelque chose à dire, c’est maintenant. Je ne suis pas là pour vous juger, je ne suis pas là pour vous blâmer, je suis là pour essayer de comprendre.

Michael Castro choisit de s’expliquer devant la juge d’instruction et il confirme les propos de Jordan. C’est leur mère qui a étranglé leur père. Eux, ils n’ont fait que la couvrir. Ils ont transporté et brûlé le corps de Badré dans la gar là où ils avaient l’habitude de faire de la moto. Il est quand même ému quand il explique dire ce qu’il a pu faire parce que évidemment ça reste son père.

Il a effectivement    à un moment donné cette cette phrase qui est terrible mais qui est aussi révélatrice de ce qu’il pouvait avoir au fond de son cœur. Donc au moment où il va jeter cette cette allumette pour mettre feu au corps de son père, il va l’accompagner par un papa je t’aime.    Michael explique qu’il éprouvait des sentiments ambivalents envers son père.

Son père pouvait être particulièrement violent avec lui. Décrivait notamment une scène une fois où pour un motif dit-il fut-il, il l’a entraîné dans la garue et a pointé une arme à feu sur sur la tente de son fils. Mais c’est ce qui m’a frappé. lui s’accommodait finalement de ce de ce comportement violent.

 En revanche, ce qu’il ne tolérait pas, c’était effectivement la violence que le père pouvait exercer sur sa mère et sur ses autres frères et sœurs. Après plus d’un an de détention, Michel et Jordan sont libérés sous contrôle judiciaire. Catarina Castro, elle retrouve la liberté 3 ans plus tard. C’est à cette période dans l’attente de son procès qu’elle accepte exceptionnellement de nous livrer sa version.

Je l’ai rencontré, j’avais 14 ans et les coups ont commencé vers 16 ans, donc jusqu’à jusqu’à 43 ans. Donc voilà, ça fait beaucoup beaucoup d’années, même si c’était pas au quotidien, ça a été beaucoup d’années. Donc les violences, elles étaient physiques, elles étaient psychologiques beaucoup et elles étaient aussi sexuelles puisque au moins par deux fois dans ce qu’elle a pu me raconter et bien il a il l’a contraint à des à des rapports non consentis.

Je me souviens de ses pleurs pendant l’entretien. Elle elle revivait des scènes de terreur. Plusieurs fois, il m’a menacé. Une fois, pas longtemps, les fait, il m’a étranglé. J’ai cru que j’allais mourir. Je suis foquée. Je lui demandé s’il te plaît pour les enfants. Ne me tue pas pour les enfants.

 Ne me tue pas pour les enfants. Je me rappellerai. Il était à cheval sur moi. [rires] Il m tranglé avec ses debes. Je suis moquée. Il m’a dit “C’est pas grave, on va faire des orphelettes. Tu es bâtard ?” [souffle coupé] Non. Je voulais pas pour mes enfants. Non. Quand elle a pris conscience que cette violence est montée est arrivée au stade de son paroxisme, elle savait que la prochaine étape c’était elle ou ses enfants.

Quand Badré Fakir arrive ce dimanche 30 août 2015, Catharina Castro sent venir le drame. Ce jour-là particulièrement, il y avait une singularité dans son comportement. et dans son    regard qui l’a conduite à comprendre que elle va mourir. Si c’est pas lui, c’était c’est le basculement. Mais ces révélations sur la violence de Badré, les accusations de Catarina Castro contre son époux font bondir la famille Fakir.

Non seulement elle l’a tué, mais voilà qu’elle le salie. On était sa famille, ce soit mon frère. ses enfants Cathy, ils étaient tous les jours chez ma mère. Toutes les semaines, c’était les repas de famille. Il y a jamais rien eu. C’était les rires, il s’entendaient bien et du jour au lendemain, il te frappe, il te viole, il te Non mais on marche sur la tête. On marche sur la tête.

