Un imam, vénéré par tout le quartier depuis 30 ans, dissimulait un secret terrifiant : il ne sauvait pas les gens ; il offrait leurs âmes aux djinns

Notre imam priait 20 fois par jour, pas 5, 20, à 2h du matin, à 4h, à 13h, à 16h, à 19h, à 22h, à minuit. Nous pensions que c’était une dévotion exceptionnelle, une sainteté rare. Macha Allah, quel homme pieux ! Ce n’était pas Allah qu’il priait, c’était des djins.
Sep djins, chacun gouvernant un aspect de la vie, l’amour, l’argent, la santé, le pouvoir, la fertilité, la protection, la vengeance. Et en échange de leur miracles, il leur offrait quelque chose, nos âmes. Petit à petit, sans qu’on le sache, chaque prière exaucée prenait un morceau de nous, 10 % à chaque fois. Et après 10 miracles, on ne nous appartenait plus.
On devenait leur serviteur sur terre pour toujours. Notre imam priait 20 fois par jour, mais il ne priait pas des djins. Il nous vendait à eux. Je suis Lena et je vous raconte les histoires que personne n’ose raconter. Ibrahim habitait un quartier populaire avec sa mère veuve, ses deux petites sœurs. Il était mécanicien.
Il gagnait juste assez pour nourrir sa famille. La mosquée du quartier était le centre de la vie depuis toujours. L’imam s’appelait Moussa, 65 ans, barbe blanche, regard doux. Il était là depuis 30 ans, tout le monde le respectait. Imam Moussa a guidé mon père et mon grand-père avant lui. C’était un homme bon, ou du moins, c’est ce qu’on croyait.
Ibrahim n’était pas très pratiquant. Il priait le vendredi. Les grandes fêtes, c’est tout. Mais un jour, sa mère est tombée gravement malade. Les médecins ne savaient pas ce qu’elle avait. Fièvre, fatigue extrême, perte de poids, on ne peut rien faire. Il faut attendre. Ibrahim était désespéré. Ma mère va mourir et je ne peux rien faire.
Un voisin lui a dit : “Va voir Imam Moussa, demande-lui de prier pour ta mère. Tu crois vraiment que ça va aider ?” Toutes les prières de l’imam Moussa sont exaucées. Tout le monde le sait. Ibrahim était sceptique mais désespéré. Il est allé voir l’imam. “Imam, ma mère est très malade. Je viens vous demander de prier pour elle.
” Imam Moussa l’a regardé avec compassion. Bien sûr, mon fils. Comment s’appelle-t-elle ? Aïcha. Je vais prier pour elle dès ce soir. Merci imam. L’imam a sourit mais il y a quelque chose que tu dois faire aussi. Quoi ? Viens à la mosquée chaque jour pendant une semaine pour prier avec moi. Chaque jour ? Oui. Ta présence renforcera la prière. Ibrahim a hésité.
Il travaillait toute la journée. Je je vais essayer. C’est pour ta mère, mon fils. Ibrahim a accepté. Pendant une semaine, Ibrahim est venu à la mosquée chaque soir à 19h, l’imam priait avec lui pendant 1 heure. Et au bout de la semaine, miracle, sa mère allait mieux, beaucoup mieux. Elle mangeait, elle souriait, elle se levait.
Les médecins étaient stupéfaits, on ne comprend pas mais elle est guérie. Ibrahim était ému aux larmes. Il est retourné voir l’imam. Imam, merci, merci infiniment. Ma mère est sauvée. L’imam a souris. Ce n’est pas moi, c’est Allah. Que puis-je faire pour vous remercier ? continue à venir à la mosquée. C’est tout ce que je demande.
Ibrahim a promis. Les mois ont passé. Ibrahim venait régulièrement à la mosquée et il a commencé à remarquer des choses. L’imam priait à des heures bizarres. Ibrahim le voyait parfois arriver à 2h du matin ou à 4h. Imam, pourquoi vous priez si tôt ? La nuit, c’est le moment le plus puissant pour prier. Allah écoute mieux.
