Disparition de Lyhanna à Gers : « Les caresses sur ses fesses quand elle est sortie de l’eau… », révèlent les détails de la dernière plainte déposée par le père d’une fillette de 11 ans.

L’angoisse et la stupeur ne cessent de grandir dans le département du Gers, où la disparition de la petite Lyhanna, âgée de seulement 11 ans, a pris une tournure judiciaire particulièrement sombre. Alors que plus de 170 gendarmes, des équipes cynophiles, des drones et un hélicoptère passent la commune de Fleurance au peigne fin, les révélations sur le profil du principal suspect, un homme de 41 ans nommé Jérôme B., viennent hanter une communauté déjà profondément traumatisée.
L’affaire a connu une accélération dramatique avec le dépôt d’une nouvelle plainte pour viol sur mineure, enregistrée par le parquet. Les déclarations qui accompagnent cette démarche sont d’une violence psychologique inouïe. Le père d’une fillette du même âge, bouleversé, a pris la parole pour dénoncer des agissements intolérables subis par son enfant. Selon les premiers éléments divulgués, les faits se seraient produits dans un cadre qui se voulait récréatif. La jeune victime a décrit des comportements hautement déplacés et des attouchements de nature sexuelle de la part du quadragénaire : “des caresses sur les fesses quand elle sortait de l’eau…”. Des mots simples, mais d’une gravité extrême, qui dépeignent un mode opératoire prédateur particulièrement alarmant.
Ce nouveau témoignage vient tragiquement faire écho aux doutes qu’éprouvait déjà la propre famille de Lyhanna. Il a été établi que Lyhanna et la fille du suspect étaient de proches amies, scolarisées dans le même établissement. Les familles se côtoyaient ainsi depuis de nombreuses années. Cependant, la mère de la collégienne disparue a récemment révélé qu’un incident survenu lors d’une “soirée pyjama” organisée au domicile du suspect avait poussé les parents à couper immédiatement les ponts avec cet homme. Des “chatouilles” et une proximité physique jugée suspecte avaient alors éveillé les soupçons, incitant la famille à instaurer une distance stricte avec lui. Malheureusement, le vendredi de la disparition, Lyhanna a été aperçue pour la dernière fois à la sortie des cours, montant précisément à bord du véhicule de cet individu.

Devant les enquêteurs, le suspect a tenté de minimiser son rôle en affirmant avoir simplement déposé l’adolescente près de la piscine municipale de Fleurance. Une version des faits immédiatement balayée par la procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer, qui a qualifié ses déclarations d’incohérentes et de particulièrement imprécises. L’homme reste, à ce jour, le dernier adulte connu à avoir vu Lyhanna vivante avant qu’elle ne se volatilise.
L’accumulation de ces témoignages lève le voile sur un passé lourd et une série de dysfonctionnements institutionnels qui suscitent l’indignation publique. Bien que le casier judiciaire de Jérôme B. soit techniquement vierge de toute condamnation, l’homme était en réalité déjà dans le radar des autorités pour des comportements déviants similaires. En 2021, alors qu’il travaillait comme agent d’entretien contractuel dans des lycées de la région Occitanie, une proviseure avait émis un signalement officiel pour des “comportements inappropriés avec une élève”, à qui il envoyait des messages insistants sur les réseaux sociaux. Plus grave encore, une plainte pour des faits de viols sur une enfant de 10 ans avait été déposée en août 2025 à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch. En raison de lenteurs administratives et de transferts de compétences entre les parquets de Toulouse et d’Auch, le suspect n’avait toujours pas été entendu pour cette affaire au moment où Lyhanna a disparu.
Face à la multiplication de ces procédures et à la pression populaire, la justice a annoncé que toutes les enquêtes visant le suspect allaient désormais être regroupées afin d’analyser son parcours de manière globale. Une ancienne plainte datant de 2020, initialement classée sans suite faute d’éléments suffisants, va également faire l’objet d’un réexamen minutieux par les magistrats. Pendant ce temps, sur le terrain, l’espoir s’amenuise mais la mobilisation reste totale. Les plongeurs continuent de sonder la rivière Gers et les lacs environnants, tandis que les habitants de Fleurance oscillent entre la douleur d’avoir perdu une enfant et la colère face aux secrets toxiques qui entourent le principal suspect.