 On n pas compris. On s’est dit “Mais ça sort d’où tout ça ?” C’était incompréhensible. On a versé au dossier le quasi judiciaire de Badr Fakir pour nous dire que c’est un garçon qui était malfamé. Jamais aucune violence conjugale. C’est important parce que quand on nous dit qu’on a quelqu’un qui est finalement est un violeur qui bat habituellement sa femme qui est quelqu’un qui est maltraitant vous avez des mentions au cas judiciaire quand il avait 16 17 18 30 rien de tout ça.

 C’està-dire qu’en 20 ans, elle n’est pas capable de produire un élément objectif qui puisse démontrer des moindres violences. Je ne doutais pas du calvaire qui avait été le sien. Toute la difficulté était de démontrer que ce qu’elle a vécu était réel. Sauf que, remettez-vous dans le contexte, on est dans une ville où le père de ses enfants et le Cahid local euh vous allez pas au commissariat toc toc, Badré, Fakir, ma violenté, vous pouvez le voir un petit peu pour me secouer, c’est pas possible.

On a peur. On a peur des représailles parce qu’il vaut menaces et un homme il est plus fort qu’une femme et les menace elle pèse vous savez quand il vous braque un fusil sur vous et qu’il vous met à vous de tuer croyez-moi que ça fait peur. Moi je prenais mon fils. Je prenais mon fils.

 Je mettais mon fils au milieu parce que je savais qu’il tuerait pas sur mon fils. Donc voilà on porte pas plaine. Et après les gens ils ne peuvent pas comprendre mais les femmes qui sont dans la même situation que moi et qui vivent ce que j’ai vécu et ben elle elles savent pourquoi on porte pas pe parce qu’on a peur. Jamais Catharina n’a trouvé la force de quitter Badray.

Je pense qu’il y avait de l’emprise. En tout cas, il y avait tous les ingrédients, les menaces, le chantage, les sentiments, la culpabilité, même quand il était pas là. Et ça c’est l’emprise même quand il était pas là, il avait encore ce pouvoir sur elle et notamment celui de de la terrifier. Quoi ? Ce qu’elle a pu me dire à elle, c’est que elle l’aimait tellement et elle le craignait tellement qu’elle n’a jamais tenté de fuir, jamais porté plainte, jamais fait soigner ses blessures.

Lorsque je la rencontre, elle me dit que elle pense que jamais personne s’est aperçu de quoi que ce soit. Jamais, jamais vous n’avez aucun membre de la famille qui va vous dire que ce garçon, il a pu être violent avec sa femme. Les cousins, les tantes, les oncles qui effectivement avaient    un rapport à Badre qui était quelqu’un qui était décrit par les tiers quelqu’un de fort qui imposait, dont les gens avaient peur mais qui était au service de son épouse, qui était passionné par son épouse.

Cathy c’était sa princesse, c’était la femme de sa vie, c’était la mère de ses enfants. Il voulait qu’elle ne manque de rien. Il s’est toujours débrouillé pour qu’elle ne qu’elle et ses enfants ne manquent de rien. deux versions, celle de Katharina et de ses fils aîné qui brosse le portrait d’un mari et d’un père violent et celle de la famille de Badré qui répète que tout ça est faux et qui va même plus loin en expliquant que Catharina [grognement] c’est pas une petite femme fragile.

Ce couple a toujours eu    un problème avec l’argent et Katarina est quelqu’un qui a toujours été extrêmement demandeuse sur l’argent. Et l’enquête va révéler quand même un couple un peu sulfureux d’ailleurs parce que très tôt    ils se mettent en couple, ils ont 14 15 ans.

 Le couple est pas tellement admis du côté Fakir parce que elle est pas de culture    musulmane. Du côté Castro, c’est pas mieux parce qu’ils sont trop jeunes et que lui il est une famille marocaine et cetera. Donc très très vite, ils vont se marginaliser et en plus il vient de faire l’objet d’une déception assez sérieuse puisqu’il était un brillant joueur de foot semble-t-il    au point qu’il aurait été sélectionné pour faire partie de l’équipe de France espoir.