Ça semblait logique mais étrange quand même. Ibrahim a commencé à entendre des histoires. Tu sais que Fatou était stérile depuis 10 ans. Elle a prié avec Imam Moussa. Un mois après, elle était enceinte. Amadou avait une entreprise en faillite. Il a demandé à l’imam de prier. De semaines après, il a décroché un contrat énorme.
Mon oncle avait un cancer. Phase terminale. Les médecins lui donnaient 3 mois. Il a vu l’imam. 6 mois après, rémission totale, chaque semaine une nouvelle histoire, un nouveau miracle. Imam Moussa est béni. Mais Ibrahim se demandait comment c’est possible ? Autant de miracles. La mosquée avait un sous-sol toujours fermé à clé.
C’est pourquoi le sous-sol, imam, c’est mon lieu de prière privée. J’y vais pour les prières spéciales. Je peux voir ? Non, mon fils, c’est un lieu sacré. Seul l’imam peut y entrer. Ibrahim trouvait ça bizarre, mais il n’a pas insisté. Ibrahim a remarqué que l’imam ne mangeait jamais en public, même pendant le Ramadan, même à la rupture du jeûne.
“Imam, vous ne mangez pas avec nous ? J’ai déjà mangé !” Toujours la même réponse. Et l’imam portait toujours des gants, même en priant. Pourquoi les gants ? Imam, j’ai une condition de peau. Mais Ibrahim n’en était pas sûr. Les gens qui avaient reçu des miracles, ils changeaient. Fatou, la femme stérile, était tombée enceinte.
Mais son bébé était né, vide, pas de malformation, juste, sans émotion, sans vie dans les yeux. Amadou, l’entrepreneur, avait sauvé son entreprise, mais il était devenu cruel. Il exploitait ses employés. Il ne souriait plus. L’oncle guérit du cancer. Il s’était suicidé 6 mois après sans raison apparente.
C’est ” C’est juste des coïncidences”, se disait Ibrahim. Mais il y en avait trop. Une nuit, Ibrahim ne pouvait pas dormir. Il est sorti marcher. Il est passé devant la mosquée. Il était 2h du matin. Il a vu de la lumière. au sous-sol. Par curiosité, il s’est approché. Il y avait une petite fenêtre près du sol. Il s’est penché, il a regardé et ce qu’il a vu l’a glacé.
L’imam était là au centre d’une grande salle. Il y avait sept cercles dessinés au sol à la créie blanche. Et dans chaque cercle, il y avait une bougie rouge. L’imam priait mais pas vers la Mec, il priait vers le bass, vers le sol. Et il récitait des mots dans une langue qu’Ibrahim ne connaissait pas. Et surtout cette voix lui répondait grave, inhumaine.
Ibrahim a reculé, terrifié. Qu’est-ce que c’était ? Le lendemain, Ibrahim ne pouvait pas oublier ce qu’il avait vu. Je dois savoir. Il a attendu la fin de la prière du soir. Il a attendu que tout le monde parte. Puis il a confronté l’imam. Imam, il faut qu’on parle. De quoi, mon fils ? De ce que vous faites au sous-sol. La nuit.
Le visage de l’imam s’est durcit. Tu m’as espionné ? Je vous ai vu les cercles, les bougies, les voix. L’imam a fermé les yeux longuement puis il a regardé Ibrahim. Qu’est-ce que tu as entendu exactement ? Des voix. Sep voix. Qui vous répondait ? L’imam a hoché la tête. Entre, je vais tout expliquer.
Ils sont descendus au sous-sol ensemble. C’était exactement comme Ibrahim l’avait vu. Les sept cercles, les bougies éteintes maintenant. Qu’est-ce que c’est ? L’imam s’est assis. Il a fait signe à Ibrahim de s’asseoir aussi. Il y a 30 ans, j’étais jeune imam. Cette mosquée était pauvre, presque vide.
Elle allait fermer. Et alors, j’ai rencontré un vieux marabou mourant. Il m’a appris quelque chose. Quoi ? Comment invoquer les 7 mètres du souffle ? Ibrahim a frissonné. Les 7 mètres du souffle. Des djin très anciens, très puissants. Chacun gouverne un aspect de la vie humaine. Vous priez des djinns ? Oui, mais c’est haram, je sais.
