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💔 Elle demandait simplement de l’argent pour enterrer sa mère… quelques semaines plus tard, son nom faisait la une de tous les journaux.

PARTIE 2

L’expression de Gideon ne changea pas.

Pendant plusieurs secondes, il se contenta de la regarder.

— « Six cent mille nairas ? » répéta-t-il.

Abini baissa les yeux, honteuse du désespoir qui transparaissait dans sa voix.

— « Ma mère est décédée il y a trois semaines », murmura-t-elle. « Je n’ai pas encore pu lui offrir des funérailles dignes. Les factures de l’hôpital ont tout englouti. »

La pièce devint silencieuse.

Pour la première fois, quelque chose changea dans le regard de Gideon.

Ce n’était ni de la pitié.

Ni de la compassion.

C’était de la reconnaissance.

Comme s’il comprenait plus de choses qu’il ne voulait l’admettre.

Sans dire un mot, il se dirigea vers son bureau, ouvrit un tiroir et sortit un chéquier.

Abini le regarda, perplexe.

Une minute plus tard, il signa un chèque et le lui tendit.

Un million de nairas.

Ses yeux s’écarquillèrent.

— « Monsieur… c’est beaucoup trop. »

— « Prenez-le. »

— « Je ne peux pas. »

— « Vous avez demandé six cent mille. Je vous en donne un million. »

Les mains d’Abini tremblaient.

— « Que voulez-vous en échange ? »

Le regard de Gideon se durcit aussitôt.

— « Partez. »

Elle cligna des yeux.

— « Pardon ? »

— « J’ai dit : partez. »

Pendant un instant, elle resta figée.

Puis elle saisit le chèque et quitta précipitamment la pièce avant qu’il ne change d’avis.

Derrière elle, Gideon demeura seul devant la fenêtre.

Observant les lumières de la ville.

Pensant à une femme morte depuis des années.

Une femme dont le visage ressemblait étrangement à celui de la mère d’Abini.


Trois semaines plus tard, les funérailles furent enfin célébrées.

Abini se sentait plus légère.

Pour la première fois depuis des mois, elle pouvait respirer.

Puis tout bascula.

En arrivant au travail ce lundi matin, elle aperçut des agents de sécurité près de l’entrée.

Les employés murmuraient sur son passage.

Certains la fixaient.

D’autres la montraient du doigt.

Son estomac se noua.

— « Que se passe-t-il ? » demanda-t-elle à une réceptionniste.

La jeune femme sembla mal à l’aise.

— « Vous n’êtes pas au courant ? »

— « Au courant de quoi ? »

La réceptionniste lui tendit un journal.

Le titre lui glaça le sang.

LE PDG ENTRETIENT UNE LIAISON SECRÈTE AVEC UNE FEMME DE MÉNAGE DE L’ENTREPRISE ?

Sous le titre figurait une photo floue.

Elle.

Sortant de la suite privée de Gideon ce soir-là.

L’article affirmait qu’elle avait séduit le PDG pour obtenir de l’argent.

Qu’elle entretenait une relation secrète avec lui.

Qu’elle avait reçu d’importantes sommes en échange de « faveurs particulières ».

Abini sentit le sol se dérober sous ses pieds.

— « Non… »

Le journal glissa de ses mains.

En moins d’une heure, toute l’entreprise parlait d’elle.

À midi, des inconnus l’insultaient sur les réseaux sociaux.

Le soir même, son propriétaire lui posait des questions embarrassantes.

Tout ce qu’elle avait essayé de préserver — sa dignité, sa réputation et son avenir — s’effondrait.

Et quelqu’un, à l’intérieur même de l’entreprise, était à l’origine de tout cela.

Quelqu’un de puissant.

Quelqu’un qui voulait détruire Gideon.


Au dernier étage du siège de Silver Crest Group, Gideon jeta violemment le journal sur la table de conférence.

Les membres du conseil d’administration restèrent silencieux.

Furieux.

Froids.

Observant sa réaction.

— « Qui a divulgué cette information ? » exigea-t-il.

Personne ne répondit.

Puis une voix s’éleva.

Celle de son jeune frère.

Victor Okoro.

Membre du conseil.

Un homme qui attendait depuis des années que Gideon commette une erreur.

— « Peut-être que la vraie question », dit Victor calmement, « est de savoir si cette histoire est vraie. »

La salle explosa en discussions.

Mais Gideon ne quittait pas Victor des yeux.

Car soudain, il comprit.

Il ne s’agissait pas d’Abini.

Il ne s’agissait pas de simples ragots.

C’était une guerre.

Une guerre pour le contrôle d’une entreprise valant plusieurs milliards.

Et, d’une manière ou d’une autre, une simple femme de ménage était devenue la pièce la plus importante de l’échiquier.

Pourtant, aucun d’eux ne connaissait la vérité.

La vérité cachée dans une enveloppe scellée.

Une enveloppe laissée par le père défunt de Gideon avant sa mort.

Une enveloppe contenant un secret capable de bouleverser à jamais la vie de Gideon et celle d’Abini.

Et avant la fin de la semaine…

ce secret allait enfin être révélé.