 Tout le monde était d’accord sauf qu’au dernier moment le père a dit non parce que pour faire partie de l’équipe de    France d’espoir il faut être français [grognement] et papa Fakir voulait pas que Badray devienne français. C’est à mon avis surtout à l’âge de 14 15 ans le début du de dérapage de la révolte du gamin.

Badré se rebelle contre l’autorité paternelle. Il devient le petit cahi du quartier et il tombe pour ses premiers vols. Et après, on passe dans une phase de d’extorsion, d’escroquerie puisque Badray est un est un baratineur. Sa sœur me dira, il aurait vendu de la neige à des esquimaux, hein.

 C’est quelqu’un qui a un talent, qui a une chat, qui est assez convaincant et il sera condamné à plusieurs reprises pour des extorsions, des escroqueries tout simplement. et ils vont se complaire les deux dans ce mode de vie et elle va s’habituer à l’argent que ramène Badré. Elle aime beaucoup cet argent, elle gouverne beaucoup, elle est comblée.

 Les enquêtes de voisinage vont décrire une femme bourgeoise avec des belles voitures, des aménagements dernier cri et cetera.    Donc c’est vrai que du côté de la famille Fakir, on admet mal le portrait d’une femme effacé, battue, sous-premprise. C’est pas du tout la Catarina qu’ils ont connu. Moi, je la connais pas.

 Je vois son histoire mais je pleure avec elle. Mais quand vous la connaissez, vous dit “Mais c’est une blague. C’est une blague. Elle est très forte. Elle aurait dû faire de la comédie. Je pense qu’elle aurait pu avoir un Oscar.    Dominique, d’après les partis civiles, Catharina aimait l’argent et les petites magouilles de Badray, ça lui allait assez bien.

Ouais, les partis civiles, les sœurs de Badray, je peux vous dire qu’elles sont pas trendres avec lui ni avec Catarina. Enquête de personnalité classique. Les sœurs de Badré vont raconter aux enquêteurs, ils sont entrés tous les deux, Catharina et Badré, dans le même délire, celui de l’argent. Elles apprennent aux enquêteurs que le couple avait monté une arnaque aux allocations familiales.

 Badré n’a pas reconnu tout de suite ses deux premiers enfants, Michaell et Jordane, les deux fils. Pourquoi ? Et ben, pour que Catharinait le statut de femme célibataire et qu’elle touche un peu de pognon. De la même façon en 2009 qu’ils achètent, vous savez la belle maison anime avec la piscine. Donc cette maison, il l’achète à une personne que connaît Catarina et il lui promettent de faire un emprunt pour rembourser le crédit que cette personne a pris.

 Ils vont lui faire d’ailleurs deux chèqus. Des chèqus en bois. Et ouais, en bois. Arnaque. Troisème arnaque, la relation. Alors ça, ce sont les sœurs de Badré qui racontent ça. La relation qu’il avait avec la boulangère. Et ben Caty était au courant. Là aussi c’est une tricherie. Les sœurs disent Cathy était d’accord pour arnaquer la boulangère, lui prendre le plus d’argent possible.

 C’était donc selon les sorts de Badray la volonté du couple d’escroquer la boulangère, de lui prendre son pognon et ensuite sa boulangerie. Et quelque part, la boulangère confirme dans ses propos parce qu’elle raconte un badr fakir qui arrive au départ qui est très sympa, qui est amoureux, qui lui parle avec gentillesse, qui bosse à la boulangerie, elle lui donne un salaire et il lui dit qu’avec le salaire, il rembourse la jolie maison qu’il a avec Catarina anime.