Mais il donne ce qu’Allah refuse. Ibrahim était sous le choc. Tous les miracles, c’est eux. Oui. Chaque prière exaucée. Chaque guérison, chaque succès, c’est eux. Mais pourquoi ils font ça ? Ils veulent quoi ? L’imam a baissé les yeux. Ils veulent des âmes. Des âmes ? Oui. Chaque miracle accordé prend 10 % de l’âme du bénéficiaire.
Ibrahim a senti son sens glacé. 10 % ? Oui. La personne ne le sent pas au début, mais petit à petit son âme leur appartient. Et après, après 10 miracles, l’âme est complètement à eux. La personne devient leur serviteur sur terre. Un serviteur ? Comment ? Elle obéit à leurs ordres sans le savoir. Elle fait le mal.
Elle corromp les autres. Elle prépare le terrain. Ibrahim a pensé à tous ces gens. Fatou, Amadou, l’oncle. Combien de personnes vous avez vendu ? L’imam a regardé ailleurs. En 30 ans peut-être, 200 peut-être plus. 200 âmes ? Je ne comptais plus. Ibrahim a senti la colère monter. Comment vous pouvez faire ça ? Parce que j’ai fait un pacte.
Si j’arrête, ils me prennent. Moi, mon âme complètement. Alors, vous continuez à détruire les autres pour vous sauver ? Oui. L’imam a enlevé ses gants lentement. Ses mains étaient noires comme brûlé avec des marques, des symboles. C’est la marque du pacte. Je ne peux pas l’enlever. Je suis liée pour toujours.
Ibrahim a réalisé quelque chose d’horrible. Ma mère, vous avez prié pour elle. Elle a été guérie. Oui, ça veut dire oui. Ta mère a perdu 10 % de son âme. Ibrahim a senti les larmes monter. Non, je suis désolé. Vous n’êtes pas désolé. Vous m’avez piégé. Tu es venu me demander. J’ai juste répondu. Ibrahim s’est levé, furieux, je vais dire à tout le monde, personne ne te croira.
Je vais essayer quand même. L’imam a sourit tristement. Même si tu réussis, il sera trop tard pour certains. L’imam a raconté son histoire complète. Ibrahim devait comprendre. Il y a 30 ans, Moussa était jeune imam, 25 ans, plein d’espoir. Il venait d’hériter de la mosquée de son père, décédé. Mais la mosquée était pauvre, peu de fidèles, peu de moyens. Je vais la perdre.
Un jour, un vieil homme est venu le voir. Tu veux sauver ta mosquée ? Qui êtes-vous ? Un marabou. Je vais mourir bientôt. Mais avant, je veux transmettre mon savoir. Quel savoir ? Le vieil homme a sorti un livre ancien. Page Johnny. Le rituel des 7 m, c’est quoi ? Un rituel pour invoquer les jeans les plus puissants ? Ils peuvent tout donner.
Richesse, santé, amour, pouvoir, mais les jeans, c’est dangereux seulement si tu ne contrôles pas. Moi, je les ai contrôlé pendant 50 ans. Le vieil homme avait l’air en bonne santé, fort pour ses 90 ans. Comment vous avez fait ? Chaque mois, je leur donne une âme. Quelqu’un qui demande quelque chose, je leur accorde et eux, ils prennent un peu. Un peu de quoi ? Un peu de l’âme.
10 % par miracle. Et après 10 miracles, la personne leur appartient complètement. Moussa était choqué. C’est monstrueux. C’est la vie. Les djin ont besoin de se nourrir. Les humains ont besoin de miracles. C’est un échange. Je ne veux pas faire ça. Le vieil homme a haussé les épaules. Alors ta mosquée fermera. Tu n’auras rien.
Tu sauras rien. Moussa a hésité longtemps mais la mosquée était tout ce qu’il avait. C’était l’héritage de son père. Je je vais essayer. Une fois le vieil homme a souri. Une fois suffit. Après, tu ne pourras plus arrêter. La première fois, Moussa a invoqué les jeans au sous-sol. Il a dessiné les sept cercles, allumé les sept bougies.