 Et puis d’un seul coup la boulangeur dit il bascule, il va commencer à changer, devenir moins sympa, puis il va me taper dessus et puis il va voler le pognon du tiroir caisse et cet argent il le donne à sa femme. Et elle termine son audition dans l’enquête de personnalité en disant aujourd’hui à cause de lui je suis endetté.

 Mais tout le monde était au jus de tout ça. Alors les deux fils aînés disent qu’ils savaient, que leur mère savait aussi et c’est toute l’ambiguité d’une femme qui prétend qu’elle n’acceptait pas la double vie qu’avait son mari mais qui en même temps continuait à l’aimer, espérait qu’il revienne vers elle malgré sa violence hein.

 Et devant la juge Catharina campe toujours sur cette position. Elle dit qu’elle a tué Badré, sinon c’est lui qui allait la tuer. Et cette version, elle vient encore en contradiction avec les témoignages des partis civiles, des sœurs de Badré qui disent elle mais pas du tout. Il n’en pouvait plus de cette vie-là. Cette situation le le rendait dépressif.

 Ce qu’il voulait lui c’était revenir dans la maison familiale anime, mais il se sentait rejeté. Imaginez la difficulté pour la juge de comprendre qui vivrait dans tout ça. Donc elle décide. On est le 30 novembre 2016. Un peu plus d’un an hein après les faits, elle décide de faire une reconstitution.    [grognement] Ça va être une épreuve très très difficile.

 On est en train de parler du c’est sa maison certes, mais c’est le lieu du crime. Elle n’arrive pas à rentrer dans sa maison. Les tremblements, les pleurs. Impossible de la maîtriser. Impossible de la maîtriser. Alors, la juge d’instruction laisse la défense, maître Aouia, s’entretenir avec sa cliente. Julie Catharina, si vous ne faites pas les gestes réalisés au moment des faits, c’est votre fils qui sera à vos côtés lors de l’accusation avec un risque pour sa condamnation.

Je n’avais pas d’autres choix connaissant sa fibre maternelle, connaissant l’amour incommensurable qu’elle portait pour ses enfants, de la pousser derrière ses derniers retranchements pour la conduire à réaliser ses gestes. Catarina Castro finit par raconter le dimanche 30 août 2015. Après avoir passé une journée en famille, Michel et Badré sont partis vers 20h.

2h plus tard, Badré est revenu, visiblement drogué. Madame Castro va coucher les enfants et se retrouve en tête à tête avec monsieur Fekir. Et c’est là où monsieur Fekir va s’épencher sur ses états d’âes actuels en disant notre relation ne peut plus durer    comme ça. Tu es malheureuse.

 Puisqu’il perçoit quand même le malheur de sa compagne. Je suis malheureux, il faut que ça s’arrête. Et il va prononcer cette phrase    qui pour moi est un moment de bascule. c’est toi ou moi. Comme si la seule manière de sortir de cette emprise, comme si la seule manière de sortir de cette relation pathologique, c’était que un des deux membres devait disparaître.

Et c’est là où va naître l’idée que il peut disparaître. Selon Catarina, Badré lui a demandé de l’aider à en finir, de l’aider à se suicider. C’est-à-dire qu’elle a broyé des somnifères, une dose assez importante et qu’il les a pris en toute connaissance de cause. Ça n’a ni qu’un ni tête les déclarations de Katharina.

 Elle va nous expliquer que ce monsieur qui fait 110 kg 120 kg qui va venir la voir alors que soi-disant c’est un bourreau qui la frappe, qui la viole, qui finalement est dans la tout-puissance, va ce jour-là faire preuve d’une fragilité particulière, va venir la voir en lui disant “Finalement, j’ai bien réfléchi. Il se trouve que soit c’est toi, soit c’est moi.

 Et dans ma grandeur, j’ai décidé que c’était moi. Donc il va falloir que tu m’aides à mourir. Ça n’a ni que ni tide.” Catarina Castro explique qu’après l’absorption des somnifères, Badré était ensuqué. Elle l’a aidé à marcher jusqu’à leur chambre. Elle va décrire très précisément ce moment où elle va lui serrer le coup avec une sangle alors qu’elle est debout sur son dos.

 Sauf qu’elle pense que ce moment va durer quelques secondes. Or, elle s’aperçoit qu’il faut plusieurs minutes d’asphyxie et ça, elle ne l’a pas prévu. Badray enfin mort. Catarina Castro lui attache les mains avec des serflexes et laisse son corps dans la chambre jusqu’au lendemain. Cette version là était cohérente puisque elle collait parfaitement avec le syndrome asphytique.

 Seul manquait les coups de couteau qui n’ont pas été évoqués. À aucun moment au cours de la reconstitution, Catharina Castro ne parle des coups de couteau. Pour la famille Fakir, elle n’en parle pas parce que ce n’est pas elle qui les a porté. Ma lecture de ces coups de couteau, c’est que effectivement ils ont été donnés par l’un des fils pour maquiller le crime pour faire croire en règlement de compte sur fond de de trafic de stup ou deou de trafic icite. Voilà.

Et donc ensuite, comme c’est des faits qui ont été commis par un fils sur son père, la mère décide de de les de les endosser. Voilà. Et puis par moment, elle oublie d’en parler parce que c’est pas elle qui les a mis. Mais Jordan et Michael refusent d’endosser les coups de couteau. Ils se sont simplement débarrassés    du corps pour protéger leur mère.

Et Michael maintient que c’est lui qui a mis le feu. Ses coups de couteau, Catharina Castro a toujours eu du mal à les assumer. Une fois, elle les nit, une autre fois, elle les reconnaît et puis elle les oublie. Elle ne peut donner aucun détail. Le résultat c’est que le doute plane encore sur leur hauteur la mère, les fils qui les apportaient.

 Sans aveux circonstanciers, les juges décident de renvoyer tout le monde pour assassinat. Catarina, Michael et Jordan. Ils comparaissent libre à leur procès mais ils risquent la prison à vie. En avril 2021, en pleine épidémie de Covid, le procès de Catarina Castro et de ses fils Michael Lîné, Jordane le cadet, se déroule devant la cour d’assise du garanime.

Tous les trois comparaissent libres. préciser des des choses qui étaient clairement lorsqu’on se présente le premier jour dans la cour d’assise, on est conscient que c’est qui tout double qui elle est terrifiée. Je vous rappelle que euh    en ma possession, j’ai quasi rien pour démontrer que le mobile du crime est directement lié au marasme vécu.

Vas-y. La tension et le déchirement familial sont au cœur de cette affaire. L’audience s’est ouverte par une description détaillée des faits produits dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2015. Face au clan Castro, la famille de Badré Fakir. On arrive et plein d’espoir, plein d’espoir parce qu’on se dit voilà, on va avoir des réponses, on veut savoir ce qui s’est passé, pourquoi déjà, pourquoi pourquoi il a été tué ? Pourquoi ils se sont acharné ? Et nouvelle désillusion parce qu’en fait, c’est pas le procès de

Catarina Castro. et de ses fils, c’est le procès de Badré Fakir, la brute, la personne qui a mérité tout ce qu’on    lui a fait. Dès le premier témoin, la boulangère, la maîtresse de Badré Fakir, la violence de la victime est au centre de la discussion. On se rend compte que ce qu’elle vivait était identique à ce que Catharina a vécu pendant des années et ça venait apporter finalement la démonstration de ce qu’effectivement Badr Fakir est quelqu’un qui pouvait être attentionné mais qui pouvait aussi être quelqu’un de d’extrêmement violent

notamment vis-à-vis des personnes qu’il aiment. n’ont jamais vu les Nous ce qu’on dit c’est qu’effectivement la relation qu’il entretenait avec Katarina n’était pas du tout la même relation qu’il entretenait avec la boulangère. La boulangère elle a été victime d’une escroquerie de la part du couple badr de Catarina et effectivement s’il a pu être violent désobligeant et insultant à l’égard de la boulangère c’était pas du tout le cas avec Katarina.