Il a récité les formules dans la langue ancienne et les sept voix ont répondu : “Grave, puissante, terrifiante. Nous t’écoutons, mortel. Je je veux sauver ma mosquée. Que nous offres-tu en échange ? Je Nous voulons des âmes. Combien ? Une par mois pour commencer. Moussa a accepté. Le mois suivant, une femme est venue le voir. Imam, je suis stérile.
Je veux un enfant. Moussa a prié les jeans pour elle. Une semaine après, elle était enceinte. Mais Moussa a senti quelque chose dans l’air autour de la femme, quelque chose de sombre, d’invisible. Ils ont pris leur part. La femme ne sentait rien. Elle était juste heureuse. Mais Moussa savait. Les années ont passé. Moussa a continué.
Un miracle par-ci, deux miracles par là. La mosquée s’est remplie. Les gens venaient de partout. Imam Moussa est béni. Mais Moussa savait la vérité. Il n’était pas béni. Il était maudit il y a 15 ans. Moussa a voulu arrêter. Je ne peux plus faire ça. Il a essayé de ne plus invoquer les jeans mais ils sont venus à lui dans ses rêves.
Tu as fait un pact. Tu ne peux pas rompre. Je veux arrêter. Si tu arrêtes, on te prend toi complètement. Alors prenez-moi. Les jeinans ont rit. Tu dis ça maintenant, mais tu ne supporteras pas la douleur. Ils lui ont montré ce qui arriverait. Son âme arrachée, brûlé, torturé pour l’éternité. Moussa a craqué. D’accord, je continue.
Et depuis, il n’a jamais essayé d’arrêter. Ibrahim est sorti du sous-sol, bouleversé. Je dois faire quelque chose. Il a commencé à enquêter discrètement. Il a parlé aux gens qui avaient reçu des miracles. Ibrahim est allé voir Fatou, la femme qui avait eu un bébé après 10 ans de stérilité.
Fatou, comment va ton fils ? Fatou a baissé les yeux. Il il va bien physiquement, mais mais il ne sourit jamais. Il ne pleure jamais. Il ne réagit à rien. Les médecins disent quoi ? Ils ne comprennent pas. Ils disent qu’il est en bonne santé, mais moi je sais. Tu sais quoi ? Qu’il n’a pas d’âme. Ibrahim a frissonné. Ibrahim est allé voir Amadou, l’entrepreneur sauvé de la faillite.
Amadou, tu te sens bien ? Amadou Harri froidement. Je me sens très bien. Pourquoi ? Tu as changé ? Les gens disent que tu es devenu dur. Dur ? Non, juste réaliste. Le monde est cruel. Il faut être cruel aussi. Mais avant, tu étais généreux. Avant j’étais faible. Maintenant, je suis fort. Ibrahim a vu ses yeux vide, froid.
C’est l’imam qui a prié pour toi. Non. Oui. Et je lui reconnaissant. Tu lui es reconnaissant de quoi ? De m’avoir montré la vérité. Amadou s’est penchée. La vérité, c’est que Dieu ne nous aide pas. Ce sont les autres qui nous aident, les forces invisibles. Ibrahim a reculé. Amadou était perdu. Ibrahim a retrouvé la famille de l’oncle guéri du cancer, celui qui s’était suicidé.
Pourquoi il s’est suicidé ? Il était guéri. La fille de l’oncle a pleuré. Je ne sais pas. Il disait qu’il entendait des voix, qu’elle lui disait de faire des choses. Quelle chose ? Des choses horribles. Il refusait. Alors les voix sont devenues plus fortes. Elle le torturait jour et nuit. Et alors, il a préféré mourir plutôt que d’obéir. Ibrahim a compris.
L’oncle avait résisté mais ça l’avait détruit. Ibrahim a compris l’ampleur du problème. Il y avait des dizaines de personnes comme ça, peut-être des centaines, tous partiellement ou complètement possédés. Je ne peux pas combattre ça seule. Il a commencé à chercher des alliés. Il a trouvé 11 personnes qui avaient reçu un miracle. Pas plus.