 À Katarina je le dis il avait une passion pour son épouse. Mais cette version de la partie civile est mise à mal par la déposition de l’enquêtrice de personnalité. Elle a recueilli les souvenirs de la nièse de Catarina Castro. Elle est allée rechercher sa tante lorsqu’elle la récupéré. Elle portait des stigmates de coup. ses vêtements étaient en lambeau, elle était terrorisée et elle lui avait raconté qu’elle avait été enfermée dans une cave et battue parce qu’elle n’avait pas voulu se soumettre à son bon vouloir.

L’enquêtrice de personnalité rapporte aussi les violences psychologiques subies par les enfants. J’ai eu l’occasion également de faire les enquêtes de personnalité de Michaël et de Jordane et j’ai eu l’occasion également de m’intéresser à travers les propos des institutes, des directeurs d’école. aux autres petits.

 Et ces enfants présentent euh les manifestations comportementales d’enfants vivant ce genre de perturbation. Il faisait nul doute pour moi que cette femme avait vécu des années de très grande souffrance. Elle    et ses enfants. Le lendemain, c’est à Katharina Castro d’être entendu. Elle confie    à la cour de violence conjugale qu’elle a vécu.

Quand elle est arrivée à la barre, c’était poignant. Elle s’est    effondrée en larme. Elle s’est retournée vers la mère en lui demandant pardon. J’ai pris votre fils. Je suis une mère. J’ai pris votre fils. Je vous demande pardon même si vous n’êtes pas en mesure de me pardonner. On a passé un procès où à aucun moment on a eu une once de vérité et une once de vrais remord.

 On peut pas pardonner quelqu’un qui continue à mentir et à salir la personne que vous avez aimé à qui ils ont fait du mal. La famille Fakir n’a jamais cru à cette version d’une belle- sœur sous la coupe et les violences de Badray. C’était la période du phénomène mitou. Donc à partir du moment où vous êtes une femme et vous pleurez et vous expliquez qu’effectivement vous êtes victime de votre de votre homme, voyez c’est tapis rouge quoi.

 Et donc tout le monde gob quoi sans difficulté. Vous faites le même procès de féminicide à un homme qui a avec ses fils éliminé le corps de sa femme, carbonisé, abandonné dans un tunnel ferroviaire après l’avoir ligoté avec du cerflex, lui avoir fait avaler du zolpidem et avoir lardé de coups de couteau pour maquiller le crime, ben il peut pas s’en sortir sans prendre perpétuité. Voilà.

Je demande jamais pour les On était aussi dans la relation lui c’était un arabe et elle c’était une française. Donc ça le phénomène mitou le fait qu’il ait un casier judiciaire autorise le scénario de bah ouais    elle est victime de violence quoi. Ouais. À ce stade du procès, l’enjeu est de savoir qui a achevé Badré à coup de couteau, les fils    ou l’épouse.

Les enfants répètent que ce n’est pas eux. Madame Castro n’a jamais dit qu’elle n’avait pas donné de coups de couteau. Elle dit qu’elle ne se souvient pas avoir donné des coup de couteau. Si on part du postulat que c’est une mère qui protège les enfants. Là, je pense qu’il y a pas de débat. Ça leur résulte clairement de l’information.

Alors à ce moment-là, si un de ses fils avait donné le coup de couteau, nécessairement Catarina en aurait parlé dès le départ et aurait couvert ses enfants en indiquant c’est moi qui étouffé. Et l’expert psychiatre croit l’amnésie de Catarina Castro. Madame Castro, c’est une personne    ordinaire qui est confrontée à une situation extraordinaire.

 elle ne pouvait pas prévoir sur un plan émotionnel ce qui allait se passer au moment du passage à l’acte. Et donc cette charge émotionnelle,    elle a été à l’origine d’un phénomène qui est tout à fait connu qui s’appelle la dissociation traumatique. C’est-à-dire que comme quelque chose qui    qui disjonctte et au moment où ça disjonctte, ça ne permet pas à la mémoire d’emmagasiner toutes les informations.