Donc seulement 10 % de leur âme prise. On peut encore être sauvé. Ils ont formé un groupe secret. On doit arrêter l’imam. Comment ? Je ne sais pas encore, mais on doit essayer. Ils ont essayé d’exposer l’imam publiquement. Ils ont parlé aux autres fidèles. L’imam pris des jeins. Il vend nos âmes mais personne ne les a cru. Vous êtes fous. L’imam est un saint.
Il nous a tous aidé. Ceux qui avaient reçu plusieurs miracles étaient déjà trop corrompus. Ils défendaient l’imam. Ils ont fait venir un marabou blanc, un vrai, qui combattait les djins. Le marabou est venu, il a essayé d’exorciser la mosquée, il a récité le Coran, il a brûlé de l’enang, il a fait des prières mais les djins étaient trop puissants.
Le marabou a eu une crise cardiaque en plein rituel. Il est mort. Les djin ont ri. Ibrahim et son groupe ont confronté l’imam directement. Dites-nous comment rompre le pacte. Il n’y a pas de moyen. Il doit y avoir un moyen. L’imam a secoué la tête. Le seul moyen de rompre un pact avec les djins, c’est la mort.
Votre mort ou la leur et comment on tue des djins ? On ne peut pas. Ils sont immortels. Ibrahim a serré les points. Alors, on est piégé pour toujours. L’imam a regardé ailleurs. Oui, mais Ibrahim a refusé d’abandonner. Il a cherché dans les livres, les textes anciens, les forums internet et il a trouvé quelque chose, un texte très ancien en arabe classique.
Les jeans sont invincibles, sauf à l’aube quand le premier rayon du soleil touche la Terre. À ce moment, ils sont faibles, vulnérables. Si sept croyants prient Allah ensemble sincèrement, à cet instant précis, les djins peuvent être bannis. Ibrahim a rassemblé son groupe. On a une chance, une seule. Il leur a expliqué le plan.
Il faut prier tous ensemble, au sous-sol, à l’aube. Mais l’imam ne nous laissera jamais entrer. On entrera de force. Le jour J, Ibrahim et son groupe sont arrivés à la mosquée avant l’aube, 4h du matin. Ils ont cassé la porte du sous-sol. L’imam était là en train de prier. Les jeins, qu’est-ce que vous faites ? On met fin à ça.
Ils se sont placés autour des sept cercles, 12 personnes déterminées. L’imam a essayé de les arrêter. Vous ne savez pas ce que vous faites. On sait exactement. Ils ont commencé à prier à voix haute le Coran, les bougies se sont allumées toutes seules. Les sept voix ont raisonné. Arrêtez, mais ils ont continué.
Les voix sont devenues plus fortes, plus menaçantes. Nous allons vous détruire. Mais ils ont continué. L’imam a été possédé complètement. Ses yeux sont devenus noirs. Sa voix a changé. Vous osez nous défier ? Il s’est jeté sur Ibrahim avec une force surhumaine. Les autres ont dû le retenir mais ils ont continué à prier.
Puis l’aube est arrivé. Le premier rayon de soleil est entré par la petite fenêtre. Il a touché le premier cercle et il s’est passé quelque chose. La bougie s’est éteinte violemment. Une des voix a hurlé puis s’est tue. “Continuez !” A crié Ibrahim. Ils ont prié plus fort, plus sincèrement. Un deuxième rayon, deuxième cercle, deuxième bougie, deuxième voix disparue mais les jeans ne se laissaient pas faire. Ils ont attaqué physiquement.
Des objets ont volé, des murs ont tremblé, trois membres du groupe ont été blessés gravement, mais ils ont continué. 3e cercle, 4e cercle. 5e. Les voix hurlaient, supplient, menaçaient. 6e cercle. 6e voix disparu. Il n’en restait qu’une. L’imam possédait a attaqué Ibrahim directement. Il l’a étranglé. Tu vas mourir.