C’est pour ça qu’elle va dire de façon très authentique, je ne vous dis pas que je l’ai fait ou que je l’ai pas fait. Je vous dis simplement que je ne m’en souviens pas. Jamais varié sur son rapport. Elle a toujours été On leur dit les coups de couteau. On nous dit psychiatrie, on se rappelle pas. Mais c’est complètement insatisfaisant.

Voilà. Moi, j’ai toujours entendu dans les procès d’assise les accusés qui invoquaient l’amnésie, on on l’a leur reproché. Voilà. On disait “Monsieur, c’est pas possible, elle est très confortable votre amnésie, elle est de circonstances.” Voilà. Et là, d’un seul coup, pour elle, ce qui est est d’habitude inadmissible est admis.

Magnifique. On peut tout dire dans ce dossier quand ça s’appelle Catarina. [grognement] Si ce n’est pas Catarina, ce serait donc l’un des fils. Mais la défense a un bon argument dans sa manche. Jordan n’a pas pu achever son père parce qu’à l’heure de sa mort, il jouait à un jeu vidéo en réseau. Il était connecté en permanence à ce jeu où il fallait que personnellement il soit derrière l’écran pour pouvoir jouer.

 Donc c’est cet élément là qui va le sauver. Quant à Michaell, c’est la vidéo surveillance qui le sauve puisqu’on le voit arriver à la maison le lendemain de la mort de son père. Il n’aurait donc que protéger sa mère en se débarrassant du cadavre. Évidemment, quand vous apprenez que votre père est mort et surtout lorsque vous apprenez que la personne qui a tué votre père, c’est votre mère, on n’ pas le temps de réfléchir.

 C’est-à-dire que vous avez cet instinct qui vous conduit à essayer de protéger ce que vous pouvez encore protéger. Maître Audia plaide le drame conjugal. Catarina Castro n’a jamais prémédité la mort de Badray. Les investigations qui ont été menées ont permis d’établir que ni le solpidem n’a été acheté récemment, ni le cerflect.

 dont aucun acte matériel prémédité n’avait été réalisé avant les faits. Catarina, c’est madame tout le monde qui a un instant té de sa vie parce qu’elle est pris derrière son ses derniers retranchements va se retrouver confronté qu’à un seul choix, la vie ou la mort. La question est de savoir qui reste en vie et qui meurt. Évidemment, on n’est jamais satisfait.

Déjà, dès que vous sortez, vous êtes pas satisfait. Vous auriez dû dire cela, vous auriez dû insister sur cela. Est-ce que les jurés ont compris ? Est-ce que voilà, c’est là, c’est la grande solitude de l’avocat de la défense. Donc ben vous attendez et les minutes sont interminables. Verdict, l’inquitement pour Michel et Jordan Castro.

Catarina Castro, elle est condamnée pour meurtre, pas pour assassinat. Elle est cop de 12 ans de prison. On a attendu et puis ben on s’est pris une nouvelle claque parce que voilà, on arrive avec toutes ces années d’attente et on nous dit on nous dit qu’ils sont acquittés, qu’ils ont pas tué leur père. que elle l’a tué mais que elle a des circonstances atténuantes parce que il l’a mérité.

Donc une nouvelle déception.    J’ai été missionné par Catarina pour sauver ses enfants. Les enfants    sont acquittés. La mission est accomplie. C’est un immense soulagement. Catarina Castro ne fait pas appel. Le parquet non plus. Innocent Jordan et Michael Castro ont été indemnisés pour les 13 et 18 mois de détention qu’ils ont purgé.

 Leur mère, elle a pu quitter la prison en juin 2023.