Ibrahim suffoquait mais il a continué à réciter mentalement. Les autres priaient pour lui. 7e rayon, 7e cercle. 7e voix. Un hurlement final assourdissant. Puis le silence. L’imam s’est effondré. Les cercles ont disparu comme effacé. Les bougies se sont éteintes. Ibrahim a repris son souffle. C’est fini. Silence. Puis l’imam a bougé lentement.
Il a levé les yeux. Ils étaient redevenus normaux. Qu’est-ce qui s’est passé ? On les a bannis. L’imam a regardé ses mains. Les marques noires avaient disparu. C’est vrai ? Oui. L’imam a pleuré pour la première fois depuis 30 ans, mais le prix était lourd. Sep membres du groupe étaient morts tués par les djinns pendant la bataille.
Cinq autres grièvement blessés. Seul Ibrahim et trois autres étaient indemes. Les jours suivants, la mosquée a été purifiée. Un vrai imam est venu de la capitale. Il a récité le Coran partout pendant des jours. Le sous-sol a été détruit complètement. Les sept cercles effacaient à jamais. Mais les conséquences restaient.
Les personnes qui avaient reçu plusieurs miracles, elles n’ont pas été guéries. Leurs âmes partiellement prises ne sont jamais revenues. Fatou et son fils sans émotion. Amadou et sa cruauté, des dizaines d’autres marqués à vie. L’imam Moussa a quitté la mosquée pour toujours. Je ne peux plus être imam. Après ce que j’ai fait, il vit maintenant retiré dans un village lointain.
Il passe ses journées à prier pour se racheter, mais il sait qu’il ne sera jamais pardonné. 2 ans plus tard, Ibrahim est devenu le nouvel imam de la mosquée. Il enseigne, il guide, il met en garde. Méfiez-vous des miracles trop faciles. Méfiez-vous des promesses trop belles. Si quelque chose semble trop bon pour être vrai, c’est qu’il y a un prix caché. Ibrahim a appris quelque chose.
Les djin ne sont pas morts. Ils ne peuvent pas mourir. Ils sont justes ailleurs affaiblis. Attendant, ils reviendront un jour quelque part. Parfois la nuit, Ibrahim sent une présence, une voix lointaine, à peine audible. Nous reviendrons. Il prie plus fort pour les tenir à distance. 5 ans après la bataille, Ibrahim est toujours imam. Il a maintenant 33 ans.
Il s’est marié. Il a un fils, mais il ne dort jamais vraiment, pas profondément. Il garde toujours un œil ouvert. Un jour, quelqu’un vient le voir. Un jeune homme, 20 ans, regard désespéré. Imam, j’ai un problème. Mon père est malade. Les médecins ne peuvent rien faire. Ibrahim sent son cœur se serrer.
Et tu veux que je prie pour lui ? Oui, s’il vous plaît, Ibrahim hésite. Il sait prier vraiment pour Allah, mais il sait aussi que parfois les prières ne suffisent pas. Je vais prier mais je ne promet rien. Merci imam. Le jeune homme part. Ibrahim prie sincèrement pour le père malade, pas pour un miracle, juste pour l’acceptation, la paix.
De semaines plus tard, le jeune homme revient. Imam, mon père va mieux. Les médecins ne comprennent pas. Ibrahim sourit, soulagé, al hamdouillah. Mais en même temps, il a peur. Est-ce que c’était moi ou eux ? La nuit suivante, Ibrahim descend là où était le sous-sol. Il regarde le sol nu, bétonné et il murmure “Si vous êtes encore là, ne revenez jamais.
” Le vent souffle et Ibrahim croit entendre un rire lointain. Cette histoire gravité. Il vit maintenant avec cette peur constante que les djins reviennent, qu’il trouvent un nouveau serviteur. L’imam Moussa voulait juste sauver sa mosquée, aider les gens, mais il a choisi la mauvaise voie, le mauvais pouvoir et il a détruit des centaines d’âmes.
Les miracles existent peut-être, mais la plupart du temps, ils ont un prix, un prix qu’on ne voit pas. qu’on ne comprend que trop tard. Quand on prie, il faut savoir qui on prie parce que tout le monde n’écoute pas nos prières avec les mêmes intentions. Allah écoute et il répond parfois oui, parfois non, mais il ne prend jamais rien en échange.
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